mercredi 25 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2110161 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL JURICADJI ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 19 novembre 2021 et 12 mai 2022, la société Kaporal collections, représentée par Me Alexander et Me Bass, demande au tribunal :
1°) à titre principal comme à titre subsidiaire, de réformer le montant de l'amende que le directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités de Provence-Alpes-Côte d'Azur lui a infligée par décision du 17 septembre 2021 à hauteur de 280 000 euros et de le réduire à un euro ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 12 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le principe du contradictoire n'a pas été respecté dès lors que le débat a eu lieu avec une personne qui n'est pas l'auteur de la décision litigieuse et qui n'a pas été destinataire d'un compte-rendu quant à ce débat ;
- il n'a pas été répondu à l'ensemble de ses observations écrites ;
- la décision méconnaît le principe de la motivation des peines car le quantum de l'amende n'est pas expliqué ;
- la décision contestée est entachée d'une erreur de droit en ce qu'elle méconnait la nécessité de privilégier une mesure pédagogique ainsi que l'indique la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi des Hauts de France dans son rapport de 2016, document administratif opposable à l'administration ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation en ce qu'elle révèle une disproportion manifeste entre la faute et la sanction, et ce alors que sur les 14 factures payées avec retard, il convient de n'en retenir que 2, car 3 ont été reçues tardivement et 9 autres ont été payées avec retard en raison de l'organisation des campagnes de paiement, lesquelles ont fait l'objet depuis lors de mesures correctives, et qu'elle n'est pas récidiviste ;
- elle méconnaît le principe de la proportionnalité des peines car son quantum trop élevé met à mal sa liberté d'entreprendre dans un contexte de difficultés financières avérées, qu'elle est particulièrement sévère si on la compare aux amendes infligées aux autre sociétés, et qu'elle ne se fonde pas sur la gravité du manquement mais sur le chiffre d'affaires de la société ;
- elle méconnait le principe de l'individualisation des peines car elle ne prend pas en compte sa situation personnelle au moment du prononcé de la sanction, fragile en raison d'une reprise d'activité, sa personnalité et la gravité des faits.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 avril 2022, le préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par la société requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 ;
- le code du commerce ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Forest ;
- et les conclusions de M. Garron, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La société Kaporal collections a pour activité principale la création, la sous-traitance et la fabrication de prêt-à-porter. A la suite d'un contrôle diligenté le 31 juillet 2018 par les services de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), il a été constaté que les délais de paiement par cette société à l'égard de ses fournisseurs excédaient les délais maximaux prévus par les dispositions du I de l'article L. 441-10 du code de commerce. Après avoir informé, les 29 mars et 22 avril 2021, la société des manquements relevés et recueilli ses observations sur le prononcé d'une éventuelle amende administrative à raison de cette méconnaissance des délais maximaux de paiement, le directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur a édicté à son encontre, par décision du 17 septembre 2021, une amende administrative d'un montant de 280 000 euros et décidé de publier cette décision de sanction sous forme de communiqué, par voie électronique, sur le site internet de la DGCCRF pour une durée de six mois. La société Kaporal collections demande au tribunal de réduire le montant de l'amende au montant d'un euro.
Sur la régularité de l'amende administrative :
2. Aux termes du IV de l'article L. 470-2 du code du commerce, dans sa version alors en vigueur : " () IV. - Avant toute décision, l'administration informe par écrit la personne mise en cause de la sanction envisagée à son encontre, en lui indiquant qu'elle peut prendre connaissance des pièces du dossier et se faire assister par le conseil de son choix et en l'invitant à présenter, dans le délai de soixante jours, ses observations écrites et, le cas échéant, ses observations orales. / Passé ce délai, l'autorité administrative peut, par décision motivée, prononcer l'amende ".
3. En premier lieu, il résulte de l'instruction que les représentants de la société requérante se sont entretenus par visio-conférence avec la cheffe du service des relations interentreprises le 6 mai 2021 avant de transmettre, par courrier du 26 juillet 2021, leurs observations à l'administration. Alors que la décision du 17 septembre 2021 mentionne tant les observations écrites qu'orales recueillies au préalable et que ni les dispositions exposées au point 2 ni aucun principe général du droit n'imposent que les observations orales se fassent directement auprès de l'auteur de la décision ou qu'elles donnent lieu à un compte-rendu formalisé, le moyen tiré de l'absence de respect de la procédure contradictoire doit être écarté.
4. En second lieu, il ne résulte ni des dispositions exposées au point 2 ni d'aucun principe général du droit que l'autorité administrative soit tenue, lorsqu'elle fait usage des pouvoirs qui lui sont conférés par l'article L. 470-2 du code de commerce, de répondre, dans sa décision, aux arguments développés au cours de la procédure contradictoire par la personne qui fait l'objet de la sanction. La décision par laquelle le directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur a infligé une amende administrative à la société requérante mentionne l'article L. 441-10 I du code de commerce qui constitue le fondement légal de l'amende administrative ainsi que l'article L. 441-16 du code du commerce. Elle précise, en outre, la période du contrôle, le montant total des factures sur la période contrôlée, le nombre de factures étudiées, le nombre et le pourcentage de factures payées en retard, le retard moyen pondéré constaté ainsi que le montant facturé payé en retard en valeur et en pourcentage. Elle comporte ainsi tous les éléments de fait et de droit qui en constituent le fondement. Elle n'avait pas, à cet égard, à motiver autrement le montant de l'amende prononcée.
Sur le bien-fondé et le caractère proportionné de l'amende administrative :
En ce qui concerne le cadre juridique :
5. Aux termes de l'article L. 441-3 du code de commerce dans sa rédaction applicable au litige, et dont les dispositions ont depuis été transférées à l'article L. 441-9 du code du commerce : " () le vendeur est tenu de délivrer la facture dès la réalisation de la vente ou la prestation du service. L'acheteur doit la réclamer () ". Aux termes des dispositions de l'article L. 441-6 du code du commerce dans sa rédaction applicable aux faits sanctionnés et dont les dispositions ont depuis été transférées au I de l'article L. 441-10 et au II de l'article L. 441-11 du même code : " I. Tout producteur, prestataire de services, grossiste ou importateur est tenu de communiquer ses conditions générales de vente à tout acheteur de produits ou tout demandeur de prestations de services qui en fait la demande pour une activité professionnelle () / Sauf dispositions contraires figurant aux conditions de vente ou convenues entre les parties, le délai de règlement des sommes dues est fixé au trentième jour suivant la date de réception des marchandises ou d'exécution de la prestation demandée. / Le délai convenu entre les parties pour régler les sommes dues ne peut dépasser soixante jours à compter de la date d'émission de la facture. Par dérogation, un délai maximal de quarante-cinq jours fin de mois à compter de la date d'émission de la facture peut être convenu entre les parties, sous réserve que ce délai soit expressément stipulé par contrat et qu'il ne constitue pas un abus manifeste à l'égard du créancier. En cas de facture périodique, au sens du 3 du I de l'article 289 du code général des impôts, le délai convenu entre les parties ne peut dépasser quarante-cinq jours à compter de la date d'émission de la facture. / Les professionnels d'un secteur, clients et fournisseurs, peuvent décider conjointement de réduire le délai maximum de paiement fixé à l'alinéa précédent. Ils peuvent également proposer de retenir la date de réception des marchandises ou d'exécution de la prestation de services demandée comme point de départ de ce délai. Des accords peuvent être conclus à cet effet par leurs organisations professionnelles. Un décret peut étendre le nouveau délai maximum de paiement à tous les opérateurs du secteur ou, le cas échéant, valider le nouveau mode de computation et l'étendre à ces mêmes opérateurs. () VI. - Sont passibles d'une amende administrative dont le montant ne peut excéder 75 000 € pour une personne physique et deux millions d'euros pour une personne morale le fait de ne pas respecter les délais de paiement mentionnés aux huitième, neuvième, onzième et dernier alinéas du I du présent article ".
6. Il résulte des dispositions exposées au point précédent que tout dépassement du délai de paiement convenu entre une société et son fournisseur, et qui court à compter de l'émission de la facture, est constitutif d'un manquement qui justifie l'infliction d'une amende administrative. Toutefois, une sanction ne pouvant être infligée à une personne à raison de faits qui ne lui sont pas imputables, une entreprise peut utilement contester le principe ou le montant de l'amende qui lui est infligée en soutenant que le retard qui lui est reproché est en tout ou partie lié à un délai entre la date d'émission de la facture et la date de sa réception. Pour les mêmes raisons, elle peut utilement soutenir que le retard qui lui est reproché est imputable à son fournisseur, dans le cas où celui-ci a tardé à donner suite à une relance faite conformément à l'article L. 441-3 du code de commerce, exposé au point 5.
7. Par ailleurs, le montant de l'amende doit être fixé par référence au montant de l'avantage de trésorerie dont l'entreprise a bénéficié, et dont ses fournisseurs ont été corrélativement privés, du fait des retards de paiement, en tenant compte des autres circonstances, et notamment de la situation financière de l'acheteur au moment des faits reprochés. Conformément à la pratique de la majeure partie des services de la concurrence jusqu'en 2021, et aux lignes directrices établies par la direction générale le 2 décembre 2021, qui procèdent d'une exacte application de l'article L. 441-6 du code de commerce devenu L. 441-10 du même code, le montant de l'avantage de trésorerie servant de base à la détermination du montant de l'amende est déterminé par référence au gain annuel en besoin de fonds de roulement, qui correspond au produit du montant des factures payées en retard par le retard moyen de paiement en jours, pondéré en fonction du montant des factures, et rapporté au nombre de jours de la période contrôlée.
En ce qui concerne la matérialité des manquements et le bien-fondé de la sanction :
8. Si la société requérante soutient qu'elle aurait reçu tardivement 3 factures, il ne résulte pas de l'instruction qu'elle aurait accompli les diligences nécessaires pour en obtenir communication. En l'absence de ces diligences, il résulte de ce qui a été dit au point 6 qu'elle ne peut utilement se prévaloir de ce retard.
9. La société Kaporal collections ne peut pas non plus utilement invoquer le fait que 9 des 14 factures payées avec retard l'ont été en raison de l'organisation des campagnes de paiement et que celle-ci a fait l'objet depuis de mesures correctives dans la mesure où les infractions étaient matériellement constituées les jours de contrôle et qu'il n'y a pas lieu de prendre en compte ces éléments postérieurs aux faits incriminés dans l'appréciation de la gravité des manquements commis. Par suite, pour la période de contrôle de facturations considérée, il y a bien lieu de retenir 14 factures réglées avec retard. Ces retards de paiement sont de nature à justifier l'infliction d'une sanction.
En ce qui concerne la nécessité de privilégier une sanction pédagogique :
10 La société requérante soutient que n'étant pas récidiviste et ayant mis en place des actions correctives, il convenait de ne lui infliger qu'une sanction pédagogique en application du rapport de 2016 pour " la lutte contre les retards de paiement : renforcement du conseil et des contrôles " établi par la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi des Hauts de France. Un tel document est toutefois dépourvu de force juridique et le moyen tiré de l'erreur de droit doit donc être écarté.
En ce qui concerne le respect du principe de l'individualisation des peines :
11. Aux termes de l'article 8 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 : " La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu'en vertu d'une loi établie et promulguée antérieurement au délit, et légalement appliquée ". Le principe d'individualisation des peines qui découle de cet article implique qu'une sanction administrative ayant le caractère d'une punition ne puisse être appliquée que si l'autorité compétente la prononce expressément en tenant compte des circonstances propres à chaque espèce.
12. Il résulte de l'instruction que la sanction infligée à la société contrevenante a été édictée par l'autorité administrative en fonction du pourcentage de factures payées en retard, du montant facturé payé en retard, du retard moyen pondéré, du type de délais auxquels étaient soumises les factures réglées avec retard et tenant compte de sa situation financière. Ainsi, cette sanction ne présentant pas de caractère automatique et ayant été individualisée par l'autorité administrative, le moyen tiré de la méconnaissance du principe d'individualisation des peines doit être écarté.
En ce qui concerne le caractère proportionné de la sanction :
13. En premier lieu, la société requérante ne peut pas tirer argument du fait que les amendes infligées aux autres sociétés seraient moins sévères dès lors qu'il n'est pas démontré que ces sociétés seraient dans la même situation que la sienne.
14. En second lieu, il résulte de l'instruction que pour la période de contrôle de facturations considérée, entre le 1er mai et le 31 décembre 2018, sur les 49 factures étudiées, 14 soit 28,6 %, ont été réglées en retard, le retard moyen pondéré constaté étant de 25,8 jours. Le montant cumulé des factures payées en retard s'est élevé à 81 354,75 euros et a concerné douze fournisseurs différents. La durée du contrôle étant de deux cents quarante-cinq jours, le gain annuel en besoin de fonds de roulement s'est établi à 8 567,07 euros (81 354 euros x 25,8 jours / 245). Eu égard à la différence entre le gain annuel en besoin de fonds de roulement que la société a dégagé en raison de ses retards de paiement et le montant de l'amende en cause, la société est fondée à soutenir que la sanction de 280 000 euros qui lui a été infligée est excessive. Il doit néanmoins être tenu compte de sa situation financière au moment des faits reprochés et du nombre de jours de retards moyen constaté. Par suite, dans les circonstances de l'espèce, le montant de l'amende doit être ramené à la somme de 10 000 euros.
15. Il résulte de tout ce qui précède que la société Kaporal collections est seulement fondée à demander que le montant de l'amende qui lui a été infligée par le directeur régional des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi soit ramené à la somme de 10 000 euros.
Sur les frais liés au litige :
16. Il y a lieu, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros qui sera versée à la société Kaporal collections au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Le montant de l'amende prononcée à l'encontre de la société Kaporal collections par décision du 17 septembre 2021 du directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités est ramené à la somme de 10 000 euros.
Article 2 : L'Etat versera la somme de 1 500 euros à la société Kaporal collections sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la société Kaporal collections et au préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Copie pour information au directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités de Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Délibéré après l'audience du 4 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Jorda-Lecroq, présidente,
Mme Gaspard-Truc, première conseillère,
Mme Forest, première conseillère,
Assistées par Mme Faure, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 septembre 2024.
La rapporteure,
Signé
H. Forest
La présidente,
Signé
K. Jorda-Lecroq
La greffière,
Signé
N. Faure
La République mande et ordonne au préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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01/06/2026