vendredi 7 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2201016 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | TREVES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 1er février 2022 et le 22 janvier 2024, M. A C, représenté par Me Treves, demande au tribunal :
1°) de condamner l'Etat à lui verser, au titre de la responsabilité sans faute et augmentées des intérêts au taux légal et du produit de leur capitalisation, les indemnités de :
* en matière orthopédique :
- 65 000 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire ;
- 10 000 euros au titre des souffrances endurées tant physiques que psychiques ;
- 4 000 euros et 1 500 euros au titre du préjudice esthétique ;
- 50 000 euros au titre du préjudice d'agrément ;
* en matière ORL :
- 20 000 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire ;
- 100 000 euros au titre du déficit fonctionnel permanent ;
- 70 000 euros au titre des souffrances endurées tant physiques que psychiques ;
* en matière psychologique :
- 50 000 euros au titre du déficit fonctionnel permanent ;
- 15 000 euros au titre du préjudice sexuel ;
2°) de condamner l'Etat à lui verser, au titre de la responsabilité pour faute et augmentée des intérêts au taux légal et du produit de leur capitalisation, une indemnité de 178 101 euros au titre de ses préjudices patrimonial ou professionnel et de carrière ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 10 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il a subi des dommages consistant en deux entorses à la cheville gauche, le 18 juin 2004 et le 21 juillet 2004, un traumatisme auditif, le 14 février 2005, deux entorses les 3 juin 2006 et les 29 novembre 2007, une entorse à la cheville gauche le 8 septembre 2008, une entorse en mai 2009, et deux entorses en 2012 et 2014 ;
- les responsabilités sans faute et pour faute de l'Etat doivent être engagées ;
- il est fondé à demander la réparation de ses préjudices qu'il évalue à 563 601 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 janvier 2024, le ministre des armées conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la responsabilité pour faute de l'Etat ne peut être engagée ;
- la créance de M. C liée aux dommages résultant de l'accident du 14 février 2005 est prescrite ;
- le montant des préjudices a été surévalué par M. C.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la défense ;
- le code civil ;
- l'ordonnance n° 1701802 du 19 mai 2017 par laquelle le juge des référés du tribunal administratif de Marseille a ordonné une expertise et les trois ordonnances de liquidation et taxation en date du 7 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Pouliquen, rapporteure,
- et les conclusions de M. Secchi, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. C a servi dans les rangs de la légion étrangère de 2004 à 2015. Pendant son service, il s'est fait de nombreuses entorses aux deux chevilles. Le 14 février 2005, il a subi un traumatisme auditif aux deux oreilles, occasionné par l'explosion d'une grenade d'exercice. Le requérant indique également avoir développé des troubles psychologiques liés à l'exercice de ses fonctions. Le recours exercé par M. C devant la commission de recours des militaires n'a été que partiellement accepté le 9 décembre 2021. Le requérant a refusé l'indemnisation de 13 840 euros qui lui a été proposée par la ministre des armées. M. C demande la réparation de ses préjudices liés à ses entorses aux deux chevilles, à ses troubles auditifs et ses troubles psychologiques, qu'il évalue à 563 601 euros, sur le terrain de la responsabilité sans faute et pour faute de l'Etat.
Sur le cadre juridique :
2. Les dispositions du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre déterminent forfaitairement la réparation à laquelle un militaire victime d'un accident de service ou atteint d'une maladie professionnelle peut prétendre, au titre de l'atteinte qu'il a subie dans son intégrité physique. Alors même que le régime d'indemnisation des militaires serait plus favorable que celui consenti aux agents civils, ces dispositions ne font cependant pas obstacle à ce que le militaire, qui a enduré, du fait de l'accident ou de la maladie, des souffrances physiques ou morales et des préjudices esthétiques ou d'agrément, obtienne de l'Etat qui l'emploie, même en l'absence de faute de celui-ci, une indemnité complémentaire réparant ces chefs de préjudice, distincts de l'atteinte à l'intégrité physique. Il en va de même s'agissant du préjudice moral subi par ses ayants droits. Ces dispositions ne font pas plus obstacle à ce qu'une action de droit commun pouvant aboutir à la réparation intégrale de l'ensemble du dommage soit engagée contre l'Etat, dans le cas notamment où l'accident ou la maladie serait imputable à une faute de nature à engager sa responsabilité ou à l'état d'un ouvrage public dont l'entretien lui incombait.
Sur la responsabilité pour faute de l'Etat :
3. Pour déterminer si l'accident de service ayant causé un dommage à un militaire est imputable à une faute de nature à engager la responsabilité de l'Etat, de sorte que ce militaire soit fondé à engager une action de droit commun pouvant aboutir à la réparation intégrale par l'Etat de l'ensemble du dommage, il appartient au juge administratif, saisi de conclusions en ce sens, de rechercher si l'accident est imputable à une faute commise dans l'organisation ou le fonctionnement du service.
4. Si le requérant invoque " la défaillance volontaire de sa hiérarchie dans la prise en charge médicale rapide " de l'accident causé le 14 février 2005 par l'explosion d'une grenade d'exercice, il ne produit aucun élément de nature à établir la réalité d'une telle faute, qui est contestée par l'administration. M. C n'invoque aucune autre faute de l'Etat. Par suite, il n'est pas fondé à demander la condamnation de l'Etat à réparer ses préjudices sur le terrain de la responsabilité pour faute.
Sur la responsabilité sans faute de l'Etat :
En ce qui concerne la prescription de la créance liée à l'accident du 14 février 2005 :
5. Aux termes de l'article 1er de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'Etat, les départements, les communes et les établissements publics : " Sont prescrites, au profit de l'Etat, des départements et des communes, sans préjudice des déchéances particulières édictées par la loi, et sous réserve des dispositions de la présente loi, toutes créances qui n'ont pas été payées dans un délai de quatre ans à partir du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle les droits ont été acquis ". Pour l'application de ces dispositions, s'agissant d'une créance indemnitaire détenue sur une collectivité publique au titre d'un dommage corporel engageant sa responsabilité, le point de départ du délai de la prescription quadriennale est le premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle les infirmités liées à ce dommage ont été consolidées. Il en est ainsi pour tous les postes de préjudice, aussi bien temporaires que permanents, qu'ils soient demeurés à la charge de la victime ou aient été réparés par un tiers, tel qu'un organisme de sécurité sociale, qui se trouve subrogé dans les droits de la victime.
6. Aux termes du rapport d'expertise réalisé par le Dr D, oto-rhino-laryngologiste, M. C souffre d'une surdité de perception et d'acouphènes, troubles consolidés le 14 février 2006. Le cours de la prescription quadriennale a donc commencé à courir le 1er janvier 2007 et la créance était prescrite au 1er janvier 2011. Ni le versement d'une pension d'invalidité, ni la saisine du juge des référés, le 13 mars 2017, qui a ordonné l'expertise précitée, n'ont eu pour effet d'ouvrir un nouveau délai de prescription. Par suite, l'administration est fondée à soutenir que la créance correspondant à la réparation du préjudice résultant de l'accident du 14 février 2005, préjudice évalué à 190 000 euros par M. C, était prescrite à la date de sa demande.
En ce qui concerne la créance résultant des multiples entorses aux deux chevilles :
7. En premier lieu, il résulte des dispositions citées au point 2 que le requérant est uniquement fondé à demander, sur le terrain de la responsabilité sans faute de l'Etat, la réparation de ses souffrances physiques ou morales et de ses préjudices esthétiques ou d'agrément, à l'exclusion de son " préjudice patrimonial ou professionnel et de carrière " qu'il évalue à 178 101 euros.
8. En deuxième lieu, aux termes de l'expertise du Dr B, chirurgien nommé en qualité d'expert sapiteur en orthopédie, le requérant a subi un déficit fonctionnel temporaire total pendant 44 jours, préjudice qu'il convient d'indemniser à hauteur de 500 euros. L'expert a également conclu à un déficit fonctionnel temporaire partiel de 10 % sur plus de cinq ans, de 15 % sur plus de sept mois et de 25 % sur plus de cinq mois, préjudices dont il convient de faire une juste appréciation en les évaluant globalement à 4 100 euros.
9. En troisième lieu, l'expert sapiteur en orthopédie a évalué les souffrances endurées à 4 sur une échelle de 7, préjudice qui devra ainsi être indemnisé à hauteur de 8 000 euros.
10. En quatrième lieu, il y a lieu de faire une juste appréciation du préjudice esthétique temporaire, évalué à 2 sur 7 par l'expert sapiteur en orthopédie, par une indemnisation à hauteur de 2 000 euros. En revanche, le requérant ne produisant aucun élément et n'apportant aucune précision quant à la réalité de son préjudice esthétique permanent, il n'y a pas lieu de faire droit à sa demande d'indemnisation de ce préjudice.
11. En cinquième lieu, si le requérant demande à être indemnisé pour une aide humaine de quatre heures par semaine pendant toutes les périodes de déficit fonctionnel temporaire partiel, M. C n'établit pas avoir effectivement bénéficié d'une telle aide et ne précise pas quelle forme cette aide a prise. Par suite, il n'est pas fondé à demander l'indemnisation de ce préjudice.
12. En sixième lieu, le requérant indique sans être contesté avoir dû renoncer à de nombreuses activités sportives qu'il pratiquait régulièrement, préjudice également mentionné par l'expert sapiteur en orthopédie. Il y a lieu d'en faire une juste appréciation en l'estimant à 3 000 euros.
13. Il résulte de ce qui précède que les préjudices résultant des nombreuses entorses que M. C s'est faites en service doivent être évalués à 17 600 euros (500 + 4 100 + 8 000 + 2 000 + 3 000).
En ce qui concerne la créance résultant des troubles psychologiques :
14. Il résulte de l'expertise du 12 février 2020 réalisée par un médecin psychiatre désigné comme sapiteur par le tribunal administratif de Marseille, que M. C ne présentait pas d'antécédent psychopathologique notable avant 2006. L'expert précise qu' " on peut penser que des éléments constitutifs d'un syndrome psycho traumatique apparaissent à partir de l'année 2006 " et décrit des difficultés d'expression langagière, un syndrome psycho traumatique d'intensité modéré, associé à une comorbidité dépressive et addictive. Il en conclue que ces symptômes entraînent une incapacité permanente partielle de " 20 + 20 % selon le barème des pensions militaires ".
15. Au regard de ces éléments, alors que M. C a notamment fait part à l'expert psychiatre de cauchemars liés à une expérience traumatique lors d'une opération en Côte d'Ivoire et du fait qu'il ne supporte plus la vue d'images de guerre, le requérant est fondé à soutenir que, contrairement à ce qu'oppose l'administration en défense, son état psychologique est en lien direct avec le service.
16. Il y a lieu de faire une juste appréciation du préjudice moral de M. C en l'évaluant à 20 000 euros.
17. En revanche, si le requérant soutient qu'il a subi un préjudice sexuel résultant de son affection psychologique et de ses douleurs à la cheville, il ne précise aucunement la nature de son préjudice et n'apporte aucun élément pour établir sa réalité. Par suite, il n'est pas fondé à demander 15 000 euros en réparation de son préjudice sexuel.
18. Il résulte de ce qui précède que les préjudices résultant des troubles psychologiques développés par le requérant en service doivent être évalués à 20 000 euros.
19. Il résulte de tout ce qui précède que le requérant est fondé à demander au tribunal de condamner l'Etat à lui verser une indemnité en principal de 37 600 euros.
Sur les intérêts et la capitalisation des intérêts :
20. En premier lieu, aux termes de l'article 1231-6 du code civil : " Les dommages et intérêts dus à raison du retard dans le paiement d'une obligation de somme d'argent consistent dans l'intérêt au taux légal, à compter de la mise en demeure. / Ces dommages et intérêts sont dus sans que le créancier soit tenu de justifier d'aucune perte ".
21. Les intérêts au taux légal ont été demandés par le requérant pour la première fois dans sa requête enregistrée le 29 octobre 2021 sous le n° 2109508, jointe à la requête enregistrée sous le n° 2201016. Par suite, il y a lieu de condamner l'Etat à verser à M. C les intérêts au taux légal sur la somme de 37 600 euros à compter du 29 octobre 2021.
22. En second lieu, la capitalisation des intérêts peut être demandée à tout moment devant le juge du fond, même si, à cette date, les intérêts sont dus depuis moins d'une année. En ce cas, cette demande ne prend toutefois effet qu'à la date à laquelle, pour la première fois, les intérêts sont dus pour une année entière. En l'espèce, la capitalisation des intérêts a été demandée le 29 octobre 2021. Dans ces conditions et en application de l'article 1343-2 du code civil, il y a lieu de faire droit à cette demande à compter du 29 octobre 2022, date à laquelle était due pour la première fois une année d'intérêts, ainsi qu'à chaque échéance annuelle à compter de cette date.
Sur les frais d'expertise :
23. Aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties. / L'Etat peut être condamné aux dépens ".
24. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge définitive de l'Etat la somme totale de 4 494,20 euros au titre des frais d'expertise, tels que liquidés et taxés par les ordonnances susvisées.
Sur les frais liés au litige :
25. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par M. C et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : L'Etat (ministère des armées) est condamné à verser à M. C la somme de 37 600 euros.
Article 2 : Cette somme de 37 600 euros sera augmentée des intérêts au taux légal à compter du 29 octobre 2021. Les intérêts échus à la date du 29 octobre 2022, puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date, seront capitalisés à chacune de ces dates pour produire eux-mêmes intérêts.
Article 3 : Les frais d'expertise sont mis à la charge définitive de l'Etat, au titre de l'article R. 761-1 du code de justice administrative, pour un montant total de 4 494,20 euros.
Article 4 : L'Etat (ministère des armées) versera à M. C une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au ministre des armées.
Délibéré après l'audience du 17 mai 2024, à laquelle siégeaient :
M. Brossier, président,
Mme Charpy, première conseillère,
Mme Pouliquen, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 juin 2024.
La rapporteure,
Signé
G. Pouliquen
Le président,
Signé
J.B. BrossierLa greffière,
Signé
D. Dan
La République mande et ordonne au ministre des armées, en ce qui le concerne, ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026