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AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2111310

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2111310

jeudi 17 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2111310
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation6ème Chambre
Avocat requérantCAVASINO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés le 31 décembre 2021, le 6 juillet 2022, le 6 décembre 2023, le 18 avril et le 1er juillet 2024, la SARL GM Sécurité, représentée par son mandataire ad hoc, M. B, représentée par Me Cavasino, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2015 et 2016 et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés au titre de la période du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2016, et des pénalités correspondantes ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la procédure de rectification de son imposition sur les sociétés est irrégulière, dès lors qu'elle a commencé avant la remise en mains propres de l'avis de vérification de comptabilité, le 29 mai 2018, propre à la rectification de son résultat imposable et alors que l'avis de vérification de comptabilité du 5 avril 2018 ne concernait que les déclarations de taxe sur la valeur ajoutée souscrites en 2015 et 2016 ;

- la procédure est irrégulière dès lors que l'administration n'apporte pas la preuve, qui lui incombe, de la destruction des fichiers des écritures comptables qui lui ont été remis ;

- l'administration ne démontre pas qu'elle a effectivement encaissé la différence entre le montant de taxe sur la valeur ajoutée collectée inscrit en comptabilité et le montant de la taxe sur la valeur ajoutée portée sur ses déclarations de taxe sur la valeur ajoutée ;

- pour rejeter la déduction de la taxe sur la valeur ajoutée grevant les frais d'entretien et de petit matériel ainsi que sur les frais de mission de 2015, l'administration ne s'est appuyée sur aucune donnée statistique attestant que les entreprises du secteur de la surveillance ne comptabiliseraient pas de telles charges ;

- le lien entre ces charges et son domaine d'activité est évident ;

- les frais d'entretien et de petit matériel ainsi que les frais de mission ne représentent que 0,01 % de son chiffre d'affaires ;

- c'est à tort que l'administration a refusé la déduction de la taxe sur la valeur ajoutée grevant les factures de ses sous-traitants alors que certains justificatifs ont été détruits par un dégât des eaux et que sa comptabilité n'a pas été rejetée comme irrégulière ou non probante ;

- alors que la comptabilité est sincère et probante, c'est à tort que l'administration a refusé la déduction de charges correspondant à de l'achat de petits équipements et de produits d'entretien, des frais de mission et de réception ;

- c'est à tort que l'administration a refusé la déduction de charges correspondant à de l'achat de matériel de captation d'image et d'enregistrement du son, alors que son activité nécessite, par nature, l'emploi de tels dispositifs ;

- c'est à tort que l'administration a refusé la déduction de charges correspondant à de l'achat de petit matériel, des frais de mission et de sous-traitance alors que sa comptabilité a été jugée probante et que l'administration n'apporte pas la preuve d'une insuffisance du coefficient de marge brut ;

- le droit général à déduction des frais généraux n'est pas subordonné aux mêmes conditions de forme que celles prescrites pour l'exercice du droit à déduction de la taxe sur la valeur ajoutée ;

- les pénalités ne sont pas dues dès lors que les impositions supplémentaires ne sont pas dues ;

- les pénalités ne sont pas dues dès lors que l'administration ne démontre pas l'existence d'un manquement délibéré, eu égard à la modicité du montant des factures manquantes, de leur faible nombre, du fait que l'écart entre la taxe sur la valeur ajoutée déclarée et comptabilisée est dû à un décalage déclaratif et alors qu'elle a intégralement réglé les impositions supplémentaires dues à raison d'un précédent contrôle.

Par des mémoires en défense enregistrés le 23 mai 2022 et le 11 décembre 2023, la directrice régionale des finances publiques de Provence-Alpes-Côte d'Azur et du département des Bouches-du-Rhône conclut, à titre principal, au non-lieu à statuer, et à titre subsidiaire, au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- la société n'était pas représentée par un mandataire ad hoc à la date d'introduction de sa requête ;

- les moyens soulevés par la SARL GM Sécurité ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code civil ;

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Pouliquen, rapporteure,

- et les conclusions de M. Secchi, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. La SARL GM Sécurité, qui exerce une activité de sécurité privée, a fait l'objet de deux vérifications de comptabilité relatives respectivement à ses déclarations de taxe sur la valeur ajoutée et d'impôt sur les sociétés pour les années 2015 et 2016. A l'issue de celles-ci, l'administration a remis en cause les montants de taxe sur la valeur ajoutée collectée et déduite ainsi que certaines charges déduites du résultat. Le service a, en conséquence, assujetti la société à des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés au titre des années 2015 et 2016 et lui a réclamé des rappels de taxe sur la valeur ajoutée au titre de la période du 1er janvier au 31 décembre des années 2015 et 2016. La SARL GM Sécurité demande au tribunal de prononcer la décharge de ces impositions et des pénalités correspondantes.

Sur l'exception de non-lieu à statuer :

2. Aux termes de l'article 1844-7 du code civil : " La société prend fin : () / 7° Par l'effet d'un jugement ordonnant la clôture de la liquidation judiciaire pour insuffisance d'actif ". Aux termes de l'article 1844-8 du même code : " La dissolution de la société entraîne sa liquidation, hormis les cas prévus à l'article 1844-4 et au troisième alinéa de l'article 1844-5. Elle n'a d'effet à l'égard des tiers qu'après sa publication ". Jusqu'à la date d'enregistrement de la clôture de la liquidation au registre du commerce et des sociétés, le liquidateur a qualité pour représenter la société. En revanche, postérieurement à cet enregistrement, sauf décision qui aurait été prise par les associés conformément aux statuts de la société et qui aurait prolongé le mandat du liquidateur au-delà de cette date, seul un mandataire spécialement désigné par la juridiction judiciaire, à la demande de l'administration ou des anciens associés de la société, dispose de la qualité de représentant de cette société.

3. Il résulte de l'instruction que, postérieurement à l'introduction de la présente instance, la clôture des opérations de liquidation de la SARL GM Sécurité a été prononcée, pour insuffisance d'actif, par un jugement rendu le 7 janvier 2022 par le tribunal de commerce de Toulon, publié au bulletin officiel des annonces civiles et commerciales du 11 janvier 2022. Par un arrêt rendu le 20 juin 2024 sur appel de la société GM Sécurité, la cour d'appel d'Aix-en-Provence a désigné M. A B en qualité de mandataire ad hoc de la société GM Sécurité, " avec pour mission de poursuivre l'instance en cours devant les juridictions administratives ". Par suite, la SARL GM Sécurité est régulièrement représentée dans cette instance à la date du présent jugement et l'exception de non-lieu à statuer opposée par l'administration défenderesse doit être écartée.

Sur la régularité de la procédure :

4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 47 du livre des procédures fiscales : " Un examen contradictoire de la situation fiscale personnelle d'une personne physique au regard de l'impôt sur le revenu, une vérification de comptabilité ou un examen de comptabilité ne peut être engagé sans que le contribuable en ait été informé par l'envoi ou la remise d'un avis de vérification ou par l'envoi d'un avis d'examen de comptabilité ".

5. Il résulte de l'instruction qu'un premier avis de vérification de comptabilité, daté du 5 avril 2018, a été adressé à la SARL GM Sécurité, annonçant un contrôle de ses déclarations de taxe sur la valeur ajoutée uniquement. Dans ce cadre, le fichier des écritures comptables de la société a été transmis le 3 mai 2018 et la comptabilité a été présentée le 14 mai 2018. Un second avis de vérification de comptabilité a été remis en mains propres à M. B, gérant de la société, le 29 mai 2018, relatif au contrôle de l'impôt sur les sociétés. La circonstance que la société requérante ait transmis le fichier de ses écritures comptables et remis à l'administration sa comptabilité dans le cadre du contrôle de ses déclarations de taxe sur la valeur ajoutée, avant la notification de l'avis de vérification de comptabilité propre à la rectification de l'impôt sur les sociétés, ne signifie pas que cette seconde procédure de rectification a commencé avant le 29 mai 2018. Par suite, la SARL GM Sécurité n'est pas fondée à soutenir que la procédure de rectification de son imposition sur les sociétés est irrégulière, dès lors qu'elle a commencé avant la remise en mains propres de l'avis de vérification de comptabilité, le 29 mai 2018, propre à la rectification de son résultat imposable et alors que l'avis de vérification de comptabilité du 5 avril 2018 ne concernait que les déclarations de taxe sur la valeur ajoutée souscrites en 2015 et 2016.

6. En second lieu, aux termes du I de l'article L. 47 A du livre des procédures fiscales : " Lorsque la comptabilité est tenue au moyen de systèmes informatisés, le contribuable qui fait l'objet d'une vérification de comptabilité satisfait à l'obligation de représentation des documents comptables mentionnés au premier alinéa de l'article 54 du code général des impôts en remettant au début des opérations de contrôle, sous forme dématérialisée répondant à des normes fixées par arrêté du ministre chargé du budget, une copie des fichiers des écritures comptables définies aux articles 420-1 et suivants du plan comptable général. () / L'administration détruit, avant la mise en recouvrement, les copies des fichiers transmis ".

7. Les dispositions de l'article L. 47 A du livre des procédures fiscales interdisent à l'administration fiscale de conserver les copies des fichiers d'écritures comptables après la mise en recouvrement des impositions. Ces dispositions, ainsi que cela ressort des travaux préparatoires dont elles sont issues, sont destinées à garantir au contribuable que des impositions ultérieures ne seront pas établies sur la base des données contenues dans ces fichiers. L'omission de restitution des copies des fichiers en cause, en méconnaissance des dispositions précitées, est susceptible d'entacher la régularité des impositions qui viendraient à être ultérieurement établies sur la base des données qu'ils contiennent. Elle est, en revanche, à la supposer établie, sans influence sur les impositions mises en recouvrement après la consultation et l'exploitation des fichiers. Par suite, la SARL GM Sécurité ne saurait utilement invoquer, dans le présent litige, un manquement de l'administration à son obligation de destruction des fichiers de ses écritures comptables.

Sur le bien-fondé des impositions en litige :

En ce qui concerne l'impôt sur les sociétés :

8. Aux termes du 1 de l'article 39 du code général des impôts : " Le bénéfice net est établi sous déduction de toutes charges, celles-ci comprenant () notamment : 1° Les frais généraux de toute nature () ". Si, en vertu des règles gouvernant l'attribution de la charge de la preuve devant le juge administratif, applicables sauf loi contraire, il incombe, en principe, à chaque partie d'établir les faits qu'elle invoque au soutien de ses prétentions, les éléments de preuve qu'une partie est seule en mesure de détenir ne sauraient être réclamés qu'à celle-ci. Il appartient, dès lors, au contribuable, pour l'application des dispositions précitées du code général des impôts, de justifier tant du montant des charges qu'il entend déduire du bénéfice net défini à l'article 38 du code général des impôts que de la correction de leur inscription en comptabilité, c'est-à-dire du principe même de leur déductibilité. Le contribuable apporte cette justification par la production de tous éléments suffisamment précis portant sur la nature de la charge en cause, ainsi que sur l'existence et la valeur de la contrepartie qu'il en a retirée. Dans l'hypothèse où le contribuable s'acquitte de cette obligation, il incombe ensuite au service, s'il s'y croit fondé, d'apporter la preuve de ce que la charge en cause n'est pas déductible par nature, qu'elle est dépourvue de contrepartie, qu'elle a une contrepartie dépourvue d'intérêt pour le contribuable ou que la rémunération de cette contrepartie est excessive.

9. Le service a remis en cause la déduction de charges intitulées " missions ", correspondant à des notes de restaurant, au motif que la société ne justifiait pas de la nature professionnelle de ces dépenses. Il a également rejeté la déduction de charges enregistrées au compte de sous-traitance et les dépenses d'entretien et de petits équipements, faute de pièces justificatives.

10. En premier lieu, en se bornant à invoquer le caractère probant et sincère de sa comptabilité, à soutenir que son activité nécessitait forcément l'achat de petits équipements, de produits d'entretien et l'engagement de frais de mission, ou encore que son activité nécessitait, par nature, l'emploi de matériel de captation d'image et d'enregistrement du son, la société requérante ne démontre pas que ces dépenses ont été engagées dans son intérêt, alors que la charge de la preuve lui incombe.

11. En second lieu, en se bornant à soutenir que le droit à déduction des frais généraux n'est pas subordonné aux mêmes conditions de forme que celles prescrites pour l'exercice du droit à déduction de la taxe sur la valeur ajoutée, que la réalité des prestations de sous-traitance est établie par le chiffre d'affaires réalisé, que sa comptabilité a été jugée probante et que l'administration n'apporte pas la preuve d'une insuffisance du coefficient de marge brut, la société, qui ne produit aucune facture justificative, ne démontre pas la réalité de ces dépenses. Par suite, elle n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que l'administration a refusé la déduction de charges de sous-traitance.

En ce qui concerne la taxe sur la valeur ajoutée :

12. En premier lieu, l'administration a constaté que le montant de taxe sur la valeur ajoutée collectée porté sur ses déclarations, de 91 021 euros en 2015 et 25 146 euros en 2016, ne concordait manifestement pas avec celui inscrit par la SARL GM Sécurité dans ses écritures comptables, de 105 542 euros en 2015 et 95 983 euros en 2016. Eu égard à ces circonstances dont la réalité n'est pas contestée, et alors que la société se borne à expliquer cet écart par une variation des comptes clients, sans apporter aucune précision ni aucun justificatif, le service établit que la société requérante a minoré la taxe sur la valeur ajoutée collectée, portée sur ses déclarations. Dès lors que l'administration n'avait pas à démontrer l'encaissement effectif par la SARL GM Sécurité, de la différence entre le montant de taxe sur la valeur ajoutée collectée inscrit en comptabilité et le montant de la taxe sur la valeur ajoutée portée sur ses déclarations, le moyen, qui est inopérant, doit être écarté.

13. En deuxième lieu, aux termes du II de l'article 271 du code général des impôts : " 1. Dans la mesure où les biens et les services sont utilisés pour les besoins de leurs opérations imposables, et à la condition que ces opérations ouvrent droit à déduction, la taxe dont les redevables peuvent opérer la déduction est, selon le cas : / a) Celle qui figure sur les factures établies conformément aux dispositions de l'article 289 et si la taxe pouvait légalement figurer sur lesdites factures ; / () 2. La déduction peut être opérée : / a) Pour les livraisons de biens et les prestations de services, si les redevables sont en possession des factures ".

14. En l'espèce, l'administration a refusé la déduction de la taxe sur la valeur ajoutée afférente à des dépenses de sous-traitance au motif que la société n'avait produit aucune facture durant les opérations de contrôle. En l'absence d'une telle production, la société n'est pas fondée à soutenir qu'elle n'aurait pas pu réaliser son chiffre d'affaires sans sous-traitance, que certains justificatifs ont été détruits par un dégât des eaux, circonstance dont la réalité n'est au demeurant établie par aucun justificatif, et que sa comptabilité n'a pas été rejetée comme irrégulière ou non probante.

15. En troisième lieu, la société a déduit la taxe sur la valeur ajoutée afférente à des frais de mission et à l'achat de fournitures d'entretien et de petits équipements, dépenses pour lesquelles l'administration a relevé l'absence de lien avec l'activité de la société, rapportant ainsi la preuve du caractère personnel de ces dépenses. D'une part, dès lors que le service n'avait pas à s'appuyer sur des données statistiques pour rejeter la déduction de la taxe sur la valeur ajoutée grevant ces frais, la société requérante ne peut utilement soutenir que c'est à tort que l'administration s'est abstenue d'avoir recours à une telle méthode pour procéder à la rectification de la taxe sur la valeur ajoutée déductible. D'autre part, en se bornant à soutenir que le lien entre ces charges et son domaine d'activité est évident, que les frais d'entretien, de petit matériel et les frais de mission ne représentent que 0,01 % de son chiffre d'affaires et que sa comptabilité est sincère et probante, la SARL GM Sécurité n'apporte aucun élément précis et cohérent susceptible de justifier du caractère professionnel de ces dépenses.

Sur les pénalités :

16. En premier lieu, il résulte de tout ce qui précède que la société requérante n'est pas fondée à soutenir que les pénalités ne sont pas dues au motif que les impositions supplémentaires ne sont pas dues.

17. En second lieu, pour appliquer la pénalité pour manquement délibéré, l'administration s'est notamment fondée sur l'importance des montants d'imposition éludée et sur le caractère répété des manquements, la requérante ayant déjà été assujettie à des impositions supplémentaires à la suite d'un précédent contrôle en 2013. Ce faisant, le service a établi le caractère délibéré des manquements. Par suite, la SARL GM Sécurité n'est pas fondée à soutenir que les pénalités ne sont pas dues, eu égard à la modicité du montant des factures manquantes, de leur faible nombre, du fait que l'écart entre la taxe sur la valeur ajoutée déclarée et comptabilisée est dû à un décalage déclaratif et alors qu'elle a intégralement réglé les impositions supplémentaires dues à raison d'un précédent contrôle.

18. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de la SARL GM Sécurité doit être rejetée, y compris les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'Etat n'étant pas la partie perdante dans la présente instance.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de la SARL GM Sécurité est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SARL GM Sécurité et à la directrice régionale des finances publiques de Provence-Alpes-Côte d'Azur et du département des Bouches-du-Rhône.

Délibéré après l'audience du 26 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Brossier, président,

Mme Charpy, première conseillère,

Mme Pouliquen, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 octobre 2024.

La rapporteure,

Signé

G. Pouliquen

Le président,

Signé

J.B. BrossierLa greffière,

Signé

D. Dan

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, en ce qui le concerne, ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

La greffière,

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