vendredi 12 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2110365 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL PLANTAVIN REINA ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 26 novembre 2021, 28 novembre 2023, 17 janvier 2024 et 23 janvier 2024, Mme B A, représentée par Me André Cianfarani, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner in solidum la métropole d'Aix-Marseille-Provence et le service d'assainissement Marseille Métropole (SERAMM) au versement d'une somme de 9 704 euros en réparation du préjudice corporel qu'elle estime avoir subi du fait de sa chute sur la voie publique le 23 juillet 2021 ;
2°) de mettre à la charge de la métropole d'Aix-Marseille-Provence et du SERAMM la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens de l'instance.
Elle soutient que :
- elle a chuté sur une plaque d'égout non fixée, dont le couvercle de fermeture s'est renversé, cette absence de fixation et le défaut de signalisation caractérisent un défaut d'entretien normal de la voie publique ;
- la métropole d'Aix-Marseille-Provence ne rapporte pas la preuve de l'absence d'intérêt métropolitain de la voie et n'est pas fondée à opposer les dispositions de l'article L. 5218-2 du code général des collectivités territoriales, qui sont entrées en vigueur postérieurement au fait dommageable ;
- le lien de causalité entre le dommage et l'ouvrage public est démontré ;
- aucune faute ne peut lui être reprochée ;
- suite au dépôt du rapport d'expertise judiciaire le 28 décembre 2023, elle est en droit de se voir allouer une indemnité de 9 704 euros correspondant à son préjudice corporel.
Par un mémoire enregistré le 11 janvier 2022, la caisse commune de sécurité sociale des Hautes-Alpes, agissant pour la caisse primaire d'assurance maladie des Bouches-du-Rhône, informe ne pas intervenir à l'instance.
Par une lettre enregistrée le 20 juin 2024, elle expose toutefois que la victime a été prise en charge au titre du risque maladie et que le montant définitif de ses débours s'élève à la somme de 188,64 euros.
Par des mémoires en défense enregistrés les 31 août 2023 et 9 janvier 2024, la métropole d'Aix-Marseille-Provence, représentée par Me Gouard-Robert, conclut à titre principal au rejet de la requête, à titre subsidiaire à la condamnation de la société SERAMM à la relever et garantir des condamnations qui seraient prononcées à son encontre, et à ce qu'une somme de 1 200 euros soit mise à la charge de Mme A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la défectuosité concerne une voie communale et non une voie d'intérêt métropolitain, elle doit donc être mise hors de cause ;
- le regard en litige ressort de la compétence du SERAMM, délégataire des réseaux d'eaux pluviales et d'eaux usées ;
- elle ne pouvait anticiper la survenance de ce dommage, dont elle n'a pas été avertie suffisamment tôt, le cas fortuit doit donc être retenu pour l'exonérer de tout ou partie de sa responsabilité ;
- l'indemnité due au titre du préjudice doit être ramenée à de plus justes proportions.
Par un mémoire en défense enregistré le 18 janvier 2024, la société SERAMM, représentée par Me Penso, conclut à titre principal au rejet de la requête et de l'appel en garantie formé à son encontre par la métropole d'Aix-Marseille-Provence, à titre subsidiaire à ce que les conclusions indemnitaires de la requérante soient ramenées à de plus justes proportions, soit une somme de 2 634 euros, et en tout état de cause à ce qu'une somme de 2 500 euros soit mise à la charge de tout succombant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- elle est uniquement en charge de l'entretien et des réparations des regards et ouvrages du réseau d'assainissement dont la gestion lui a été déléguée, en application d'un contrat de délégation de service public, or les photographies qu'elle a prises en juillet 2021 attestent que la plaque sur voirie incriminée recouvre un regard recueillant un système d'arrosage automatique, elle doit donc être mise hors de cause ;
- une faute d'inattention de la victime doit être retenue pour exonérer la métropole d'Aix-Marseille-Provence et le SERAMM de leur responsabilité ;
- la réparation du déficit fonctionnel temporaire partiel ne saurait dépasser une indemnité de 179 euros ;
- le préjudice esthétique temporaire doit être rejeté ;
- la réparation des souffrances endurées ne saurait dépasser une somme de 1 500 euros ;
- le remboursement sollicité au titre des frais divers et des dépenses de santé actuelles doit être rejeté ;
- l'indemnisation demandée au titre du préjudice esthétique définitif doit être limitée à 955 euros.
La requête a été communiquée au ministre de l'intérieur et des outre-mer le 22 mai 2024, qui n'a pas produit d'observations.
Vu :
- l'ordonnance n° 2109849 du 30 mars 2022 du juge des référés du tribunal administratif de Marseille, désignant le Dr C ;
- le rapport d'expertise médicale déposé au greffe du tribunal le 21 novembre 2023 ;
- l'ordonnance n° 2109849 du 26 janvier 2024 par laquelle la vice-présidente du tribunal a taxé et liquidé les frais d'expertise ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Ollivaux,
- les conclusions de M. Boidé, rapporteur public,
- et les observations de Me Andrieu pour Mme A, ainsi que celles de Me Ponzio substituant Me Pienso pour le SERAMM.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B A expose avoir été victime, dans la journée du 23 juillet 2021, d'une chute sur un regard dont le couvercle était mal fixé, au n°3 du boulevard Michelet à Marseille (13 008). La métropole d'Aix-Marseille-Provence ayant implicitement rejeté la demande préalable d'indemnisation que lui avait adressée Mme A par courrier du 24 juillet 2021, la requérante engage la responsabilité de la collectivité précitée, ainsi que celle de la société d'assainissement SERAMM, et demande leur condamnation à lui verser une indemnité de 9 704 euros en réparation de ses préjudices.
Sur les conclusions indemnitaires :
En ce qui concerne le régime de responsabilité :
2. Pour obtenir réparation, par le maître de l'ouvrage, des dommages qu'ils ont subis à l'occasion de l'utilisation d'un ouvrage public, les usagers doivent démontrer devant le juge administratif, d'une part, la réalité de leur préjudice et, d'autre part, l'existence d'un lien de causalité direct entre l'ouvrage et le dommage. Pour s'exonérer de la responsabilité qui pèse ainsi sur elle, il incombe à la collectivité maître d'ouvrage, soit d'établir qu'elle a normalement entretenu l'ouvrage, soit de démontrer la faute de la victime ou l'existence d'un évènement de force majeure.
3. Il résulte de l'instruction, en particulier des deux attestations des témoins directs de l'accident ainsi que du rapport du bataillon des marins-pompiers de Marseille du 5 août 2021, intervenus le jour de l'accident dont Mme A a été victime, le 23 juillet 2021 vers 18h00, que sa chute a été provoquée par l'absence de fixation du couvercle du regard situé sur le trottoir du boulevard Michelet, ouvrage public, sur lequel elle circulait à pied. Il n'est pas contesté que ce défaut de fixation du couvercle ne faisait l'objet, à la date de l'accident, d'aucune signalisation. Il résulte en outre des pièces médicales produites aux débats que l'intéressée a été transportée dans les suites immédiates de la chute au service des urgences de l'hôpital Saint Joseph à Marseille, où il lui a été diagnostiqué une plaie de la face antérieure du tibia droit, diaphysaire, de six centimètres, initialement linéaire puis présentant une courbure distale, qui a été soignée par des points de suture. Dans ces conditions, la matérialité des faits ainsi que le lien de causalité entre le dommage et l'ouvrage public sont établis.
En ce qui concerne la personne responsable :
4. D'une part, aux termes de l'article L. 5218-2 du code général des collectivités territoriales, dans sa version applicable au litige : " I. - Sans préjudice de l'article L. 5217-2 du présent code et à l'exception des compétences énoncées au k du 6° du I du même article L. 5217-2 et à l'article L. 2124-4 du code général de la propriété des personnes publiques, la métropole d'Aix-Marseille-Provence exerce les compétences qui étaient, à la date de sa création, transférées par les communes membres aux établissements publics de coopération intercommunale fusionnés en application du I de l'article L. 5218-1 du présent code. () Toutefois, les communes continuent d'exercer les compétences prévues au I de l'article L. 5217-2 qui n'avaient pas été transférées à ces établissements : 1° Pour les compétences " création, aménagement et entretien de voirie " et " signalisation " prévues au b du 2° du même I et pour la compétence " création, aménagement et entretien des espaces publics dédiés à tout mode de déplacement urbain ainsi qu'à leurs ouvrages accessoires " prévue au c du même 2°, jusqu'au 1er janvier 2023 ". Et aux termes de l'article L. 5217-2 du même code, dans sa version alors applicable : " I. - La métropole exerce de plein droit, en lieu et place des communes membres, les compétences suivantes : () 2° En matière d'aménagement de l'espace métropolitain : () b) () création, aménagement et entretien de voirie ; signalisation () ; c) Création, aménagement et entretien des espaces publics dédiés à tout mode de déplacement urbain ainsi qu'à leurs ouvrages accessoires () 5° En matière de gestion des services d'intérêt collectif : a) Assainissement des eaux usées, dans les conditions prévues à l'article L. 2224-8, gestion des eaux pluviales urbaines au sens de l'article L. 2226-1 et eau ".
5. D'autre part, il résulte de l'instruction que l'exploitation du service public de collecte, de transport et de traitement des eaux usées sur le territoire de la commune de Marseille est assurée par la société SERAMM. Par un contrat de délégation de service public conclu suite à une délibération du 31 octobre 2013, pour une durée de quinze ans, le délégataire a l'obligation d'assurer " l'entretien, les réparations et le curage périodique des regards, et autres ouvrages annexes () Ces missions comportent notamment, la vidange, l'entretien, la réparation des regards et des ouvrages du réseau d'assainissement, y compris la réfection des enduits, des radiers, le renouvellement, le remplacement, la réparation, le scellement des échelles ou échelons, les cadres et tampons ". L'article 6.1 de ce contrat stipule que : " A compter de la date d'effet de la délégation, le Délégataire est responsable, tant vis-à-vis de la Métropole que vis-à-vis des tiers, des dommages occasionnés par le fonctionnement du service, y compris du fait de la qualité de l'assainissement. La responsabilité du délégataire recouvre notamment : vis-à-vis de la Métropole et des tiers, l'indemnisation des dommages corporels, matériels, immatériels et financiers qu'il est susceptible de causer lors de l'exercice de ses activités telles que définies par le présent contrat / La responsabilité civile résultant de l'existence des ouvrages dont la Métropole est propriétaire incombe à celle-ci ".
6. D'une part, si la métropole d'Aix-Marseille-Provence fait valoir que la voie sur laquelle Mme A a chuté était, à la date de l'accident, une voie communale dépourvue d'intérêt métropolitain, elle n'établit pas que cette voie n'est pas au nombre de celles appartenant à l'espace métropolitain. Ainsi, le regard en litige constituait un accessoire de la voirie dont l'entretien incombait, en application des dispositions du code général des collectivités territoriales citées au point 4, à la métropole d'Aix-Marseille- Provence. Comme il a été dit, le dommage causé à Mme A résulte de l'absence de fermeture du couvercle posé sur le regard, sans que cette défectuosité n'ait été signalée. Le SERAMM fait valoir sans être contredit que d'autres accidents liés à cet ouvrage avaient eu lieu auparavant. D'ailleurs, le regard en cause figure entouré de cônes de signalisation sur les clichés du 5 juillet 2021 versés aux débats par le SERAMM. Cette défectuosité est imputable au fonctionnement de l'ouvrage public que constitue cette dépendance de la voie. Alors qu'il n'est pas établi que la requérante a commis une faute d'imprudence, et qu'il ne résulte pas davantage de l'instruction que le cas fortuit puisse être retenu, Mme A est donc fondée à rechercher la responsabilité de la métropole d'Aix-Marseille-Provence en tant que gestionnaire de la voie sur lequel se trouve l'ouvrage en litige. D'autre part, le SERAMM, qui ne conteste pas être en charge, au terme du contrat de délégation visé au point précédent, de l'assainissement et de la gestion des eaux pluviales de la commune, allègue sans être contredit sur ce point, en étayant ses affirmations par des photographies du regard en cause et de ses abords immédiats, que l' ouvrage en cause est en dehors du champ contractuel de la délégation, en ce qu'il abrite une installation souterraine dévolue à l'arrosage automatique dont est équipé le trottoir du boulevard Michelet, et ne constitue donc ni une canalisation d'assainissement, ni une canalisation d'évacuation des eaux pluviales urbaines. Dans ces conditions, la responsabilité du SERAMM ne peut être recherchée. Par suite, les conclusions dirigées contre le SERAMM doivent être rejetées.
7. Il s'ensuit que Mme A est fondée à engager la responsabilité de la métropole d'Aix-Marseille Provence.
En ce qui concerne les préjudices :
S'agissant des préjudices patrimoniaux :
8. En premier lieu, Mme A justifie avoir engagé des frais d'assistance à expertise, à hauteur de 624 euros, par la production d'une facture du médecin conseil. Par suite, la métropole d'Aix-Marseille-Provence doit être condamnée au versement de la somme qui ne peut excéder 624 euros.
9. En second lieu, au titre des dépenses de santé actuelles, Mme A sollicite le remboursement de trois séances d'ostéopathie réalisées les 9 août, 19 août et 6 septembre 2021, pour un montant total de 180 euros. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise, que ces séances justifiées par des factures sont en lien direct avec l'accident. Par suite, la métropole d'Aix-Marseille-Provence doit être condamnée au versement de cette somme.
S'agissant des préjudices extra-patrimoniaux :
10. En premier lieu, il résulte de l'instruction, notamment du rapport d'expertise, que Mme A a supporté, du fait de l'accident dont elle a été victime, un déficit fonctionnel temporaire partiel de 25 % du 23 juillet 2021 au 23 août 2021 et de 10 % du 24 août 2021 au 23 octobre 2021, date de consolidation de son état de santé. Par conséquent, il sera fait une juste appréciation de ce chef de préjudice en fixant l'indemnité destinée à réparer ce préjudice à la somme de 180 euros.
11. En deuxième lieu, Mme A sollicite d'une part une indemnité de 2 000 euros en réparation de son préjudice esthétique temporaire, que l'expert évalue à 2/7 pour une durée d'un mois, entre le 23 juillet 2021 et le 23 août 2021, et d'autre part une indemnité de 1 500 euros en réparation de son préjudice esthétique définitif, que l'expert évalue à 1/7. Il résulte de l'instruction, et notamment des photographies versées aux débats d'une plaie suturée présentant des boursouflures, que cet accident est survenu en période estivale et que Mme A a subi une plaie profonde au tibia, suturée par neuf points. Il sera donc fait une juste appréciation de ces chefs de préjudice en fixant l'indemnité destinée à les réparer à une somme globale de 1 500 euros.
12. En dernier lieu, selon les conclusions du rapport d'expertise, les souffrances endurées par Mme A doivent être évaluées à 2 sur une échelle allant de 1 à 7. Par suite, il sera fait une juste appréciation de ce chef de préjudice en allouant à l'intéressée la somme de 1 600 euros.
13. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A est fondée à demander la condamnation de la métropole d'Aix-Marseille-Provence à lui verser une indemnité de 4 084 euros.
Sur les conclusions d'appel en garantie de la métropole d'Aix-Marseille-Provence :
13. La métropole d'Aix-Marseille-Provence demande la condamnation de la société SERAMM à la garantir intégralement de toute condamnation prononcée à son encontre.
15. Il résulte de ce qui a été dit au point 6 que la responsabilité du SERAMM n'est pas engagée. Par voie de conséquence, les conclusions d'appel en garantie formées par la métropole d'Aix-Marseille Provence à l'encontre du SERAMM doivent être rejetées.
Sur la déclaration de jugement commun :
16. Le ministre de l'intérieur et des outre-mer, mis en cause, n'a pas produit d'observations. Il y a lieu, dès lors, de lui déclarer commun le présent jugement.
Sur les dépens :
17. Les frais et honoraires de l'expertise ont été taxés et liquidés à la somme totale de 900 euros par une ordonnance de la première vice- présidente du tribunal du 26 janvier 2024. Il y a lieu de mettre ces dépens à la charge définitive de la métropole d'Aix-Marseille Provence.
Sur les frais liés au litige :
18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de Mme A, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la métropole d'Aix-Marseille-Provence et le SERAMM demandent au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions du SERAMM à l'encontre de la métropole d'Aix-Marseille Provence, au titre des mêmes dispositions. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la métropole d'Aix-Marseille-Provence une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par Mme A et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La métropole d'Aix-Marseille-Provence est condamnée à verser à Mme A une somme de 4 084 (quatre mille quatre-vingt-quatre) euros.
Article 2 : Les frais d'expertise liquidés et taxés à la somme totale de 900 (neuf cent) euros sont mis à la charge définitive de la métropole d'Aix-Marseille Provence.
Article 3 : La métropole d'Aix-Marseille-Provence versera à Mme A la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : Les conclusions présentées par la métropole d'Aix-Marseille-Provence et le SERAMM au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 6 : Le présent jugement est déclaré commun au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Article 7 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A, à la métropole d'Aix-Marseille-Provence, à la société SERAMM, à la caisse commune de sécurité sociale des Hautes-Alpes et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée, pour information, au Dr C, expert.
Délibéré après l'audience du 26 juin 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Lopa Dufrénot, présidente,
Mme Niquet, première conseillère,
Mme Ollivaux, première conseillère,
Assistées de M. Giraud, greffier.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 juillet 2024
La rapporteure,
signé
J. Ollivaux
La présidente,
signé
M. Lopa Dufrénot
Le greffier,
signé
P. Giraud
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Le greffier,
N 2110365
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026