mardi 19 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2202737 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | DE LAUBIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 30 mars 2022 et 27 février 2023, M. B A, représenté par Me de Laubier, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision implicite de rejet née du silence gardé par le directeur général de l'assistance publique - hôpitaux de Marseille (AP-HM) à sa demande d'indemnisation du 29 novembre 2021 ;
2°) de condamner l'AP-HM à lui verser la somme de 79 637 euros en réparation des préjudices qu'il a subis ;
3°) de mettre à la charge de l'AP-HM le versement d'une somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'AP-HM a commis une faute dès lors que sa prise en charge a été tardive ;
- il est fondé à obtenir l'indemnisation de ses préjudices à hauteur de :
- 2 820 euros au titre des frais d'assistance à expertise,
- 1 627 euros au titre de son déficit fonctionnel temporaire,
- 20 000 euros au titre des souffrances endurées,
- 2 000 euros au titre du préjudice d'angoisse de mort imminente,
- 15 000 euros au titre du préjudice esthétique temporaire,
- 4 000 euros au titre de l'assistance d'une tierce personne,
- 20 090 euros au titre de son déficit fonctionnel permanent évalué à 10 %,
- 5 000 euros au titre de son préjudice d'agrément,
- 8 000 euros au titre de son préjudice esthétique permanent
- et 3 000 euros au titre du préjudice par ricochet subi par son entourage.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 30 janvier 2023 et 19 avril 2024, l'AP-HM, représentée par Me Deguitre, conclut dans le dernier état de ses écritures :
- à titre principal, au rejet de la demande d'indemnisation de certains postes de préjudices, à la réduction des montants accordés pour d'autres, à la déduction de la provision de 5 000 euros déjà versée et au rejet de la demande au titre des frais d'instance ainsi qu'au rejet du recours subrogatoire du centre hospitalier Edouard Toulouse et enfin de faire application du taux de perte de chance de 60%
- et, à titre subsidiaire, à la désignation avant-dire droit d'un expert infectiologue pour fixer le taux de perte de chance subie par le requérant.
Par un mémoire en intervention volontaire et un second mémoire, enregistrés les 14 mars et 17 mai 2024, le centre hospitalier Edouard Toulouse, représenté par Me Chareyre, conclut, en sa qualité d'employeur du requérant, à la condamnation de l'AP-HM à lui rembourser la somme de 72 367,88 euros et demande à ce que soit mis à sa charge de l'AP-HM le paiement de la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La requête a été communiquée à la caisse primaire d'assurance maladie des Bouches-du-Rhône, qui n'a pas présenté d'observations.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de la sécurité sociale ;
- l'ordonnance n° 59-76 du 7 janvier 1959 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Hétier-Noël, rapporteure,
- les conclusions de Mme Lourtet, rapporteure public,
- et les observations de Me Deguitre pour l'AP-HM.
Considérant ce qui suit :
1. Le 7 juillet 2017, M. A, infirmier en psychiatrie exerçant au centre hospitalier Édouard Toulouse à Marseille, a été agressé par un patient qui l'a blessé à l'œil droit. L'évolution péjorative de la blessure l'a conduit à se présenter le lendemain au service des urgences de l'hôpital de la Timone, relevant de l'AP-HM puis de nouveau le jour même aux urgences de l'hôpital Nord relevant également de l'AP-HM. Le 10 juillet 2017, son état a nécessité qu'il se rendre aux urgences de l'hôpital de la Conception relevant aussi de l'AP-HM où a été posé le diagnostic de fasciite nécrosante nécessitant une intervention chirurgicale qui sera suivie d'une nouvelle opération le lendemain 11 juillet 2017 du fait de l'aggravation de la nécrose. Il subira encore deux nouvelles interventions chirurgicales reconstructives les 23 juillet 2017 et 2 février 2018. M. A demande au tribunal la condamnation de l'AP-HM à l'indemniser de ses préjudices.
Sur les conclusions à fin d'annulation dirigée contre la décision implicite de rejet de la demande indemnitaire préalable :
2. La décision implicite de rejet de la demande indemnitaire préalable ayant eu pour seul effet de lier le contentieux à l'égard de l'objet de la demande indemnitaire du requérant, celui-ci doit être regardé comme ayant formulé des conclusions tendant à une indemnisation de ses préjudices, donnant ainsi à l'ensemble de sa requête le caractère d'un recours de plein contentieux. Il appartient au juge de plein contentieux non pas d'apprécier la légalité de la décision liant le contentieux mais de se prononcer sur le droit du requérant à obtenir l'indemnité qu'il réclame. Par suite, les conclusions présentées par M. A à fin d'annulation de la décision implicite de rejet par l'AP-HM de sa demande indemnitaire ne doivent être rejetées.
Sur la responsabilité de l'AP-HM :
En ce qui concerne la faute :
3. Aux termes de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " I. - Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute. () ".
4. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport du 11 octobre 2018 de l'expertise amiable diligentée par l'assureur de l'AP-HM, que l'agent pathogène responsable de l'infection a été infesté lors du traumatisme initial dans le cadre de l'accident du travail résultant de l'agression de M. A par un patient. Un retard de prise en charge par les urgences doit être retenu dès lors que le requérant s'est présenté au moins deux fois avant que le diagnostic de fasciite nécrosante soit posé devant l'extension de l'œdème facial puis cervico-thoracique et les crépitations sous-cutanées. La faute de l'AP-HM dans l'organisation et le fonctionnement du service public hospitalier, tenant à un retard de prise en charge du requérant, est ainsi établie. Dans ces conditions, M. A est fondé à rechercher la responsabilité de l'AP-HM et à obtenir réparation de son préjudice.
En ce qui concerne le taux de perte de chance :
5. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise précité, que la perte de chance pour M. A d'éviter la survenue et l'aggravation des dommages qu'il a subis doit être évaluée à 60%. Si le requérant conteste ce taux en soutenant qu'il doit bénéficier d'une réparation intégrale de ses préjudices, notamment parce qu'un expert en infectiologie aurait dû être désigné, il ne produit toutefois aucun élément circonstancié de nature à remettre en cause le taux déterminé par l'expert au demeurant non contesté par l'AP-HM. Dès lors, il y a lieu de retenir, du fait du retard fautif dans la prise en charge de la pathologie de M. A, un taux de perte de chance de 60 %.
Sur la réparation des préjudices :
6. Il est constant que l'état de santé de M. A doit être regardé comme consolidé à la date du 11 octobre 2018.
En ce qui concerne les préjudices patrimoniaux :
S'agissant des frais d'assistance aux opérations d'expertises :
7. M. A justifie du montant de 1 920 euros correspondant aux frais d'assistance par un médecin lors des opérations d'expertise que l'AP-HM sera condamnée à lui rembourser. Il n'y a pas lieu de faire application du taux de perte de chance sur cette somme exposée utilement par l'intéressé dans la procédure de règlement du litige indemnitaire.
S'agissant des frais d'assistance d'une tierce personne :
8. Il ne résulte pas de l'instruction et notamment du rapport d'expertise qu'à la suite du retard de prise en charge de sa pathologie, M. A ait été incapable d'accomplir seul les actes essentiels de la vie courante et qu'une assistance par tierce personne était nécessaire. Les attestations que M. A produit ne permettent pas d'établir un tel besoin qui résulterait directement de la faute commise par l'AP-HM. Par suite, sa demande à ce titre doit être rejetée.
En ce qui concerne les préjudices extra-patrimoniaux :
S'agissant du déficit fonctionnel temporaire :
9. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise, que le déficit fonctionnel temporaire de M. A, en lien direct et exclusif avec le retard de prise en charge a été total du 10 au 31 juillet 2017 soit 22 jours. Son déficit fonctionnel temporaire a ensuite été partiel de 25 % du 1er août 2017 au 2 février 2018 soit pendant 186 jours puis de 10 % du 3 février au 11 octobre 2018 soit pendant 250 jours. Il sera alloué à M. A à ce titre, sur une base de 17 euros par jour, une somme de 954 euros après application du taux de perte de chance.
S'agissant des souffrances endurées :
10. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise, que M. A a enduré des souffrances évaluées entre 3 et 4 sur 7 comprenant la douleur physique mais également les souffrances psychiques et morales en lien notamment avec les multiples opérations qu'il a subies. Il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en le fixant à la somme de 4 800 euros après application du taux de perte de chance.
S'agissant du préjudice d'angoisse de mort imminente :
11. Le préjudice d'angoisse de mort imminente correspond à la souffrance extrême subie par la victime entre l'accident et son décès du fait de la conscience de sa mort imminente. La conscience de la gravité de son état de santé par M. A, qui a survécu, a été réparée au titre des souffrances endurées de sorte que sa demande au titre du préjudice d'angoisse de mort imminente doit être rejeté.
S'agissant du préjudice esthétique :
12. M. A a présenté un préjudice esthétique temporaire et permanent qui a été respectivement évalué par l'expert à 4 puis à 3 sur 7 en lien avec les multiples opérations nécessaires pour procéder à sa reconstruction faciale. Par suite, il y a lieu de faire une juste appréciation du préjudice esthétique temporaire en l'évaluant à la somme de 7 500 euros après application du taux de perte de chance.
S'agissant du déficit fonctionnel permanent :
13. Il résulte de l'instruction que M. A, né le 3 octobre 1984, présente un taux de déficit fonctionnel permanent de 5 % sur le plan orbito-palbébral en lien exclusif avec le retard de prise en charge de sa pathologie. Eu égard à ces éléments et l'âge du requérant à la date de consolidation de son état de santé, il sera fait une juste appréciation de ce chef de préjudice en l'évaluant à la somme de 3 900 euros après application du taux de perte de chance.
S'agissant du préjudice d'agrément :
14. Ce préjudice a pour objet spécifique d'indemniser l'impossibilité pour la victime de continuer à pratiquer régulièrement une activité sportive ou de loisirs, ou la limitation de ces activités. Distinct du déficit fonctionnel permanent, dont l'indemnisation est destinée à compenser le handicap fonctionnel que la victime va rencontrer dans le futur au titre de sa vie quotidienne, il le complète en permettant une indemnisation supplémentaire, qui résulte du seul fait pour la victime d'être privée d'une activité qui revêtait, avant le fait générateur, une importance prépondérante et qui est établie au moyen de justificatifs.
15. En l'espèce, si M. A justifie avoir pratiqué le tennis de manière au moins hebdomadaire pendant quatre ans avant son accident de service ainsi que la musculation, il résulte de l'instructio net notamment du rapport d'expertise, qu'il n'existe aucune restriction médicale pour la pratique de ces activités sportives. Dans ces conditions, sa demande d'indemnisation à ce titre doit être rejeté.
S'agissant du préjudice subi par les victimes par ricochet :
16. M. A n'ayant pas qualité pour agir pour solliciter la réparation du préjudice moral subi par sa mère, sa compagne et ses enfants, sa demande à ce titre doit être rejetée.
17. Il résulte de tout ce qui précède qu'il y a lieu de condamner l'AP-HM à verser à M. A une somme globale de 19 074 euros en réparation des préjudices résultant du retard dans la prise en charge de sa pathologie, sous déduction de la somme de 5 000 euros versée à titre provisionnel en application de l'ordonnance du juge des référés du 30 juillet 2021, soit in fine une somme de 14 074 euros.
Sur l'action subrogatoire du centre hospitalier Edouard Toulouse :
18. Aux termes de l'article 1er de l'ordonnance n° 59-76 du 7 janvier 1959 relative aux actions en réparation civile de l'Etat et de certaines autres personnes publiques, alors applicable, dont les dispositions sont aujourd'hui codifiées aux articles L. 825-1 et L. 825-4 du code général de la fonction publique : " I. - Lorsque le décès, l'infirmité ou la maladie d'un agent de l'Etat est imputable à un tiers, l'Etat dispose de plein droit contre ce tiers, par subrogation aux droits de la victime ou de ses ayants droit, d'une action en remboursement de toutes les prestations versées ou maintenues à la victime ou à ses ayants droit à la suite du décès, de l'infirmité ou de la maladie. / II. - Cette action concerne notamment : / Le traitement ou la solde et les indemnités accessoires pendant la période d'interruption du service ; / Les frais médicaux et pharmaceutiques ().". Aux termes de l'article 7 de la même ordonnance, alors applicable : " Les dispositions de la présente ordonnance sont applicables aux recours exercés par : / 1° Les collectivités locales ; / 2° Les établissements publics à caractère administratif ; / 3° La caisse des dépôts et consignations agissant tant pour son propre compte, que comme gérante du fonds spécial de retraite des ouvriers des établissements industriels de l'Etat et comme gérante de la caisse nationale des retraites des agents des collectivités locales".
19. Il résulte de ces dispositions que le centre hospitalier Edouard Toulouse, qui était l'employeur de M. A, est fondé à demander le remboursement des rémunérations versées à celui-ci et des charges patronales afférentes pendant la période de maladie imputable à l'accident de service dont il a été victime, soit du 8 juillet 2017 au 6 mars 2018 ainsi que des frais et honoraires médicaux dont le lien avec la faute de l'AP-HM est établi par les pièces produites. L'AP-HM devra en conséquence lui verser la somme de 43 420,72 euros après application du taux de perte de chance.
Sur la déclaration de jugement commun :
20. La caisse primaire d'assurance maladie des Bouches-du-Rhône, mise en cause, n'a pas produit de mémoire. Par suite, il y a lieu de lui déclarer commun le présent jugement.
Sur les frais d'instance :
21. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'AP-HM une somme de 2 000 euros au titre des frais exposés par M. A ainsi qu'une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par le centre hospitalier Edouard Toulouse, et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : L'AP-HM est condamné à verser une somme de 14 074 euros à M. A à titre de dommages et intérêts.
Article 2 : L'AP-HM versera la somme de 43 420,72 euros au centre hospitalier Edouard Toulouse.
Article 3 : Le présent jugement est déclaré commun à la caisse primaire d'assurance maladie des Bouches-du-Rhône.
Article 4 : L'AP-HM versera une somme de 2 000 euros à M. A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : L'AP-HM versera une somme de 1 500 euros au centre hospitalier Edouard Toulouse sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 6 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 7 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à l'assistance publique-hôpitaux de Marseille, à la caisse primaire d'assurance maladie des Bouches-du-Rhône et au centre hospitalier Edouard Toulouse.
Délibéré après l'audience du 15 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Simon, présidente,
Mme Hétier-Noël, première conseillère,
Mme Diwo, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 novembre 2024.
La rapporteure,
signé
C. Hétier-Noël
La présidente,
signé
F. Simon
La greffière,
signé
A. Vidal
La République mande et ordonne au directeur général de l'agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte d'Azur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026