LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2110077

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2110077

jeudi 28 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2110077
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation1eCh Magistrat statuant seul
Avocat requérantSELARL GRIMALDI & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 18 novembre 2021 et le 9 juin 2022, Mme A C, représentée par Me Grimaldi, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 19 mai 2021 par laquelle le maire de la commune d'Estoublon a prononcé un blâme à son encontre, ainsi que la décision implicite de rejet de son recours gracieux formé le 21 juillet 2021 ;

2°) de mettre à la charge de la commune d'Estoublon une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision est insuffisamment motivée ;

- le maire de la commune ne démontre pas qu'elle a eu un comportement fautif.

Par un mémoire en défense enregistré le 7 février 2022, la commune d'Estoublon conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés par Mme C ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;

- décret n°89-677 du 18 septembre 1989 ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Fabre en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Fabre, rapporteure,

- les conclusions de Mme Sarac-Deleigne, rapporteure publique,

Les parties n'étant ni présentes ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C, titulaire du grade d'adjoint territorial d'animation principal de 1ère classe est affectée sur un emploi d'animatrice séniors au sein de la commune d'Estoublon. Par arrêté du 19 mai 2021, le maire de la commune d'Estoublon lui a infligé un blâme à titre disciplinaire en raison d'un manquement à ses devoirs d'obéissance hiérarchique et de réserve. Par courrier reçu le 23 juillet 2021, Mme C a présenté un recours gracieux au maire qui a fait l'objet d'une décision implicite de rejet. Mme C demande au tribunal d'annuler ces deux décisions.

2. En premier lieu, aux termes de l'article 19 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires : " Le pouvoir disciplinaire appartient à l'autorité investie du pouvoir de nomination. / () / L'avis de cet organisme de même que la décision prononçant une sanction disciplinaire doivent être motivés ". Aux termes du 2° de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () 2° Infligent une sanction ; () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ". Il résulte de ces dispositions que l'autorité qui prononce une sanction disciplinaire a l'obligation de préciser elle-même, dans sa décision, les griefs qu'elle entend retenir à l'encontre de l'agent intéressé, de sorte que celui-ci puisse, à la seule lecture de la décision qui lui est notifiée, connaître les motifs de la sanction qui le frappe.

3. En l'espèce, l'arrêté attaqué comporte les considérations de droit qui en constituent le fondement, et relève qu'il est reproché à M. C un manquement à ses devoirs d'obéissance hiérarchique et de réserve. Les faits reprochés ont été longuement explicités dans un courrier du maire du 26 février 2021 ayant pour objet " lettre préalable à l'établissement d'un blâme " que la requérante ne conteste pas avoir reçu et qu'elle produit au dossier. Au demeurant, il ressort des termes de son recours gracieux qu'elle a parfaitement identité les griefs retenus à son encontre. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de l'arrêté litigieux doit être écarté.

4. En second lieu, aux termes de l'article 29 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale désormais codifié à l'article L. 530-1 du code général de la fonction publique, dispose que : " Toute faute commise par un fonctionnaire dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions l'expose à une sanction disciplinaire sans préjudice, le cas échéant, des peines prévues par la loi pénale () ". Aux termes de l'article 89 de cette loi désormais codifié à l'article L. 533-1 du code général de la fonction publique : " Les sanctions disciplinaires sont réparties en quatre groupes : / Premier groupe : l'avertissement ; le blâme ; l'exclusion temporaire de fonctions pour une durée maximale de trois jours ; () ". Il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi de moyens en ce sens, de rechercher si les faits reprochés à un agent public ayant fait l'objet d'une sanction disciplinaire constituent des fautes de nature à justifier une sanction.

5. Pour prononcer la sanction attaquée à l'encontre de Mme C, le maire de la commune d'Estoublon s'est fondé sur la circonstance qu'elle ne s'est pas acquitté correctement de la tâche qui lui avait été confiée, le 17 décembre 2020, de distribuer des sachets de confiseries avec un courrier d'accompagnement aux personnes âgées de la commune, d'avoir désapprouvé en présence de ces personnes et auprès de Mme B, élue responsable du centre communal d'action sociale, l'obligation qui lui était faite d'exécuter cette tâche en tenant des propos inappropriés, l'ensemble de ces faits traduisant un manquement à son obligation de réserve et d'obéissance hiérarchique. Il ressort des pièces du dossier que, contrairement à ce que soutient la requérante pour contester la qualification juridique des faits, cette dernière ne s'est pas bornée à suggérer à Mme B de l'accompagner dans l'exécution de sa tâche mais a déploré, avec une certaine désinvolture, l'absence de l'élue à cette distribution par message du 17 décembre 2020. En outre, la production par l'intéressée d'un courrier non signé de certains administrés en faveur de la requérante n'est pas de nature à remettre en cause les propos désobligeants envers la municipalité tenus par la requérante et constatés par Mme B. Enfin, la circonstance que l'intéressée aurait effectué sa mission à l'aide de son véhicule personnel, au demeurant non établie, sans avoir été dédommagée des frais afférents n'a pas d'incidence sur le caractère fautif des faits reprochés, de même que ses anciennes fiches de notation. Dans ces conditions, les faits reprochés dont la matérialité est établie, constituent un manquement caractérisé à l'obligation d'obéissance hiérarchique et de réserve qui s'impose à tout agent public, et constituent une faute de nature à justifier le prononcé d'une sanction disciplinaire.

6. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme C doivent être rejetées, et, par voie de conséquence, celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C et à la commune d'Estoublon.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 décembre 2023.

La magistrate désignée,

signé

E. Fabre

La greffière,

signé

B. Marquet

La République mande et ordonne au préfet des Alpes de Haute-Provence en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°2110077

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions