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AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2108664

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2108664

mercredi 27 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2108664
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation9è ch Magistrat statuant seul
Avocat requérantSINGER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés le 4 octobre 2021 et le 7 décembre 2023, Mme G C demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 2 août 2021 par laquelle la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône a confirmé la radiation de ses droits au revenu de solidarité active à compter de janvier 2019 ;

2°) d'enjoindre au département des Bouches-du-Rhône de la rétablir dans ses droits et de lui verser le solde des prestations familiales dû depuis l'intervention de la décision de radiation ;

3°) de prononcer la décharge de l'obligation de payer la somme de

24 867,28 correspondant :

- à un indu de prime d'activité d'un montant de 1 856,52 € pour la période de novembre 2019 à juillet 2020,

- à un indu d'aide au logement d'un montant de 6 067,00 € pour la période de

mai 2019 à mars 2021 et d'un montant de 1 052,00 € pour la période de janvier 2019 à

avril 2019,

- à un indu d'allocation au logement d'un montant de 179,00 € pour la période d'avril 2021,

- à un indu de majoration de parent isolé d'un montant de 590,81 € pour la période de mai 2019 à mars 2021 et d'un montant de 642,76€ pour la période de mai 2018 à avril 2019,

- à un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 11 615,85 € pour la période de mai 2019 à avril 2021et d'un montant de 2 406,00 € pour la période de janvier 2019 à avril 2019,

- à un indu de prime exceptionnelle de fin d'année d'un montant de 228,67 € pour décembre 2019 et du même montant € pour décembre 2020.

4°) de mettre à la charge du département des Bouches-du-Rhône la somme de

2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision est insuffisamment motivée ;

- la décision est entachée d'une erreur de fait en l'absence de vie maritale ;

- elle vit dans une situation précaire et est dans l'incapacité de rembourser ces dettes.

Le 30 août 2022, le département des Bouches-du-Rhône a produit l'entier dossier en application de l'article R. 772-8 du code de justice administrative.

Par un mémoire en intervention, enregistré le 15 novembre 2023, la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête et, à titre subsidiaire au rejet de celle-ci.

Elle soutient que les moyens soulevés par Mme C ne sont pas fondés.

A l'audience, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le tribunal était susceptible de relever d'office le moyen tiré de l'incompétence de la juridiction administrative pour connaître d'un litige portant sur un indu de prestations familiales.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de la sécurité sociale ;

- le décret n°2019-1323 du 14 décembre 2019 ;

- le décret n° 2020-1746 du 29 décembre 2020 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Charbit, première conseillère, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le rapporteur public a été dispensé, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Charbit, rapporteure,

- et les observations de Me Singer représentant Mme C et de Mme F et de Mme D, représentant le département des Bouches-du-Rhône.

A l'audience, la clôture de l'instruction a été fixée au 13 décembre 2023.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C a été bénéficiaire du revenu de solidarité active, de l'aide personnalisée au logement, de l'allocation de logement sociale, de la prime d'activité, de prestations familiales et de la prime exceptionnelle de fin d'année dans le département des Bouches-du-Rhône. A la suite d'un contrôle de sa situation, la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône lui a notifié le 25 mai 2021 la radiation de ses droits au revenu de solidarité active depuis le mois de janvier 2019. Le 25 juin 2021, Mme C a formé un recours administratif préalable obligatoire. Par une décision du 2 août 2021, la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône a confirmé la décision de radiation.

Sur les conclusions relatives aux prestations familiales :

2. Aux termes de l'article L. 142-1 du code de la sécurité sociale : " Le contentieux général de la sécurité sociale comprend les litiges relatifs : / 1° A l'application des législations et réglementations de sécurité sociale et de mutualité sociale agricole ; () ". Aux termes de l'article L. 142-8 du même code : " Le juge judiciaire connaît des contestations relatives :

/ 1° Au contentieux général de la sécurité sociale défini à l'article L. 142-1 () ". Et aux termes de l'article L. 511-1 de ce code : " Les prestations familiales comprennent : 1°) la prestation d'accueil du jeune enfant ; 2°) les allocations familiales ; 3°) le complément familial ;

4°) l'allocation de logement ; 5°) l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé ; 6°) l'allocation de soutien familial ; 7°) l'allocation de rentrée scolaire ; 8°) l'allocation de parent isolé et la prime forfaitaire instituée par l'article L. 524-5 ; 9°) l'allocation journalière de présence parentale. "

3. Il résulte de ce qui précède que les litiges relatifs au paiement ou au remboursement des prestations familiales ne relèvent pas de la compétence du juge administratif mais de celle du juge judiciaire. Par suite, les conclusions de la requérante relatives aux prestations familiales dont le remboursement lui est demandé doivent être rejetées comme portées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

4. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision par laquelle l'administration, sans remettre en cause des versements déjà effectués, détermine les droits d'une personne à l'allocation de revenu de solidarité active, à l'aide exceptionnelle de fin d'année et à l'aide personnalisée au logement, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention dans la reconnaissance du droit à cette allocation ou à cette aide qu'à sa qualité de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d'examiner les droits de l'intéressé sur lesquels l'administration s'est prononcée, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction et, notamment, du dossier qui lui est communiqué en application de l'article R. 772-8 du code de justice administrative. Au vu de ces éléments, il appartient au juge administratif d'annuler ou de réformer, s'il y a lieu, cette décision en fixant alors lui-même les droits de l'intéressé, pour la période en litige, à la date à laquelle il statue ou, s'il ne peut y procéder, de renvoyer l'intéressé devant l'administration afin qu'elle procède à cette fixation sur la base des motifs de son jugement.

5. D'une part, aux termes de l'article L. 262-37 du code de l'action sociale et des familles : " Sauf décision prise au regard de la situation particulière du bénéficiaire, le versement du revenu de solidarité active est suspendu, en tout ou partie, par le président du conseil départemental : / () / 4° () lorsque le bénéficiaire refuse de se soumettre aux contrôles prévus par le présent chapitre () ". Aux termes de l'article R. 262-35 du même code : " Le revenu de solidarité active cesse d'être dû à compter du premier jour du mois civil au cours duquel les conditions d'ouverture du droit cessent d'être réunies () ". Selon l'article R. 262-37 du même code : " Le bénéficiaire de l'allocation de revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du foyer ; il doit faire connaître à cet organisme tout changement intervenu dans l'un ou l'autre de ces éléments. ". Aux termes de l'article R. 262-40 de ce code : " Le président du conseil départemental met fin au droit au revenu de solidarité active et procède à la radiation de la liste des bénéficiaires du revenu de solidarité active, selon les cas : / 1° Dans les délais fixés à l'article R. 262-35 lorsque les conditions d'ouverture du droit cessent d'être réunies () ". En outre, il résulte de l'article L. 161-1-4 du code de la sécurité sociale, applicable en vertu de l'article R. 262-83 du code de l'action sociale et des familles, que la non-présentation à l'organisme chargé du service de la prestation des pièces justificatives nécessaires au contrôle des conditions d'ouverture de droit entraîne la suspension " du versement de la prestation jusqu'à la production des pièces demandées ".

6. Il résulte de ces dispositions que le bénéficiaire du revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation notamment ses activités et l'ensemble des ressources dont il dispose. L'organisme chargé du service de la prestation qui constate son empêchement à procéder aux contrôles prévus par le chapitre II du titre VI du

livre II du code de l'action sociale et des familles, peut suspendre le versement du revenu de solidarité active en vertu du 4° de l'article L. 262-37 du même code, en mettant en œuvre la procédure prévue par cet article, ou en vertu de l'article L. 161-1-4 du code de la sécurité sociale. Si l'autorité administrative est, en outre, en mesure d'établir que le bénéficiaire ne peut prétendre au bénéfice de l'allocation de revenu de solidarité active ou qu'il n'est pas possible, faute de connaître le montant exact des ressources des personnes composant le foyer, de déterminer s'il pouvait ou non bénéficier de l'allocation pour la période en cause, elle est en droit de mettre fin à cette prestation.

7. D'autre part, s'agissant de l'aide personnelle au logement, aux termes de l'article L. 821-1 du code de la construction et de l'habitation : " Les aides personnelles au logement ainsi que les primes accordées aux bénéficiaires de ces aides afin qu'ils déménagent pour s'assurer des conditions de logement plus adaptées sont régies par le présent livre. / Les aides personnelles au logement comprennent () a) L'allocation de logement familiale ". Aux termes de l'article L. 822-1 du même code : " Les dispositions du présent livre relatives au bénéficiaire, à la résidence principale ou à la prise en compte des ressources applicables au conjoint, sont applicables, dans les mêmes conditions, au partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou au concubin ". Aux termes de l'article L. 823-1 du même code : " Le montant des aides personnelles au logement est calculé en fonction d'un barème défini par voie réglementaire. Ce barème est établi en prenant en considération : / 1° La situation de famille du demandeur () ;

/ 2° Ses ressources et la valeur en capital de son patrimoine et, s'il y a lieu, de son conjoint () ". Aux termes de l'article L. 841-2 du même code : " Les personnes ne bénéficiant pas de l'allocation de logement familiale ou de l'aide personnalisée au logement peuvent prétendre au bénéfice de l'allocation de logement sociale ". Aux termes de l'article R. 822-2 du même code : " Les ressources prises en compte pour le calcul de l'aide personnelle au logement sont celles perçues par le bénéficiaire, son conjoint () ".

8. Enfin, s'agissant de l'aide exceptionnelle de fin d'année, d'une part, aux termes de l'article 3 du décret n°2019-1323 du 14 décembre 2019 portant attribution d'une aide exceptionnelle de fin d'année aux bénéficiaires du revenu de solidarité active : " Une aide exceptionnelle est attribuée aux allocataires du revenu de solidarité active qui ont droit à cette allocation au titre du mois de novembre 2019 ou, à défaut, du mois de décembre 2019, sous réserve que le montant dû au titre de ces périodes ne soit pas nul et à condition que les ressources du foyer, appréciées selon les dispositions prises en vertu de l'article L. 262-3 du code de l'action sociale et des familles, n'excèdent pas le montant forfaitaire mentionné à l'article L. 262-2 du même code. () " ; d'autre part, aux termes de l'article 3 du décret du

29 décembre 2020 n°2020-1746 : " Une aide exceptionnelle est attribuée aux allocataires du revenu de solidarité active qui ont droit à cette allocation au titre du mois de novembre 2020 ou, à défaut, du mois de décembre 2020, sous réserve que le montant dû au titre de ces périodes ne soit pas nul. / Une seule aide est due par foyer ".

9. Il résulte de l'ensemble de ces dispositions que pour le bénéfice du revenu de solidarité active, de l'aide personnalisée au logement et de la prime exceptionnelle de fin d'année, le foyer s'entend du demandeur ainsi que, le cas échéant, de son conjoint, partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou concubin et des enfants ou personnes de moins de vingt-cinq ans à charge qui remplissent les conditions précisées par les dispositions précitées. Pour l'application de ces dispositions, le concubin est la personne qui mène avec le demandeur une vie de couple stable et continue. Une telle vie de couple peut être établie par un faisceau d'indices concordants, au nombre desquels la circonstance que les intéressés mettent en commun leurs ressources et leurs charges. Pour permettre à l'organisme chargé du versement des allocations et déterminer ses droits, l'allocataire doit déclarer les informations relatives à sa situation familiale et, s'agissant des membres du foyer, l'ensemble des ressources qu'ils perçoivent.

10. Il résulte de la décision que la radiation des droits contestée a pour origine l'actualisation des droits de Mme C à la suite de la modification des ressources de son foyer, la requérante ayant été bénéficiaire sur la base de ses déclarations selon lesquelles elle était isolée, sans enfant à charge et sans activité. Pour remettre en cause la qualité de personne isolée, la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône s'est fondée sur le rapport de contrôle établi le 11 mars 2021 par un agent assermenté de cet organisme et qui fait foi jusqu'à preuve du contraire. Il résulte notamment de ce rapport que Mme C partage le même domicile que M. E depuis 2008, qu'ils étaient titulaires d'un compte joint à la Banque Postale n° 0508509R025 72 du 11 novembre 2008 au 17 septembre 2020, qu'au vu des relevés bancaires de janvier 2019 à février 2021, M. E a réglé les loyers et les charges afférentes au logement, que Mme C effectue des virements ponctuels sur le compte de M. E. Toutefois, il résulte de l'instruction que Mme C s'est acquittée au cours des périodes en cause, de la moitié du loyer et des charges afférentes au logement et de l'intégralité de ses dépenses personnelles. Il résulte également des allégations de l'intéressée confirmées par les attestations concordantes de M. E, de plusieurs proches, d'une psychologue qui la suit depuis 2009, qu'elle n'a jamais eu de compte commun avec M. E, et que l'aide financière qui a été apportée ponctuellement par M. E à Mme C, n'a consisté qu'en des avances remboursées par l'intéressée, qui ne peut pas être regardée comme un indice de la mise en commun des ressources. Par ailleurs, si le contrat de location est établi aux deux noms, Mme C justifie de sa propre assurance habitation. En conséquence, il résulte de l'instruction que les intéressés ne mettaient pas, sur la période en litige, effectivement en commun leurs ressources et leurs charges. Dans ces conditions, Mme C ne peut être regardée comme menant avec M. E, au cours de la période en litige, une vie de couple stable et continue.

11. Il résulte de ce qui vient d'être dit que, contrairement à ce qu'a retenu le département, la situation de Mme C et de M. E ne constitue pas un foyer au sens des dispositions précitées du code de la sécurité sociale et du code de la construction et de l'habitation. La requérante est donc fondée à soutenir que la décision du 2 août 2021 par laquelle la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône a confirmé la radiation des droits au revenu de solidarité active à compter de janvier 2019 est entachée d'illégalité et à en demander pour ce motif l'annulation. Par voie de conséquence, il y a lieu de faire droit à la demande de décharge concernant l'obligation de payer la somme de 24 867,28 correspondant à un indu de prime d'activité d'un montant de 1 856,52 € pour la période de novembre 2019 à juillet 2020, à un indu d'aide au logement d'un montant de 6 067,00 € pour la période de

mai 2019 à mars 2021 et d'un montant de 1 052,00 € pour la période de janvier 2019 à

avril 2019, à un indu d'allocation au logement d'un montant de 179,00 € pour la période

d'avril 2021, à un indu de majoration de parent isolé d'un montant de 590,81 € pour la période de mai 2019 à mars 2021 et d'un montant de 642,76€ pour la période de mai 2018 à avril 2019, à un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 11 615,85 € pour la période de mai 2019 à avril 2021et d'un montant de 2 406,00 € pour la période de janvier 2019 à avril 2019, à un indu de prime exceptionnelle de fin d'année d'un montant de 228,67 € pour décembre 2019 et du même montant € pour décembre 2020.

Sur les conclusions aux fins d'injonction :

12. Eu égard au motif de l'annulation prononcée et à ses conséquences qui concernent l'accueil des conclusions à fin de décharge prononcée au point 11, le présent jugement n'appelle pas de mesure particulière d'exécution. Les conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées.

Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761 du code de justice administrative.

13. Il y a lieu de mettre à la charge du conseil départemental des Bouches-du-Rhône la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Les conclusions dirigées contre un indu de prestations familiales sont rejetées comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.

Article 2 : La décision du 2 août 2021 par laquelle la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône a confirmé la radiation des droits au revenu de solidarité active à compter de janvier 2019 de Mme C est annulée ;

Article 3 : Mme C est déchargée de l'obligation de payer la somme de 24 867,28 euros correspondant à un indu de prime d'activité d'un montant de 1 856,52 € pour la période de novembre 2019 à juillet 2020, à un indu d'aide au logement d'un montant de 6 067,00 € pour la période de mai 2019 à mars 2021 et d'un montant de 1 052,00 € pour la période de janvier 2019 à avril 2019, à un indu d'allocation au logement d'un montant de 179,00 € pour la période

d'avril 2021, à un indu de majoration de parent isolé d'un montant de 590,81 € pour la période de mai 2019 à mars 2021 et d'un montant de 642,76€ pour la période de mai 2018 à avril 2019, à un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 11 615,85 € pour la période de mai 2019 à avril 2021et d'un montant de 2 406,00 € pour la période de janvier 2019 à avril 2019, à un indu de prime exceptionnelle de fin d'année d'un montant de 228,67 € pour décembre 2019 et du même montant € pour décembre 2020.

Article 4 : Le département des Bouches-du-Rhône versera une somme de 1 500 euros à

Mme C, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 6 : Le présent jugement sera notifié à Mme G C, au département des Bouches-du-Rhône et au ministre des solidarités et des familles.

Copie sera adressée à la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 décembre 2023.

La magistrate désignée,

signé

C. CHARBITLa greffière,

signé

M. A B

La République mande et ordonne au ministre des solidarités et des familles en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

La greffière,

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