mardi 23 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2201346 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 9è ch Magistrat statuant seul |
| Avocat requérant | FELOUAH |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 7 février 2022 et un mémoire enregistré le 9 mai 2022 et le 5 janvier 2024, M. A B, doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 10 juin 2021 par laquelle la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône a confirmé la fin de ses droits au revenu de solidarité active ;
2°) d'annuler la décision du 10 janvier 2022 par laquelle la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône a confirmé la décision en date du 7 juillet 2021 lui refusant le bénéfice des droits au revenu de solidarité active ;
3°) de condamner le département des Bouches-du-Rhône à verser la somme de 5 000 euros au titre des préjudices qu'il estime avoir subi.
Il soutient que :
- ces décisions ont été prises à l'issue d'une procédure irrégulière ;
- il justifie des conditions pour bénéficier du revenu de solidarité active ;
- il a subi un préjudice moral.
Le 29 mars 2022, le département des Bouches-du-Rhône a produit l'entier dossier en application de l'article R. 772-8 du code de justice administrative.
Par deux mémoires en défense, enregistré les 23 novembre 2023 et le 9 janvier 2024 le département des Bouches-du-Rhône conclut au non-lieu à statuer.
Il soutient que les conclusions indemnitaires sont irrecevables en l'absence de demande préalable et en tout état de cause, ne fait valoir aucun préjudice.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Fédi, vice-président, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Fédi, rapporteur,
- les observations de M. C, représentant le département des Bouches-du-Rhône, qui précise que les conclusions indemnitaires sont irrecevables en l'absence de demande préalable et s'en rapporte à ses précédentes écritures.
La clôture de l'instruction a été prononcée, en application des dispositions de l'article R. 772-9 du code de justice administrative, après que les parties ont formulé leurs observations orales à l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B a été bénéficiaire du revenu de solidarité active dans le département des Bouches-du-Rhône. A la suite d'un contrôle diligenté par un agent assermenté, la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône lui a, par deux courriers du 10 juin 2021, informé de la fin de ses droits au revenu de solidarité active. Il a reformulé une demande en juillet 2021. Par une décision du 10 janvier 2022, la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône a confirmé le refus de revenu de solidarité active. M. B demande l'annulation de ces décisions.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. Il résulte de l'instruction que, après réexamen de la demande de M. B, la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône a rétabli l'intéressé dans ses droits au revenu de solidarité active et a procédé au versement de cette prestation à compter de juin 2021. Il suit de là, que les conclusions de la requête sont devenues sans objet.
Sur les conclusions indemnitaires :
3. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle () ".
4. Il ne résulte pas de l'instruction que M. B ait saisi le département d'une demande d'indemnisation d'un préjudice, malgré une demande de régularisation adressée par le greffe du tribunal à M. B le 9 janvier 2024. Dans ces conditions, en l'absence de réclamation préalable de nature à lier le contentieux, les conclusions indemnitaires présentées par M. B sont irrecevables et doivent donc être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. B.
Article 2 : Le surplus de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au département des Bouches-du-Rhône.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 janvier 2024.
Le magistrat désigné,
signé
G. FédiLe greffier,
signé
I. Abed
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition,
Pour la greffière en chef,
Le greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026