LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2202838

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2202838

lundi 30 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2202838
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation3ème Chambre
Avocat requérantSELARL CHRISTELLE & ISABELLE GRENIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 31 mars 2022, M. A B, représenté par la Selarl Christelle et Isabelle Grenier, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 16 février 2022 par laquelle la commission de recours de l'invalidité a fixé le taux d'invalidité à 25 %, dont 5% d'état antérieur, pour " Séquelles d'une hernie discale L5-Sl traitée chirurgicalement sur spondylolisthésis constitutionnel ; lombosciatalgie gauche, raideur du rachis lombaire (distance doigt-sol 50 cm), paresthésies SI gauche ave chypoesthésie du périnée et troubles de l'érection nécessitant un traitement, ROT rotulien gauche aboli, diminution de la force de la flexion de cheville à 4/5, marche guindée, cicatrices "

2°) d'enjoindre au ministre des armées de fixer le taux d'invalidité à 35 % dont 5% d'état antérieur pour cette infirmité ;

3°) d'ordonner le versement de la somme de 3 000 euros de dommages et intérêts au titre de l'indemnisation de son préjudice ;

4°) à titre subsidiaire, d'ordonner une expertise avant-dire droit ;

5°) de mettre à la charge de l'État la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision de la commission de recours de l'invalidité est insuffisamment motivée au regard des dispositions de l'article L. 151-6 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre ;

- certains troubles dont il souffre n'ont pas été pris en compte pour l'évaluation du taux d'invalidité de l'infirmité concernée ;

- le taux d'invalidité de son infirmité est de 35% dont 5% liés à son état antérieur.

Par un mémoire en défense, enregistré le 20 mars 2024, le ministre des armées conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- les conclusions indemnitaires de M. B sont irrecevables ;

- le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision du 16 février 2022 est inopérant ;

- les autres moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Delzangles, rapporteure,

- et les conclusions de Mme Giocanti, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. B s'est engagé dans l'armée française au sein de la Légion étrangère le 3 septembre 1999 et a été radié des contrôles le 20 juillet 2021. Le 21 novembre 2018, il a présenté une demande de pension militaire d'invalidité pour une blessure consécutive à un effort survenu le 17 janvier 2018 dans le cadre du service. Par un arrêté du 20 décembre 2021, une pension militaire d'invalidité définitive a été concédée à M. B au taux global d'invalidité de 20 % à compter du 21 novembre 2021 d'une part pour l'infirmité 1 " Séquelles d'entorses à répétition de la cheville droite. Limitation à la marche. Instabilité douloureuse articulaire " au taux global de 20 %, dont 10 % imputable à un état antérieur et, d'autre part, pour l'infirmité 2 " Séquelles d'efforts de levage : lombosciatalgie, rachis lombaire raide, paresthésies S1 gauche, ROT rotulien gauche aboli, flexion de cheville évaluée à 4/5, marche guindée, cicatrices ; sur état antérieur : lyse isthmique bilatérale avec antélisthésis de L5 sur S1 " au taux global de 15 %, dont 5 % imputables à un état antérieur. Par un courrier du 9 novembre 2021, M. B a contesté devant la commission de recours de l'invalidité le taux d'invalidité retenu pour son infirmité 1. Par une décision du 16 février 2022, la commission de recours de l'invalidité a partiellement admis le recours de l'intéressé en requalifiant l'infirmité 2 de M. B consécutive à sa blessure du 17 janvier 2018 en infirmité 1 intitulée " Séquelles d'une hernie discale L5-Sl traitée chirurgicalement sur spondylolisthésis constitutionnel ; lombosciatalgie gauche, raideur du rachis lombaire (distance doigt-sol 50 cm), paresthésies SI gauche avec hypoesthésie du périnée et troubles de l'érection nécessitant un traitement, ROT rotulien gauche aboli, diminution de la force de la flexion de cheville à 4/5, marche guindée, cicatrices " et en portant le taux d'invalidité de cette infirmité à 25 %, dont 20 % liés à la hernie consécutive à l'accident de service et 5 % en lien avec un état antérieur, applicable à compter du 21 novembre 2018. M. B demande au tribunal d'annuler cette décision et d'enjoindre au ministre des armées de fixer le taux d'invalidité de son infirmité 1 à 35 %, dont 5% liés à un état antérieur.

Sur la fin de non-recevoir tirée de l'irrecevabilité des conclusions indemnitaires :

2. Aux termes du deuxième alinéa de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle ".

3. Si M. B demande au tribunal de condamner l'État à lui verser la somme de 3 000 euros de dommages et intérêts en réparation de son préjudice, il ne justifie pas avoir préalablement adressé une demande indemnitaire au ministre des armées. Par suite, la fin de non-recevoir opposée en défense par le ministère des armées doit être accueillie. Il s'ensuit que les conclusions indemnitaires du requérant sont irrecevables et doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

4. En premier lieu, les recours formés contre les décisions de l'administration statuant, en application des dispositions du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre, sur une demande de pension militaire d'invalidité, constituent des recours de plein contentieux. Eu égard à son office lorsqu'il est saisi d'un tel recours, il appartient au juge administratif de se prononcer non sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais seulement sur le droit à pension de la personne intéressée, en recherchant si les dispositions législatives et réglementaires en vigueur à la date de son jugement sont susceptibles de créer des droits au profit de l'intéressé. Par suite le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision litigieuse est inopérant.

5. Aux termes de l'article L. 121-1 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre : " Ouvrent droit à pension : / 1° Les infirmités résultant de blessures reçues par suite d'événements de guerre ou d'accidents éprouvés par le fait ou à l'occasion du service ; / 2° Les infirmités résultant de maladies contractées par le fait ou à l'occasion du service ; / 3° L'aggravation par le fait ou à l'occasion du service d'infirmités étrangères au service ; / 4° Les infirmités résultant de blessures reçues par suite d'accidents éprouvés entre le début et la fin d'une mission opérationnelle, y compris les opérations d'expertise ou d'essai, ou d'entraînement ou en escale, sauf faute de la victime détachable du service ". Aux termes de l'article L. 121-2 du même code : " Est présumée imputable au service : 1° Toute blessure constatée par suite d'un accident, quelle qu'en soit la cause, dans le temps et le lieu du service, dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions, en l'absence de faute personnelle ou de toute autre circonstance particulière détachant l'accident du service () ". Aux termes de l'article L. 121-4 du même code : " les pensions sont établies d'après le taux d'invalidité résultant de l'application des guides barèmes mentionnés à l'article L. 125-3. Aucune pension n'est concédée en deçà d'un taux d'invalidité de 10 % ". Pour l'application de ces dispositions, une infirmité doit être regardée comme résultant d'une blessure lorsqu'elle trouve son origine dans une lésion soudaine, consécutive à un fait précis de service. Dans le cas contraire, elle doit être regardée comme résultant d'une maladie.

6. Le guide-barème des invalidités prévoit, concernant les névralgies sciatiques : " a. Névralgie sciatique légère, confirmée (en dehors du signe de Lasègue et des points douloureux) par l'existence de signes objectifs, modifications du réflexe achilléen, atrophie musculaire, scolioses, etc. mais sans trouble grave de la marche : 10 à 20 % ; / b. Névralgie sciatique, d'intensité moyenne, avec signes objectifs manifestes, gêne considérable de la marche et du travail : 25 à 40 % ; / c. Névralgie sciatique grave, rendant le travail et la marche Impossibles nécessitant souvent le séjour au lit : 45 à 60 % ; / d. Névralgie sciatique compliquée de réaction causalgique plus ou moins intense ou de retentissement sur l'état général : 40 à 80 % ".

7. Il est constant que M. B, né le 29 novembre 1971, s'est blessé au dos le 17 janvier 2018 à l'occasion du service suite à un effort de levage lors du déchargement d'un véhicule au musée des troupes de marine de Fréjus. Il résulte de l'instruction que cet accident a entrainé une décompensation de la lyse isthmique bilatérale par une hernie discale sous-ligamentaire foraminale L5-S1 gauche et que le requérant a bénéficié d'une arthrodèse le 11 juin 2018. Plusieurs pièces médicales produites par le requérant attestent que si la sciatique droite a disparu suite à cette intervention, les douleurs lombaires avec radiation au niveau de la fesse gauche jusqu'à mi-cuisse pouvant irradier jusqu'au niveau du talon, augmentant avec la station debout prolongée et la marche, associées à des paresthésies, ont persisté et ont nécessité différentes prises en charge par des infiltrations, des injections de toxine botulinique et des séances de rééducation. Le rapport d'expertise médicale établi le 2 décembre 2020 par le médecin désigné par la sous-direction des pension du ministère des armées dans le cadre de la demande de pension militaire d'invalidité sollicitée par M. B indique que celui-ci a une démarche guindée, est dans l'impossibilité de marcher sur la pointe des pieds et les talons et de maintenir un appui unipodal gauche, présente une raideur du rachis lombaire objectivée par une distance pointe des majeurs-sol de 50 cm, un indice de Schobert inversé positif et un signe de Lasègue de 80° à droite et de 40° à gauche. Il relève également des troubles de l'érection et des troubles sensitifs du périnée, également attestés par d'autres documents médicaux produits par le requérant. Il relève enfin des douleurs au niveau des lombaires avec des irradiations dans le membre inférieur gauche, l'utilisation d'une canne lors de la marche prolongée et son incapacité à porter des charges mais aucune douleur à la pression des épineuses ni d'anomalies des courbures. Les conclusions de l'expertise médicale du 2 décembre 2020, confirmée dans un second rapport d'expertise du même médecin du 19 octobre 2021, indique que M. B présente des lombosciatalgies gauches chroniques apparues dans les suites d'une hernie discale sur un terrain d'antélisthésis L5-S1 par lyse isthmique bilatérale muette avant l'accident et évalue le taux d'invalidité de l'infirmité du requérant à 35 %, dont 5 % en relation avec un état antérieur.

8. M. B conteste le taux d'invalidité retenu par la commission de recours de l'invalidité concernant son infirmité 1, soutenant que celui-ci ne prendrait pas en compte certains troubles qui justifieraient qu'un taux d'invalidité de 35 %, dont 5 % en relation avec un état antérieur, lui soit appliqué en vertu du guide barème des invalidités qui prévoit pour " les névralgies sciatiques d'intensité moyenne, avec signes objectifs manifestes, gêne considérable de la marche et du travail " un taux compris entre 25 et 40%. Il résulte tout d'abord de l'instruction que la commission de recours de l'invalidité, dans sa décision rendue le 16 février 2021 a, d'une part, requalifié l'infirmité de M. B consécutive à cet accident de service en " Séquelles d'une hernie discale L5-Sl traitée chirurgicalement sur spondylolisthésis constitutionnel ; lombosciatalgie gauche, raideur du rachis lombaire (distance doigt-sol 50 cm), paresthésies SI gauche avec hypoesthésie du périnée et troubles de l'érection nécessitant un traitement, ROT rotulien gauche aboli, diminution de la force de la flexion de cheville à 4/5, marche guindée, cicatrices " et a, d'autre part, réformé le taux d'invalidité de cette infirmité retenu par l'arrêté du 20 décembre 2021, faisant passer celui-ci de 15 à 25 % " compte tenu de sa névralgie et de l'utilisation d'une canne uniquement pour la marche prolongée et de ses troubles neurologiques ", dont 20 % liés à la hernie consécutive à l'accident de service et 5 % en relation avec un état antérieur. Par suite, contrairement à ce que soutient M. B, son impossibilité de marcher de manière prolongée qu'avec l'aide d'une canne ainsi que la paresthésie du périnée et les troubles de l'érection dont il souffre ont été pris en compte lors de la revalorisation du taux d'invalidité de dix points opérée par la commission de recours de l'invalidité dans sa décision du 16 février 2021.

9. Il résulte ensuite de l'instruction que les fuites urinaires et l'incontinence fécale dont M. B dit souffrir ne figurent pas dans sa demande de pension militaire d'invalidité pour l'infirmité 1 enregistrée le 21 novembre 2018 par le service des pensions du ministère des armées ni dans les rapports d'expertise médicale des 2 décembre 2020 et 19 octobre 2021. Par suite, comme le fait valoir en défense le ministère des armées, le requérant n'est pas fondé à se prévaloir de ces troubles pour contester le taux d'invalidité retenu pour son infirmité 1 par la commission de recours d'invalidité.

10. En revanche, il résulte de l'instruction, notamment des comptes-rendus établis par le médecin assurant le suivi médical de M. B et des deux rapports d'expertise du chirurgien orthopédiste précités que les troubles du requérant, tels qu'ils ressortent des points 7 et 8, doivent être regardés comme une gêne considérable de la marche au sens des dispositions du guide barème précités. Il résulte également de l'instruction, et notamment des six décisions consécutives portant attribution d'un congé longue maladie rendues entre août 2018 et juillet 2020, du procès-verbal de la commission de réforme des militaires du 18 février 2021 préalable à l'arrêté portant radiation des contrôles d'office de M. B pour réforme définitive du 1er mars 2021 que l'intéressé a été placé en congé longue maladie pendant deux ans postérieurement à son accident de service et ne présente plus l'aptitude physique nécessaire à l'exercice effectif des fonctions afférentes aux emplois de son grade, de sorte que l'intéressé subit une gêne considérable du travail au sens des dispositions du guide barème précitées. Dans ses conditions, il sera fait une juste appréciation du taux d'invalidité de l'infimité 1 de M. B en évaluant celui-ci à 35 %, dont 5% non imputables au fait de service.

11. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'ordonner une mesure d'expertise, que M. B est fondé à demander à ce qu'une pension militaire d'invalidité au taux global de 35 %, dont 5 % non imputable au service, lui soit allouée à compter du 21 novembre 2018 au titre de l'infirmité 1 : " Séquelles d'une hernie discale L5-Sl traitée chirurgicalement sur spondylolisthésis constitutionnel ; lombosciatalgie gauche, raideur du rachis lombaire (distance doigt-sol 50 cm), paresthésies SI gauche avec hypoesthésie du périnée et troubles de l'érection nécessitant un traitement, ROT rotulien gauche aboli, diminution de la force de la flexion de cheville à 4/5, marche guindée, cicatrices ".

Sur les frais liés au litige :

12. En application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, il y a lieu de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par M. B et non compris dans les dépens.

D É C I D E :

Article 1er : La décision du 16 février 2022 de la commission de recours d'invalidité est annulée.

Article 2 : Il est attribué à M. B une pension militaire d'invalidité à compter du 21 novembre 2018 au taux global d'invalidité de 35 %, dont 5 % non imputables au service, au titre de l'infirmité " Séquelles d'une hernie discale L5-Sl traitée chirurgicalement sur spondylolisthésis constitutionnel ; lombosciatalgie gauche, raideur du rachis lombaire (distance doigt-sol 50 cm), paresthésies SI gauche avec hypoesthésie du périnée et troubles de l'érection nécessitant un traitement, ROT rotulien gauche aboli, diminution de la force de la flexion de cheville à 4/5, marche guindée, cicatrices ".

Article 3 : Le surplus des conclusions est rejeté.

Article 4 : l'État versera une somme de 1 500 euros à M. B en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre des armées et des anciens combattants.

Délibéré après l'audience du 12 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Gonneau, président,

Mme Simeray, première conseillère

Mme Delzangles, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 septembre 2024.

La rapporteure,

Signé

B. DelzanglesLe président,

Signé

P-Y. Gonneau

La greffière,

Signé

A. Martinez

La République mande et ordonne au ministre des armées et des anciens combattants en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

La greffière.

N°2202838

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions