LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2200200

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2200200

mardi 15 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2200200
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation7ème chambre
Avocat requérantSELARL LELIEVRE SAINT-PIERRE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 10 janvier 2022, 5 septembre et 8 décembre 2023, Mme G C et M. E F, agissant tant en leurs noms propres qu'au nom et pour le compte de leur enfant mineur A, représentés par la SELARL Lelièvre Saint Pierre, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :

1°) de condamner solidairement le centre hospitalier du pays d'Aix (CHIAP) et son assureur, la compagnie AXA, à leur verser :

* en qualité de représentants légaux de A, à titre de provision sur l'indemnisation définitive de ses préjudices :

- la somme totale de 242 820 euros à titre de dommages et intérêts ;

- une rente trimestrielle de 5.338,13 euros, revalorisée chaque année en application des dispositions de l'article L. 434-17 du code de la sécurité sociale ;

* en leurs noms propres, à titre de provision sur l'indemnisation définitive de leurs préjudices, la somme de 15 000 euros chacun ;

* au nom propre de Mme C, à titre de provision sur l'indemnisation définitive de ses préjudices personnels, la somme de 149 018,61 euros ;

2°) d'assortir ces sommes des intérêts au taux légal capitalisés à compter de leur demande indemnitaire préalable le 18 novembre 2021 ;

3°) d'ordonner une expertise psychiatrique avec mission d'évaluer l'état anxio-dépressif de Mme C, d'en déterminer l'imputabilité à la situation de handicap de A et d'évaluer les préjudices qui en découlent ;

4°) de condamner solidairement le CHIAP et son assureur au règlement des frais et honoraires de l'expert médical taxés par ordonnance du 2 mai 2023 ;

5°) de mettre à la charge solidairement du CHIAP et de son assureur le versement d'une somme de 5 000 euros € au titre des dispositions l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- la responsabilité du CHIAP est engagée en raison des deux fautes commises à savoir le retard dans la prise de décision de césarienne pour la naissance de A ainsi que le retard dans la décision de reprise chirurgicale concernant Mme C ;

- le jeune A, dont l'état n'est pas encore consolidé, est fondé à obtenir le versement d'une provision à valoir sur l'indemnisation définitive de ses préjudices à hauteur de :

- 2 280 euros au titre des frais divers,

- 10 000 euros au titre des souffrances endurées,

- 43 000 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire,

- 1 000 euros au titre du préjudice esthétique temporaire,

- 4 000 euros au titre du préjudice d'agrément,

- 5 000 euros au titre des dépenses de santé,

- 5 000 euros au titre du préjudice scolaire,

- 202 540 euros au titre des besoins en tierce personne du 11 août 2010 au 20 avril 2023 ;

- ils sont par ailleurs fondés à obtenir le versement d'une provision à valoir sur l'indemnisation définitive de leurs préjudices à hauteur de 7 500 euros chacun au titre du préjudice d'affection et 7 500 euros chacun au titre du préjudice d'accompagnement ;

- Mme C est également fondée à obtenir le versement d'une provision à valoir sur l'indemnisation définitive de ses préjudices à hauteur de :

* 17 283,92 euros au titre de l'indemnisation de ses frais de déplacement de la naissance de A au jour du dépôt du rapport d'expertise du Docteur B, le 19 avril 2023,

* 61 734,69 euros au titre de ses pertes de gains professionnels du 20 juin 2013 au 31 décembre 2023,

* 20 000 euros de provision à valoir sur l'indemnisation de ses pertes de gains à compter du 1er janvier 2024 et 50 000 euros au titre de l'incidence professionnelle.

Par deux mémoires, enregistrés les 23 mars 2022 et 2 octobre 2023, la caisse primaire centrale d'assurance maladie des Bouches-du-Rhône, représentée par la SCP BBLM avocats, demande au Tribunal de mettre à la charge du CHIAP et de son assureur solidairement la somme de 7 728,91 euros au titre de ses débours avec intérêts au taux légal à compter de la décision à intervenir et de réserver ses droits pour le surplus dans l'attente de la détermination du montant définitif de sa créance, la somme de 1 162 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion ainsi que la somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 31 octobre 2023, le CHIAP et son assureur, la compagnie AXA, représentés par la SELARL Abeille avocats, concluent à la réduction de l'indemnisation demandée de certains postes de préjudice et au rejet d'autres, à ce qu'il soit donné acte de ce qu'ils ne s'opposent pas à la demande d'expertise psychiatrique et au rejet de la demande des requérants au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- certaines demandes d'indemnisation ne sont pas justifiées ;

- Mme C ne rapporte pas la preuve d'un lien de causalité entre les préjudices professionnels qu'elle allègue et la prise en charge dont elle se prévaut ;

- les préjudices devront être réparés après application du taux de perte de chance de 50% ;

- les sommes provisionnelles déjà versées ainsi que les prestations servies devront être déduites.

Les parties ont été informées le 18 septembre 2024, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de ce que les conclusions tendant à ce que les sommes allouées à la caisse primaire centrale d'assurance maladie des Bouches-du-Rhône soient assorties des intérêts à compter du jugement sont sans objet dès lors que, en vertu des dispositions de l'article 1231-7 du code civil, tout jugement prononçant une condamnation à une indemnité fait courir les intérêts au taux légal jusqu'à son exécution.

Vu :

- l'ordonnance de la première vice-présidente du tribunal administratif de Marseille du 2 mai 2023 taxant les frais et honoraires de l'expert à la somme de 1 980 euros ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code civil ;

- le code de la santé publique ;

- le code de la sécurité sociale ;

- le décret n°2024-724 du 5 juillet 2024 ;

- l'arrêté du 30 décembre 2021 relatif au tarif minimal mentionné au I de l'article L. 314-2-1 du code de l'action sociale et des familles et fixant son montant pour 2022 ;

- l'arrêté du 30 décembre 2022 fixant le montant du tarif minimal mentionné au I de l'article L. 314-2-1 du code de l'action sociale et des familles pour 2023 ;

- l'arrêté du 18 décembre 2023 relatif aux montants minimal et maximal de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale pour l'année 2024 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Hétier-Noël, rapporteure,

- les conclusions de Mme Lourtet, rapporteure public,

- les observations de Me Lelièvre pour Mme C et M. F,

- et celles de Me Bellanger substituant Me Zandotti pour le CHIAP et son assureur, la compagnie AXA.

Une note en délibéré, présentée pour Mme C, a été enregistrée le 24 septembre 2024.

Considérant ce qui suit :

1. Le 20 juillet 2010, Mme C a accouché au sein du CHIAP de son troisième fils, A, né par césarienne réalisée en urgence pour souffrance fœtale aigüe. Lors de l'accouchement, le nouveau-né, a dû faire l'objet, à deux reprises, d'une intubation accompagnée d'une sédation pour maintenir une protection neurologique, avant d'être transféré au service de réanimation à l'hôpital de la Conception à Marseille pour dix jours et être de nouveau transféré vers le CHIAP, en service de néonatologie. Cet accouchement traumatique a également été à l'origine de complications hémorragiques graves pour Mme C, nécessitant deux reprises chirurgicales et la réalisation d'une hystérectomie. Deux protocoles transactionnels ont été conclus ensuite avec la compagnie d'assurance du CHIAP les 15 septembre 2014 et 22 décembre 2022 et les sommes de 33 100 euros et 30 000 euros versées à titre provisionnel à valoir sur la réparation des préjudices définitifs du jeune A et de ses parents. Par la présente requête, ceux-ci demandent au tribunal de condamner solidairement le CHIAP et son assureur à leur verser des dommages et intérêts à titre provisionnel en réparation des préjudices subis tant par leur fils que par eux-mêmes à l'occasion de cet accouchement.

Sur la responsabilité du CHIAP :

2. Aux termes du premier alinéa du I de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute () ".

3. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport du 26 novembre 2013 de l'expertise diligentée par la commission régionale de conciliation et d'indemnisation (CCI) ainsi que de son avis du 13 février 2014, que des anomalies ont été constatées dans la prise en charge médicale de l'enfant A et de sa mère, à savoir un retard dans la décision de césarienne, alors qu'il existait une bradycardie sévère prolongée, responsable d'une hypoxie fœtale, à l'origine des séquelles neurologiques, la perte de chance d'éviter les lésions neurologiques pouvant être estimée à 50% ainsi qu'un retard important dans la décision de reprise chirurgicale alors qu'il existait un tableau d'hémorragie interne, conduisant à une hystérectomie et à une stérilité définitive à priori évitable en cas de prise en charge adaptée et de soins consciencieux et attentifs. Ces anomalies commises lors de la prise en charge par le CHIAP de l'enfant A et de sa mère, Mme C, constituent des fautes médicales de nature à engager la responsabilité dudit centre, que ni son assureur ni lui-même ne contestent au demeurant. Le comportement fautif du CHIAP ouvre ainsi droit à la réparation des préjudices qui en découlent pour le jeune A dans la limite de 50% de ceux-ci et intégralement pour Mme C.

Sur la provision :

4. Le juge du fond peut accorder une provision au créancier qui l'a saisi d'une demande indemnitaire lorsqu'il constate qu'un agissement de l'administration a été à l'origine d'un préjudice et qu'il est en mesure de fixer un montant provisionnel dont il peut anticiper qu'il restera inférieur au montant total qui sera ultérieurement défini.

5. Le tribunal n'étant saisi que de conclusions provisionnelles, il ne pourrait, sans statuer au-delà des conclusions dont il est saisi, se prononcer à titre définitif sur les préjudices subis du fait de la prise en charge défaillantes de l'enfant A et définitivement acquis à la date du présent jugement alors même que ces préjudices présentent un caractère certain et pourraient être déterminés dans leur étendue. Le présent jugement ne fait donc pas obstacle à ce que les requérants, s'ils s'y croient fondés au regard de préjudices que subirait, postérieurement au présent jugement, le jeune A et eux-mêmes du fait des fautes relevées, saisissent de nouveau le tribunal, à fin d'expertise, de provision ou au fond.

6. Dans le cadre de la présente instance, les requérants peuvent ainsi se voir accorder une provision pour les préjudices invoqués qui sont déjà acquis au jour du présent jugement.

Sur les préjudices du jeune A :

7. L'absence de consolidation de A, impliquant notamment l'impossibilité de fixer définitivement un taux d'incapacité permanent, ne fait pas obstacle à ce que soient mises à la charge du responsable du dommage des dépenses médicales dont il est d'ores et déjà certain qu'elles devront être exposées à l'avenir, ainsi que la réparation de l'ensemble des conséquences déjà acquises de la détérioration de l'état de santé de l'intéressé.

En ce qui concerne les préjudices patrimoniaux :

S'agissant des frais d'assistance aux opérations d'expertises :

8. Les requérants justifient de frais d'assistance à expertise d'un montant de 2 280 euros. Par suite, il y a lieu de condamner le CHIAP et son assureur à verser à ses représentants légaux cette somme qui, eu égard à sa nature, ne doit pas supporter de réfaction correspondant au taux de perte de chance retenu de 50 %.

S'agissant des dépenses de santé actuelles :

9. Si les requérants justifient avoir réglé des séances d'ergothérapie de janvier à mars 2023 pour leur fils à hauteur de 440 euros, il résulte de l'instruction qu'ils ont déjà présenté une demande de prise en charge de ces séances et soins auprès de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) des Bouches-du-Rhône de sorte que les dépenses de santé restant à charge à ce titre n'ont pas encore de caractère certain.

S'agissant de l'assistance par tierce personne :

Quant à la période du 11 août 2010 à la date du jugement :

10. D'une part, lorsque le juge administratif indemnise dans le chef de la victime d'un dommage corporel la nécessité de recourir à l'aide d'une tierce personne, il détermine le montant de l'indemnité réparant ce préjudice en fonction des besoins de la victime et des dépenses nécessaires pour y pourvoir. Il doit à cette fin se fonder sur un taux horaire déterminé, au vu des pièces du dossier, par référence, soit au montant des salaires des personnes à employer augmentés des cotisations sociales dues par l'employeur, soit aux tarifs des organismes offrant de telles prestations, en permettant le recours à l'aide professionnelle d'une tierce personne d'un niveau de qualification adéquat et sans être lié par les débours effectifs dont la victime peut justifier. Il n'appartient notamment pas au juge, pour déterminer cette indemnisation, de tenir compte de la circonstance que l'aide a été ou pourrait être apportée par un membre de la famille ou un proche de la victime.

11. En l'espèce, pour déterminer les besoins d'assistance d'une tierce personne de A sur la période allant du 11 aout 2010, correspondant à la date à laquelle celui-ci a regagné son domicile, à la date du présent jugement, il doit être tenu compte du salaire minimum interprofessionnel de croissance, augmenté des charges sociales, pour une année évaluée à 412 jours pour tenir compte des dimanches et jours fériés ainsi que des congés payés et d'un taux horaire pour une aide non spécialisée, tenant compte de l'exonération de charges patronales prévue à l'article L. 241-10 du code de la sécurité sociale, de 13 euros jusqu'au 31 décembre 2017, de 14 euros jusqu'au 31 décembre 2020 et de 15 euros jusqu'au 31 décembre 2021 puis d'un taux horaire de 22 euros pour l'année 2022 tel que fixé par l'arrêté du 30 décembre 2021 susvisé, de 23 euros pour l'année 2023 tel que fixé par l'arrêté du 30 décembre 2022 et 23,50 euros pour l'année 2024 tel que fixé par le décret du 5 juill. 2024, sur la base de 365 jours dès lors que cette moyenne horaire est réputée intégrer l'ensemble des charges sociales ainsi que les droits à congés payés des salariés.

12. Il résulte par ailleurs de l'instruction, et notamment du rapport du 19 avril 2023 de l'expertise diligentée par le tribunal, que les besoins en assistance par une tierce personne pour le jeune A en lien avec son état de santé ont été de 10 heures par semaine depuis sa sortie de l'hôpital le 11 août 2010 jusqu'au 31 août 2013, soit 1 117 jours, de 3 heures par jour 7 jour sur 7 du 1er septembre 2013 au 31 août 2015 soit 730 jours et de 4h30 par jour 7 jours sur 7 du 1er septembre 2015 à la date du jugement.. En conséquence, l'étendue des besoins d'aide et les dépenses nécessaires pour y pourvoir du jeune A s'élèvent à un total de 321 876,60 2 euros.

13. D'autre part, en vertu des principes qui régissent l'indemnisation par une personne publique des victimes d'un dommage dont elle doit répondre, il y a lieu de déduire de l'indemnisation allouée à la victime d'un dommage corporel au titre des frais d'assistance par une tierce personne le montant des prestations dont elle bénéficie par ailleurs et qui ont pour objet la prise en charge de tels frais. Il en est ainsi alors même que les dispositions en vigueur n'ouvrent pas à l'organisme qui sert ces prestations un recours subrogatoire contre l'auteur du dommage. La déduction n'a toutefois pas lieu d'être lorsqu'une disposition particulière permet à l'organisme qui a versé la prestation d'en réclamer le remboursement au bénéficiaire s'il revient à meilleure fortune.

14. Les règles rappelées au point précédent ne trouvent à s'appliquer que dans la mesure requise pour éviter une double indemnisation de la victime. Par suite, lorsque la personne publique responsable n'est tenue de réparer qu'une fraction du dommage corporel, notamment parce que la faute qui lui est imputable n'a entraîné qu'une perte de chance d'éviter ce dommage, la déduction ne se justifie, le cas échéant, que dans la mesure nécessaire pour éviter que le montant cumulé de l'indemnisation et des prestations excède le montant total des frais d'assistance par une tierce personne.

15. Il résulte de l'instruction, et notamment des nombreuses attestations et courriers de la MDPH des Bouches-du-Rhône et de la CAF, que les requérants ont bénéficié, selon les périodes et les besoins de leur enfant, de plusieurs allocations, dont l'allocation journalière de présence parentale, l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé et, enfin, le complément ATP de 2ème ou 3ème catégorie, qui ont été régulièrement revalorisées sur le fondement des articles L. 232-1 et L. 232-2, R. 232-1 à R. 232-6 du code de l'action sociale et des familles. Mme C a ainsi perçu, depuis le mois de novembre 2010, une somme totale de 75 666,92 euros, qu'il convient, contrairement à ce que soutiennent les requérants, de déduire du montant fixé au point 12. Il y a lieu par suite et en application des règles rappelées au point précédent d'évaluer ce poste de préjudice, en tenant compte du taux de perte de chance à la somme de 160 938,30 euros.

Quant à l'assistance par une tierce personne future :

16. S'agissant de la période restant à courir à compter de la date du présent jugement jusqu'au 20 juillet 2026, date anniversaire des 16 ans du jeune A et à laquelle doit avoir lieu la prochaine expertise d'étape, il y a lieu de fixer également à 4h30 par jour 7 jours sur 7, en l'absence de tout élément laissant présager à ce stade une amélioration ou une détérioration de son état de santé, son besoin en assistance par une tierce personne.

17. En appliquant pour une aide non spécialisée le taux horaire de 23,50 euros précité sur la base de 365 jours il convient de retenir une rente trimestrielle provisionnelle au taux quotidien de 105,75 euros auquel doit s'appliquer le taux de perte de chance de 50%, soit un taux quotidien de 52,875 euros. Cette rente sera revalorisée par la suite en application des coefficients prévus à l'article L. 434-17 du code de la sécurité sociale. La rente sera versée à chaque trimestre échu, sous déduction, de la perception de l'allocation d'éducation d'enfant handicapé et de la prestation de compensation du handicap, dont il sera justifié chaque trimestre par les requérants, ou sur présentation des justificatifs de non perception de cette aide. La réparation intégrale ainsi accordée fera obstacle à ce que le contribuable puisse bénéficier du crédit d'impôt au titre des prestations de service assurées par un salarié ou une association, une entreprise ou un organisme déclaré.

S'agissant du préjudice scolaire :

18. Le préjudice scolaire tend à réparer la perte d'une ou plusieurs années d'études, l'allongement du temps des études, la modification ou le renoncement à certaines orientations, l'échec scolaire induit par le fait générateur, l'interruption d'une scolarité ordinaire, l'impossibilité totale d'être scolarisé.

19. Il résulte du rapport d'expertise précité que l'enfant A a un retard scolaire d'une année. Dans les circonstances de l'espèce, il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en allouant aux requérants une somme de 2 500 euros après application du taux de perte de chance.

En ce qui concerne les préjudices extra-patrimoniaux :

S'agissant du déficit fonctionnel temporaire :

20. Il résulte de l'instruction que le déficit fonctionnel temporaire du jeune A, en lien direct et exclusif avec les fautes commises par l'hôpital, a été total du 20 juillet au 11 août 2010, soit 23 jours. Son déficit fonctionnel temporaire a ensuite été partiel de 25% jusqu'au 23 novembre 2013 soit 1 199 jours, puis de 50% depuis la première expertise réalisée le 23 novembre 2013 jusqu'à la date du présent jugement soit 3 980 jours. Ce préjudice sera exactement réparé, sur une base de 17 euros par jour et tenant compte du taux de perte de chance et de la provision de 3 000 euros versée au titre du protocole transactionnel du 15 septembre 2014, par la somme de 16 658,50 euros.

S'agissant des souffrances endurées :

21. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise précité, que les souffrances endurées par le jeune A, comprenant la douleur physique mais également les souffrances psychiques et morales, jusqu'à la consolidation de son état ne pourront être inférieures à 4,5 sur 7. En l'espèce, il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en allouant à titre provisionnel aux requérants en leur qualité de représentants légaux la somme de 2 000 euros tenant compte du taux de perte de chance et de la provision de 2 500 euros versée au titre du protocole transactionnel du 15 septembre 2014.

S'agissant du préjudice esthétique temporaire :

22. Au vu de la provision déjà versée de 1 500 euros par application du protocole transactionnel du 15 septembre 2014, il n'y a pas lieu d'accorder au titre de ce préjudice, qui a été évalué par l'expert à 2,5 sur 7, un montant provisionnel supplémentaire.

S'agissant du préjudice d'agrément :

23. Le préjudice d'agrément a pour objet spécifique d'indemniser l'impossibilité pour la victime de continuer à pratiquer régulièrement une activité sportive ou de loisirs, ou la limitation de ces activités. Distinct du déficit fonctionnel permanent, dont l'indemnisation est destinée à compenser le handicap fonctionnel que la victime va rencontrer dans le futur au titre de sa vie quotidienne, il le complète en permettant une indemnisation supplémentaire, qui résulte du seul fait pour la victime d'être privée d'une activité qui revêtait, avant le fait générateur, une importance prépondérante et qui est établie au moyen de justificatifs.

24. En l'espèce, les difficultés motrices de A et son anxiété face à la foule dont les requérants font état relèvent d'un préjudice permanent lié à la détermination du déficit fonctionnel permanent. La demande d'une provision à ce titre doit dès lors être rejetée.

25. Il résulte de tout ce qui précède que le CHIAP et son assureur la compagnie AXA doivent être condamnés solidairement à verser à Mme C et à M. F une somme provisionnelle de 152 096,80 euros à valoir sur la réparation des préjudices définitifs du jeune A, tenant compte de la provision de 30 000 euros versée au titre du protocole transactionnel du 15 novembre 2022 ainsi qu'au versement d'une rente au taux quotidien de 52,875 euros au titre des frais futurs d'assistance à tierce personne.

Sur les préjudices de Mme C et de M. F, victimes par ricochet :

S'agissant du préjudice d'affection :

26. Dans les circonstances de l'espèce, au vu notamment du dernier rapport d'expertise qui établit que l'ampleur du handicap du jeune A est plus sévère qu'il n'avait été évalué lors de l'expertise de 2013, il sera fait une juste appréciation du préjudice d'affection de Mme C et M. F en fixant leur indemnisation pour ce poste de préjudice à la somme provisionnelle de 6 500 euros chacun tenant compte du taux de perte de chance.

S'agissant des frais de déplacement de Mme C :

27. Les frais divers engagés par une victime de faute médicale sont remboursés sur présentation de justificatifs. En se bornant à produire le nombre total de kilomètres parcourus depuis la naissance de A pour l'accompagner à ses séances d'orthophoniste, d'orthoptiste, de kinésithérapie, au SESAL et au CAMPS sans préciser le nombre de kilomètre par année afin d'appliquer le barème kilométrique publié par l'administration fiscale correspondant, Mme C ne permet pas au tribunal de faire une exacte évaluation de ce poste de préjudice et de fixer le montant d'une provision qui pourrait lui être allouée.

S'agissant des préjudices économiques de Mme C :

28. Mme C sollicite une provision au titre de l'indemnisation de la perte de gains professionnels actuels et au titre de l'incidence professionnelle en sa seule qualité de victime par ricochet en soutenant d'une part, qu'elle a dû cesser son activité professionnelle pour s'occuper de son enfant et, d'autre part, que le syndrome anxiodépressif qu'elle a développé et qui l'a empêché de reprendre toute activité professionnelle a pour origine son accouchement et les séquelles neurologiques subies par son fils. Toutefois, si à la suite de son arrêt de travail pour syndrôme anxio-dépressif sévère du 20 juin 2013 au 30 octobre 2013, l'intéressée a été déclarée inapte à la reprise du travail lors de la visite de reprise le 4 novembre 2013, a ensuite été licenciée pour inaptitude le 20 janvier 2014 et a en 2016 tenté en vain de mener à bien la création d'une microentreprise avant de se voir attribuer une pension d'incapacité partielle au métier le 31 mai 2018 à effet au 1er mai 2018 jusqu'à l'âge légal de la retraite, il n'est pas établi par les seules pièces qu'elle produit que ces circonstances sont en lien direct avec la faute concernant son fils commise par le CHIAP. Il n'y a pas lieu, par suite, de faire droit à la demande d'indemnisation provisionnelle de ce chef de préjudice en l'état, sans qu'il soit besoin d'ordonner à ce stade et avant dire droit une expertise.

29. Il résulte de tout ce qui précède que le centre hospitalier du pays d'Aix et son assureur la compagnie AXA doivent être condamnés solidairement à verser à Mme C et à M. F la somme provisionnelle de 6 500 euros chacun à valoir sur la réparation de leurs préjudices.

Sur les intérêts et la capitalisation des intérêts :

30. Mme C et M. F ont droit aux intérêts au taux légal correspondant aux montants visés aux points 25 et 29 à compter du 18 novembre 2021, date de réception de leur demande indemnitaire préalable ainsi qu'à la capitalisation des intérêts à compter du 18 novembre 2022, date à laquelle les intérêts étaient dus pour une année entière puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date.

Sur les conclusions de la caisse primaire centrale d'assurance maladie des Bouches-du-Rhône :

En ce qui concerne les débours :

31. La caisse primaire centrale d'assurance maladie des Bouches-du-Rhône est fondée à demander le remboursement de la somme de 3 864,45 euros au titre des débours exposés et justifiés, après application du taux de perte de chance.

En ce qui concerne l'indemnité forfaitaire de gestion :

32. Il résulte des dispositions du neuvième alinéa de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale que le montant de l'indemnité forfaitaire qu'elles instituent est égal au tiers des sommes dont le remboursement a été obtenu, dans les limites d'un plafond dont le montant est révisé chaque année par arrêté des ministres chargés de la sécurité sociale et du budget. Aux termes de l'article 1er de l'arrêté du 18 décembre 2023 relatif aux montants minimal et maximal de l'indemnité forfaitaire de gestion : " Les montants minimal et maximal de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale sont fixés respectivement à 118 € et 1 191 € au titre des remboursements effectués au cours de l'année 2024 ".

33. En application des dispositions précitées, il y a lieu de mettre à la charge du CHIAP et de son assureur solidairement le versement à la caisse primaire centrale d'assurance maladie des Bouches-du-Rhône de la somme de 1 191 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.

En ce qui concerne les intérêts :

34. Même en l'absence de demande tendant à l'allocation d'intérêts, tout jugement prononçant une condamnation à une indemnité fait courir les intérêts au taux légal au jour de son prononcé jusqu'à son exécution. Ainsi la demande de la caisse tendant à ce que lui soient alloués, à compter de la date du jugement attaqué, des intérêts au taux légal sur la somme que le CHIAP et son assureur ont été condamnés à lui verser, est dépourvue de tout objet et doit donc être rejetée.

Sur les frais d'expertise :

35. Aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'État. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties. / L'État peut être condamné aux dépens ". En vertu de ces dispositions, il appartient au juge saisi au fond du litige de statuer, au besoin d'office, sur la charge des frais de l'expertise ordonnée par la juridiction administrative.

36. Il y a lieu de mettre à la charge définitive du CHIAP et de son assureur solidairement les frais et honoraires d'expertise liquidés et taxés à la somme totale de 1 980 euros par l'ordonnance du 2 mai 2023 de la première vice-présidente du tribunal administratif.

Sur les frais liés au litige :

37. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du centre hospitalier du pays d'Aix et de son assureur solidairement une somme de 2 000 euros au titre des frais exposés par Mme C et M. F et non compris dans les dépens ainsi qu'une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par la caisse primaire d'assurance maladie des Bouches-du-Rhône et non compris dans les dépens.

D É C I D E :

Article 1er : Le CHIAP et son assureur, la compagnie AXA, sont condamnés solidairement à verser une somme provisionnelle de 152 096,80 euros à Mme C et M. F en qualité de représentants légaux de leur fils A, à valoir sur l'indemnisation de ses préjudices définitifs.

Article 2 : Le CHIAP et la compagnie AXA sont solidairement condamnés à verser à Mme C et M. F en qualité de représentants légaux de leur fils A, à compter du prononcé du présent jugement et jusqu'aux seize ans de l'enfant, par trimestre échu, une rente au titre des frais liés à l'assistance d'une tierce personne d'un montant représentatif de la prise en charge à domicile de l'enfant, déterminé sur la base d'un taux quotidien fixé à 52,875 euros dans les conditions énoncées au point 17.

Article 3 : Le CHIAP et son assureur, la compagnie AXA, sont condamnés solidairement à verser une somme provisionnelle, à valoir sur la réparation de leurs préjudices définitifs, de 6 500 euros chacun à Mme C et à M. F.

Article 4 : Les sommes mentionnés aux articles 1 et 3 porteront intérêts au taux légal à compter du 18 novembre 2021 et les intérêts capitalisés à compter du 18 novembre 2022, puis à chaque échéance annuelle.

Article 5 : Le CHIAP et son assureur, la compagnie AXA, sont condamnés solidairement à rembourser les débours de la caisse primaire d'assurance maladie des Bouches-du-Rhône à hauteur de 3 864,45 euros.

Article 6 : Le CHIAP et son assureur, la compagnie AXA, sont condamnés solidairement à verser une indemnité forfaitaire de gestion de 1 191 euros à la caisse primaire d'assurance maladie des Bouches-du-Rhône en application de l'article L. 376-1 alinéa 9 du code de la sécurité sociale.

Article 7 : Le centre hospitalier du pays d'Aix et son assureur la compagnie AXA solidairement verseront une somme de 2 000 euros à Mme C et à M. F sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 8 : Le centre hospitalier du pays d'Aix et son assureur la compagnie AXA solidairement verseront une somme de 1 000 euros à la caisse primaire d'assurance maladie des Bouches-du-Rhône sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 9 : Le présent jugement sera notifié à Mme G C, à M. E F, au centre hospitalier du pays d'Aix et à son assureur la compagnie AXA, à la caisse primaire d'assurance maladie des Bouches-du-Rhône.

Copie en sera adressée au Pr D B, expert.

Délibéré après l'audience du 24 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Simon, présidente,

Mme Hétier-Noël, première conseillère,

Mme Diwo, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 octobre 2024.

La rapporteure,

signé

C. Hétier-NoëlLa présidente,

signé

F. Simon

La greffière,

signé

A. Vidal

La République mande et ordonne au directeur général de l'agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte d'Azur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions