jeudi 3 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2201189 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP GOBERT & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 9 février 2022, le Grand port maritime de Marseille (GPMM), représenté par Me Gobert, défère au Tribunal, en tant que prévenue d'une contravention de grande voirie, la société Arkas, et demande au Tribunal :
1°) de condamner ladite société au versement du montant des frais de remise en état des installations portuaires endommagées par le navire " Vento di Tramontana " le 10 novembre 2021, au cours de sa manœuvre d'accostage au poste 155, entre les bollards 18 et 19, dans les Bassins Est du port de Marseille ;
2°) de mettre à la charge de la contrevenante la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le navire " Vento Di Tramontana " a, au cours de sa manœuvre d'accostage au poste 155, détruit la défense située entre les bollards 18 et 19 ;
- ces faits ont été consignés dans un procès-verbal de contravention de grande voirie établi le 10 novembre 2021, par l'officier de port adjoint, assermenté conformément à la loi ;
- par courrier recommandé du 7 janvier 2022, il a procédé à la notification du procès-verbal de contravention de grande voirie auprès de l'agence Sealogis ; le courrier a fait l'objet d'un retour à l'expéditeur avec la mention " pli refusé par le destinataire " ; une nouvelle notification a donc été adressée en recommandé, via Arkas France, après confirmation par ces derniers de leur qualité de représentant du contrevenant ; dans ce courrier, le montant des frais de réparation a été estimé à 6 875,00 euros HT ; il a également été rappelé à la contrevenante que, en vertu de l'article L. 774-2 du code de justice administrative, elle disposait d'un délai de quinze jours suivant la notification du procès-verbal, pour présenter ses défenses écrites ; aucune observation n'a été formulée par la société mise en cause, alors que le montant définitif des réparations du domaine public maritime s'élève, selon un dernier estimatif, à la somme de 6 548 euros HT.
- si, au cours d'une expertise technique qui a eu lieu le 24 novembre 2021, l'expert, représentant les intérêts du navire et de son assureur, a tenté de contester la responsabilité de ses mandants en faisant valoir que la défense était déjà partiellement fendue avant l'arrivée du navire, le témoignage l'officier de port adjoint, est clair et précis sur la manœuvre et notamment sur l'appui anormal du navire sur la défense endommagée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 avril 2022, la société Budd, représentant les intérêts de la société Arkas, informe le Tribunal qu'elle est actuellement en discussions amiables avec le conseil du GPMM.
Par un mémoire, enregistré le 23 septembre 2022, le Grand port maritime de Marseille, représenté par Me Fouilleul, déclare se désister purement et simplement de sa requête.
Vu :
- le procès-verbal de contravention de grande voirie dressé le 10 novembre 2021 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code pénal ;
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code des transports ;
- le code de justice administrative, notamment son article L. 774-1.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A ;
- les conclusions de Mme Beyrend, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Le 10 novembre 2021, un procès-verbal de contravention de grande voirie a été dressé par l'officier de port adjoint au Grand port maritime de Marseille, constatant l'endommagement, lors d'une manœuvre d'accostage effectuée par le navire " Vento Di Tramontana ", appartenant à la société Arkas, du système de défense du poste 155, situé sur ledomaine public portuaire. Par courrier recommandé du 7 janvier 2022, notifié le 27 janvier suivant, le Grand port maritime de Marseille a notifié à la société Arkas France le procès-verbal du 10 novembre 2021 précité.
2. Par un mémoire, enregistré le 23 septembre 2022, le Grand port maritime de Marseille déclare se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance du Grand Port Maritime de Marseille.
Article 2 : Le présent jugement sera adressé au Grand Port Maritime de Marseille pour notification à la société Budd, à la société Arkas et à la société Arkas, dans les conditions prévues à l'article L. 774-6 du code de justice administrative.
Délibéré après l'audience du 13 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Laso, président,
Mme Niquet, première conseillère,
Mme Ollivaux, première conseillère,
Assistés de M. Giraud, greffier.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 novembre 2022.
Le président-rapporteur,
signé
J-M. AL'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
signé
A. NIQUETLe greffier,
signé
P. GIRAUD
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026