mardi 16 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2202753 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | SELLES-GILOT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 31 mars 2022 et le 31 juillet 2023, M. B C, représenté par Me Selles-Gilot, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner l'Assistance publique - hôpitaux de Marseille (AP-HM) à lui verser une somme de 123 301,44 euros au titre de dommages et intérêts ;
2°) de mettre à la charge de l'AP-HM une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens.
Il soutient que :
- il n'a pas été suffisamment informé des risques de l'intervention chirurgicale dont il a bénéficié le 13 novembre 2017 ;
- son préjudice doit être réparé à hauteur de 3 653 euros au titre de l'assistance par une tierce personne temporaire, 61 605,64 euros au titre de l'assistance par une tierce personne, 3 242,80 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire, 3 800 euros au titre des souffrances endurées, 3 000 euros au titre du préjudice esthétique temporaire, 25 000 euros au titre du déficit fonctionnel permanent, 3 000 euros au titre du préjudice esthétique permanent et 20 000 euros au titre du préjudice d'impréparation.
Par un mémoire, enregistré le 5 août 2022, la caisse commune de sécurité sociale des Hautes-Alpes, agissant pour le compte de la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) des Bouches-du-Rhône, représentée par Me Constans, demande au tribunal de condamner l'AP-HM à lui verser la somme de 2 158,73 euros au titre de ses débours avec intérêts au taux légal à compter de l'enregistrement de son mémoire, la somme de 719,57 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale et de mettre à la charge de l'AP-HM une somme de 1 000 € sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 13 juillet et 17 août 2023, l'AP-HM, représentée par Me Carlini, conclut à titre principal au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à ce que les prétentions indemnitaires du requérant soient ramenées à de plus justes proportions et au rejet des demandes de la caisse et, à titre infiniment subsidiaire, à ce que les prétentions indemnitaires du requérant et de la caisse soient ramenées à de plus justes proportions.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- l'ordonnance du 23 novembre 2021 par laquelle la présidente du tribunal administratif de Marseille a taxé les frais de l'expertise réalisée par le docteur A à hauteur de 1 985 euros.
Vu :
- le code civil ;
- le code de la santé publique ;
- le code de la sécurité sociale ;
- l'arrêté du 18 décembre 2023 relatif aux montants minimal et maximal de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale pour l'année 2024 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Derollepot, rapporteur,
- les conclusions de Mme Lourtet, rapporteure publique,
- et les observations de Me Bertaud, substituant Me Selles-Gilot, pour M. C, et de Me Le Goues, substituant Me Carlini, pour l'AP-HM.
Considérant ce qui suit :
1. M. C a bénéficié le 12 novembre 2017 d'une laminectomie cervicale à l'hôpital Nord, relevant de l'AP-HM, en premier étape du traitement chirurgical d'une souffrance médullaire cervicale et polyradiculaire lombaire, consécutives à un traumatisme cervical survenu quatre années auparavant. Imputant à ce geste divers préjudices, M. C recherche l'engagement de la responsabilité pour faute de l'AP-HM.
Sur les conclusions indemnitaires :
En ce qui concerne la responsabilité de l'AP-HM :
S'agissant du défaut d'information :
2. Aux termes de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " I. - Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute ". Aux termes de l'article L. 1111-2 du même code : " Toute personne a le droit d'être informée sur son état de santé. Cette information porte sur les différentes investigations, traitements ou actions de prévention qui sont proposés, leur utilité, leur urgence éventuelle, leurs conséquences, les risques fréquents ou graves normalement prévisibles qu'ils comportent ainsi que sur les autres solutions possibles et sur les conséquences prévisibles en cas de refus. () / Cette information incombe à tout professionnel de santé dans le cadre de ses compétences et dans le respect des règles professionnelles qui lui sont applicables. Seules l'urgence ou l'impossibilité d'informer peuvent l'en dispenser. / Cette information est délivrée au cours d'un entretien individuel. / () / En cas de litige, il appartient au professionnel ou à l'établissement de santé d'apporter la preuve que l'information a été délivrée à l'intéressé dans les conditions prévues au présent article. Cette preuve peut être apportée par tout moyen () ". Il résulte de ces dispositions que doivent être portés à la connaissance du patient, préalablement au recueil de son consentement à l'accomplissement d'un acte médical, les risques connus de cet acte qui, soit présentent une fréquence statistique significative, quelle que soit leur gravité, soit revêtent le caractère de risques graves, quelle que soit leur fréquence.
3. En cas de manquement à cette obligation d'information, si l'acte de diagnostic ou de soin entraîne pour le patient, y compris s'il a été réalisé conformément aux règles de l'art, un dommage en lien avec la réalisation du risque qui n'a pas été porté à sa connaissance, la faute commise en ne procédant pas à cette information engage la responsabilité de l'établissement de santé à son égard, pour sa perte de chance de se soustraire à ce risque en renonçant à l'opération. Il n'en va autrement que s'il résulte de l'instruction, compte tenu de ce qu'était l'état de santé du patient et son évolution prévisible en l'absence de réalisation de l'acte, des alternatives thérapeutiques qui pouvaient lui être proposées ainsi que de tous autres éléments de nature à révéler le choix qu'il aurait fait, qu'informé de la nature et de l'importance de ce risque, il aurait consenti à l'acte en question.
4. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise du 26 octobre 2021, que l'indication opératoire était correcte et que l'intervention a été réalisée dans les règles de l'art. En revanche, les deux documents de consentement aux soins signés par M. C les 7 et 12 novembre 2017 produits à l'instance par l'AP-HM ne permettent pas d'établir, dès lors qu'ils ne sont pas correctement remplis, que l'intéressé a reçu une information préalable complète, notamment concernant la complication connue de risque d'instabilité post-opératoire de l'axe cervical, lui permettant de donner son consentement à l'intervention du 26 janvier 2017 de manière éclairée. Il en résulte que le manquement de l'AP-HM à son devoir d'information a privé M. C d'une chance de se soustraire à la réalisation du risque en renonçant à l'opération. Le taux attaché à cette perte de chance doit en l'espèce être fixé à 50 %.
En ce qui concerne les préjudices :
En ce qui concerne les préjudices temporaires :
5. En premier lieu, lorsque le juge administratif indemnise dans le chef de la victime d'un dommage corporel la nécessité de recourir à l'aide d'une tierce personne, il détermine le montant de l'indemnité réparant ce préjudice en fonction des besoins de la victime et des dépenses nécessaires pour y pourvoir. Il doit à cette fin se fonder sur un taux horaire déterminé, au vu des pièces du dossier, par référence, soit au montant des salaires des personnes à employer augmentés des cotisations sociales dues par l'employeur, soit aux tarifs des organismes offrant de telles prestations, en permettant le recours à l'aide professionnelle d'une tierce personne d'un niveau de qualification adéquat et sans être lié par les débours effectifs dont la victime peut justifier. Il n'appartient notamment pas au juge, pour déterminer cette indemnisation, de tenir compte de la circonstance que l'aide a été ou pourrait être apportée par un membre de la famille ou un proche de la victime.
6. Il résulte de l'instruction que M. C a eu besoin de l'assistance d'une tierce personne à raison d'une heure par jour du 9 janvier au 12 mars 2018, puis du 18 mars au 27 juillet suivant. Il a également eu besoin de l'assistance d'une tierce personne à raison de quatre heures par semaine du 28 juillet 2018 au 13 novembre suivant, puis de deux heures par semaine du 14 novembre 2018 au 14 mars 2019. Il doit être tenu compte du salaire minimum interprofessionnel de croissance, augmenté des charges sociales, pour une année évaluée à 412 jours pour tenir compte des dimanches et jours fériés ainsi que des congés payés et d'un taux horaire pour une aide non spécialisée de 14 euros. Compte tenu de ces modalités de calcul, l'indemnité due au titre de l'assistance par tierce personne jusqu'au 15 mars 2019, date de consolidation, doit être évaluée à la somme de 2 306,07 euros après application du taux de perte de chance.
7. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise, que M. C a subi un déficit fonctionnel temporaire total du 25 juin au 19 juillet 2017, soit 5 jours. Il a ensuite subi un déficit fonctionnel temporaire partiel à 50% du 9 janvier au 12 mars 2018 et du 18 mars au 27 juillet suivant, soit 195 jours, puis un déficit fonctionnel temporaire partiel à 33% du 28 juillet au 13 novembre 2018, soit 109 jours. Enfin, il a subi un déficit fonctionnel temporaire partiel à 25% du 14 novembre 2018 au 14 mars 2019, soit 121 jours. Ce préjudice sera exactement réparé, sur une base de 17 euros par jour, par la somme de 1 434,50 euros après application du taux de perte de chance.
8. En troisième lieu, il résulte de l'instruction que les souffrances endurées par M. C doivent être évaluées à 2,5 sur une échelle de 7. Ce préjudice sera justement réparé à hauteur de la somme de 1 250 euros après application du taux de perte de chance.
9. En dernier lieu, il résulte des rapports d'expertise que M. C a subi un préjudice esthétique temporaire évalué à 1 sur une échelle de 1 à 7, compte-tenu du collier cervical porté jusqu'à la consolidation. Il y a lieu de fixer l'indemnité due à M. C à ce titre à la somme de 400 euros après application du taux de perte de chance.
En ce qui concerne les préjudices permanents :
10. En premier lieu, s'agissant des frais d'assistance par tierce personne qu'exposait M. C depuis la date de consolidation et jusqu'à la présente décision, ceux-ci doivent être arrêtés sur la base de deux heures par semaine. Compte tenu de ces modalités de calcul, l'indemnité due au titre de l'assistance par tierce personne de la date de consolidation à la date du présent jugement doit être évaluée à la somme de 4 404,45 euros après application du taux de perte de chance.
11. S'agissant des frais d'assistance par tierce personne qu'exposera M. C à compter de la présente décision, ceux-ci doivent être arrêtés sur la base des mêmes besoins que ceux fixés au point précédent. Compte tenu des mêmes modalités de calcul et du barème de capitalisation, pour un homme âgé de 57 ans à la date du présent jugement, publié à la gazette du Palais, actualisé en 2022, reposant sur la table de mortalité sexuée 2017-2019 et un taux d'intérêt de 0%, soit en l'espèce un coefficient de rente viagère de 25,200, il sera fait une juste appréciation de ce préjudice pour la période postérieure au jugement en le fixant à la somme de 20 500 euros après application du taux de perte de chance, soit une somme totale de 24 904,45 euros au titre de ce poste de préjudice.
12. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction que M. C, né le 25 février 1965, présente un taux de déficit fonctionnel permanent de 15 % du fait d'une diminution très importante de la mobilité cervicale et de son impossibilité à conduire. Eu égard à ce taux et à son âge, 54 ans, à la date de consolidation de son état de santé le 15 mars 2019, il sera fait une juste appréciation de ce poste de préjudice en l'évaluant à la somme de 9 750 euros après application du taux de perte de chance.
13. En troisième lieu, il résulte du rapport d'expertise que M. C a subi un préjudice esthétique permanent évalué à 1 sur une échelle de 1 à 7, compte-tenu de raideurs cervicales. Il y a lieu de fixer l'indemnité qui est due à l'intéressé à ce titre à la somme de 600 euros après application du taux de perte de chance.
14. En dernier lieu, indépendamment de la perte d'une chance de refuser l'intervention, le manquement des médecins à leur obligation d'informer le patient des risques courus ouvre pour l'intéressé, lorsque ces risques se réalisent, le droit d'obtenir réparation des troubles qu'il a subis du fait qu'il n'a pas pu se préparer à cette éventualité. S'il appartient au patient d'établir la réalité et l'ampleur des préjudices qui résultent du fait qu'il n'a pas pu prendre certaines dispositions personnelles dans l'éventualité d'un accident, la souffrance morale qu'il a endurée lorsqu'il a découvert, sans y avoir été préparé, les conséquences de l'intervention doit, quant à elle, être présumée.
15. Il résulte de l'instruction que M. C a subi un préjudice du fait de l'impossibilité dans laquelle il s'est trouvé de se préparer psychologiquement à la réalisation des risques auxquels il était exposé et qui se sont réalisés, consistant, ainsi qu'il résulte notamment du rapport d'expertise, en une déstabilisation cervicale ayant entrainé une deuxième chirurgie de reprise par voie cervicale antérieure et une diminution très nette de la mobilité cervicale. Il y a lieu de lui allouer la somme de 3 000 euros en réparation de son préjudice moral, sans qu'il y ait lieu d'y appliquer, eu égard à la nature particulière de ce préjudice, le taux de perte de chance de 50 % défini au point 4.
16. Il résulte de tout ce qui précède que M. C est fondé à solliciter la condamnation de l'AP-HM au versement de la somme de 43 645,02 euros à titre de dommages et intérêts.
Sur les conclusions présentées par la caisse commune de sécurité sociale des Hautes-Alpes, agissant pour le compte de la CPAM des Bouches-du-Rhône :
En ce qui concerne les débours assortis des intérêts au taux légal :
17. Aux termes de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale : " Lorsque, sans entrer dans les cas régis par les dispositions législatives applicables aux accidents du travail, la lésion dont l'assuré social ou son ayant droit est atteint est imputable à un tiers, l'assuré ou ses ayants droit conserve contre l'auteur de l'accident le droit de demander la réparation du préjudice causé, conformément aux règles du droit commun, dans la mesure où ce préjudice n'est pas réparé par application du présent livre ou du livre Ier. / Les caisses de sécurité sociale sont tenues de servir à l'assuré ou à ses ayants droit les prestations prévues par le présent livre et le livre Ier, sauf recours de leur part contre l'auteur responsable de l'accident () ". L'indemnisation par l'ONIAM, au titre de la solidarité nationale, des conséquences d'un accident médical ne lui conférant pas la qualité d'auteur responsable des dommages, le recours subrogatoire des tiers payeurs ne peut dans ce cas être exercé contre lui.
18. La caisse commune de sécurité sociale des Hautes-Alpes, agissant pour le compte de la CPAM des Bouches-du-Rhône, sollicite la prise en charge de débours à hauteur de 2 158,73 euros. Ces débours correspondent aux frais hospitaliers durant la période du 13 au 17 mars 2018, aux frais médicaux, pharmaceutiques et d'appareillage. L'état des débours produit est suffisamment détaillé et est accompagné d'une attestation d'imputabilité du médecin conseil. L'ensemble des frais apparait en lien direct et certain avec le défaut d'information fautif de l'AP-HM ayant causé à M. C une perte de chance de se soustraire aux risques de l'intervention. La caisse commune de sécurité sociale des Hautes-Alpes est seulement fondée à solliciter le remboursement de la part de ses débours causés par la perte de chance, soit une somme de 1 079,36 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter de la date d'enregistrement de son mémoire, soit au 5 août 2022.
En ce qui concerne l'indemnité forfaitaire de gestion :
19. En application de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale et de l'article 1er de l'arrêté du 18 décembre 2023 susvisé, et eu égard à la somme dont elle obtient le remboursement dans le présent jugement, la caisse commune de sécurité sociale des Hautes-Alpes, agissant pour le compte de la CPAM des Bouches-du-Rhône est en droit d'obtenir le versement d'une indemnité forfaitaire de gestion d'un montant de 359,78 euros par l'AP-HM.
Sur les dépens :
20. En application de l'article R. 761-1 du code de justice administrative, il y a lieu de mettre à la charge définitive de l'AP-HM, partie perdante, les frais de l'expertise ordonnée en référé le 8 juin 2021, taxés et liquidés à la somme de 1 985 euros par ordonnance du 23 novembre 2021.
Sur les frais d'instance :
21. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'AP-HM une somme de 2 000 euros à verser à M. C au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Par ailleurs, il y a lieu de mettre également à la charge de l'AP-HM une somme de 800 euros à verser à la caisse commune de sécurité sociale des Hautes-Alpes, agissant pour le compte de la caisse primaire d'assurance maladie des Bouches-du-Rhône, sur le même fondement.
D É C I D E :
Article 1er : L'AP-HM est condamnée à verser à M. C une somme de 43 645,02 euros à titre de dommages et intérêts.
Article 2 : L'AP-HM est condamnée à verser à la caisse commune de sécurité sociale des Hautes-Alpes, agissant pour le compte de la caisse primaire d'assurance maladie des Bouches-du-Rhône, une somme de 1 079,36 euros assortie des intérêts au taux légal à compter de la date d'enregistrement de son mémoire, soit au 5 août 2022, et une somme de 359,78 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.
Article 3 : Les frais d'expertise sont mis à la charge définitive de l'AP-HM.
Article 4 : L'AP-HM versera, d'une part, la somme de 2 000 euros à M. C et, d'autre part, une somme de 800 euros à la caisse commune de sécurité sociale des Hautes-Alpes, agissant pour le compte de la caisse primaire d'assurance maladie des Bouches-du-Rhône, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. B C, à la caisse commune de sécurité sociale des Hautes-Alpes et à l'Assistance publique - hôpitaux de Marseille.
Copie en sera adressée au docteur A, expert.
Délibéré après l'audience du 2 juillet 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Frédérique Simon, présidente,
M. Alexandre Derollepot, premier conseiller,
Mme Ludivine Journoud, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 juillet 2024.
Le rapporteur,
signé
A. Derollepot
La présidente,
signé
F. Simon
La greffière,
signé
A. Vidal
La République mande et ordonne au directeur général de l'agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte d'Azur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026