mardi 19 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2202887 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 9è ch Magistrat statuant seul |
| Avocat requérant | LAO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 4 avril 2022, Mme D E, représentée par Me Lao, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 8 février 2022 par laquelle la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône a mis à sa charge une somme de 5 065,63 euros, correspondant à un indu de revenu de solidarité active constitué sur la période à compter de septembre 2020 à juillet 2021 ;
2°) d'annuler la décision du 6 octobre 2021 par laquelle la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône l'a informée d'un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 5 065,63 euros ;
3°) d'annuler la décision du 8 février 2022 par laquelle la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône a confirmé sa radiation au dispositif du revenu de solidarité active ;
4°) à titre subsidiaire, de lui accorder, la remise de ses dettes, ou à défaut, une remise partielle ;
5°) d'enjoindre au département des Bouches-du-Rhône de procéder à un réexamen de sa situation au regard de sa demande de radiation en date du 28 juillet 2021 ;
6°) de mettre à la charge du département des Bouches-du-Rhône une somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est recevable ;
- la décision mettant à sa charge un indu de revenu de solidarité active est entachée d'incompétence ;
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur de fait au regard des nombreuses pièces transmises, elle a toujours déclaré avec exactitude sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, elle n'a pas fait obstacle à un contrôle, et résidait sur le territoire français et a déclaré qu'elle comptait vivre à l'étranger ;
- elle est de bonne foi et sa situation était précaire en septembre 2020.
Le département des Bouches-du-Rhône a produit l'entier dossier de l'allocataire, en application des dispositions de l'article R. 772-8 du code de justice administrative, le 7 avril 2022.
Par courrier en date du 1er mars 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré :
- de l'irrecevabilité des conclusions tendant à la remise de dettes, dès lors que, dans le recours administrative préalable obligatoire la requérante a seulement contesté le bien-fondé de l'indu ;
- de l'irrecevabilité, pour défaut d'intérêt pour agir des conclusions dirigées contre la décision du 8 février 2022 en tant qu'elle porte sur la radiation de l'intéressée au dispositif du revenu de solidarité active dès lors que la requérante a elle-même sollicité cette radiation par un courrier en date du 28 juillet 2021.
Les observations présentées par Mme E, représentée par Me Lao, en réponse à cette communication, enregistrées le 7 mars 2024, ont été communiquées le lendemain.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Fédi, vice-président, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Fédi, rapporteur,
- les observations de Me Rey substituant Me Lao, qui se rapporte à ses écritures, et précise qu'elle n'est en aucun cas propriétaire d'un centre de plongée à Bali, l'ensemble des documents sollicité a été fourni et qu'elle n'avait pas connaissance des pièces à fournir ;
- et les observations de Mme A, représentant le département des Bouches-du-Rhône, qui précise, d'une part, que l'intéressée n'a pas produit l'ensemble des documents sollicitées par la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône, notamment son passeport ni ses relevés bancaires.
La clôture de l'instruction a été prononcée, en application des dispositions de l'article R. 772-9 du code de justice administrative, après que les parties ont formulé leurs observations orales à l'audience.
Considérant ce qui suit :
1.Mme E a été bénéficiaire du revenu de solidarité active dans le département des Bouches-du-Rhône à compter de septembre 2020. La caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône lui a, par courrier du 6 octobre 2021, demandé le reversement d'une somme de 5 065,63 euros correspondant à un indu de revenu de solidarité active constitué sur la période allant de septembre 2020 à juillet 2021. Par un recours administratif préalable, adressé au président du conseil départemental des Bouches-du-Rhône, Mme E a contesté le bien-fondé de l'indu. Par un courrier du 28 juillet 2021, elle a également sollicité la radiation de ses droits au bénéfice du revenu de solidarité active. Par une décision du 8 février 2022, qui s'est substituée à la décision du 6 octobre 2021, la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône a confirmé l'existence de l'indu et l'a radié du revenu de solidarité active. Mme E doit être regardée comme demandant l'annulation de cette décision et comme demandant au tribunal de lui accorder une remise de dette.
Sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction :
2.Aux termes de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles : " Toute réclamation dirigée contre une décision relative au revenu de solidarité active fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours administratif auprès du président du conseil départemental. () ". L'institution par ces dispositions d'un recours administratif préalable à la saisine du juge a pour effet de laisser à l'autorité compétente pour en connaître le soin d'arrêter définitivement la position de l'administration. Il s'ensuit que la décision prise à la suite de ce recours administratif préalable se substitue nécessairement à la décision initiale et qu'elle est seule susceptible d'être déférée au juge.
3.Le recours administratif effectué le 3 décembre 2021 par Mme E, conformément aux dispositions de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles précité, contre la décision de la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône du 6 octobre 2021ayant un caractère obligatoire, la décision de rejet du 8 février 2022 s'est substituée à la décision initiale. Par suite, il y a lieu de rejeter les conclusions de la requête de Mme E dirigées contre la décision du 6 octobre 2021 et de regarder les conclusions de la requête comme dirigées contre la décision du 8 février 2022, en ce qu'elle confirme l'existence d'un indu de revenu de solidarité active.
En ce qui concerne la régularité de la décision statuant sur l'indu :
4.Lorsque le recours dont il est saisi est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu de revenu de solidarité active ou d'aide exceptionnelle de fin d'année, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige. En cas d'annulation par le juge de la décision ordonnant la récupération de l'indu, il est loisible à l'administration, si elle s'y croit fondée et si, en particulier, aucune règle de prescription n'y fait obstacle, de reprendre régulièrement et dans le respect de l'autorité de la chose jugée, sous le contrôle du juge, une nouvelle décision.
5.La décision attaquée a été signée par M. F C, adjoint au chef du service de la gestion de l'allocation RSA, titulaire d'une délégation de signature à cet effet par arrêté de la présidente du département des Bouches-du-Rhône, en date du 12 mai 2020 régulièrement publiée au recueil des actes administratifs du département des Bouches-du-Rhône du 15 juin 2020, tant accessible au juge qu'aux parties. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision attaquée doit être écarté.
6.La décision attaquée du 8 février 2022 comporte les éléments de droit et de fait qui la fondent. Ainsi, elle se réfère notamment à l'absence de justificatifs pourtant réclamés en vue d'établir sa résidence en France et à la période de perception indue. Contrairement aux allégations de la requérante, les modalités de liquidation de l'indu et le montant de ce dernier lui sont, par ailleurs, précisés dans la décision contestée. Ainsi, cette décision est suffisamment motivée au regard des prescriptions de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
En ce qui concerne le bien-fondé de l'indu :
7.Aux termes de l'article R. 262-5 du même code : " Pour l'application de l'article L. 262-2, est considérée comme résidant en France la personne qui y réside de façon permanente ou qui accomplit hors de France un ou plusieurs séjours dont la durée de date à date ou la durée totale par année civile n'excède pas trois mois. Les séjours hors de France qui résultent des contrats mentionnés aux articles L. 262-34 ou L. 262-35 ou du projet personnalisé d'accès à l'emploi mentionné à l'article L. 5411-6-1 du code du travail ne sont pas pris en compte dans le calcul de cette durée. / En cas de séjour hors de France de plus de trois mois, l'allocation n'est versée que pour les seuls mois civils complets de présence sur le territoire. ".
8. Il résulte de ces dispositions que, pour bénéficier de l'allocation de revenu de solidarité active, une personne doit remplir la condition de ressources qu'elles mentionnent et résider en France de manière stable et effective. Pour apprécier si cette seconde condition est remplie, il y a lieu de tenir compte de son logement, de ses activités, ainsi que de toutes les circonstances particulières relatives à sa situation, parmi lesquelles le nombre, les motifs et la durée d'éventuels séjours à l'étranger et ses liens personnels et familiaux. La personne qui remplit les conditions pour bénéficier de l'allocation de revenu de solidarité active a droit, lorsqu'elle accomplit hors de France un ou plusieurs séjours dont la durée de date à date ou la durée totale par année civile n'excède pas trois mois, au versement sans interruption de cette allocation. En revanche, lorsque ses séjours à l'étranger excèdent cette durée de trois mois, le revenu de solidarité active ne lui est versé que pour les mois civils complets de présence en France. En toute hypothèse, le bénéficiaire du revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation, outre l'ensemble des ressources dont il dispose, sa situation familiale et tout changement en la matière, toutes informations relatives au lieu de sa résidence, ainsi qu'aux dates et motifs de ses séjours à l'étranger lorsque leur durée cumulée excède trois mois.
9.Pour ordonner la radiation des droits de Mme E au revenu de solidarité active à compter du 1er septembre 2020 et la récupération des sommes indument versées à ce titre, la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône s'est fondée sur un signalement de Pôle emploi en juin 2021 mentionnant que la résidence en France de l'intéressée n'était pas établi depuis plusieurs années, qu'en dépit d'une demande de la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône, elle n'a pas produit les justificatifs nécessaires tels que des relevés bancaires, le carnet de santé de sa fille, une copie des pages du passeport et celui de sa fille ainsi que des certificats de scolarité et qu'elle ne justifiait pas d'une résidence stable et effective en France à compter de septembre 2020.
10.Pour contester cette décision, si Mme E soutient qu'elle a transmis les pièces justificatives demandées et qu'elle a informé Pôle emploi ainsi que la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône de son intention de s'installer au Portugal, toutefois, elle ne démontre pas avoir informé ni Pôle emploi, ni la caisse d'allocations familiales de ses changements de résidence. Elle soutient, par ailleurs, avoir résidé en France de 2016 à 2020 et que sa fille se trouvait dans l'impossibilité de voyager en 2020. Il résulte de l'instruction que Mme E s'est rendue à Bali au moins de février à avril 2020 d'après le procès-verbal établi par Pôle emploi. En outre, si elle produit également un passeport à son nom ainsi que le passeport de sa fille, elle ne verse que la première page de ces documents. Enfin, si elle produit effectivement les pages du carnet de santé de la jeune B et quelques relevés bancaires, ces derniers ne démontrent pas une résidence stable et effective sur le territoire français postérieurement à septembre 2020, date de l'indu contesté. Dans ces conditions, l'argumentation présentée par Mme E n'est pas susceptible de remettre en cause le bien-fondé de l'appréciation de l'administration concernant l'absence de résidence en France.
Sur les conclusions relatives à la radiation du revenu de solidarité active :
11.Il résulte de l'instruction que Mme E a sollicité, par courrier du 28 juillet 2021, sa radiation au dispositif du revenu de solidarité active. Dès lors, la demande de l'intéressée ayant été satisfaite, Mme E n'a pas intérêt à contester la décision portant radiation de ses droits au bénéfice du revenu de solidarité active. Par suite, les conclusions à fin d'annulation à l'encontre de la décision du 8 février 2022 en tant qu'elle porte radiation de ses droits au revenu de solidarité active doivent être rejetées comme irrecevables.
Sur les conclusions relatives aux remises de ses dettes :
12.Aux termes de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles : " Tout paiement indu de revenu de solidarité active est récupéré par l'organisme chargé du service de celui-ci ainsi que, dans les conditions définies au présent article, par les collectivités débitrices du revenu de solidarité active ()La créance peut être remise ou réduite par le président du conseil départemental en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration ".
13.Il résulte de l'instruction et notamment des multiples recours adressés à la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône ainsi qu'au département des Bouches-du-Rhône, que Mme E s'est bornée à contester le bien-fondé de l'indu de revenu de solidarité active mis à sa charge. Si la faculté de solliciter à tout moment une remise de dette est ouverte auprès de l'administration, il n'appartient pas au juge de faire droit à une telle demande sans décision préalable de l'administration. Par suite, en l'absence de recours administratif préalable relatif à une demande de remise gracieuse de ses dettes, les conclusions présentées par la requérante et tendant à obtenir une telle remise sont irrecevables, et doivent, dès lors, être rejetées.
14.Il résulte de tout ce qui précède que Mme E n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 8 février 2022 par laquelle la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône a confirmé, d'une part la radiation de ses droits au revenu de solidarité active à compter du 1er septembre 2020 et d'autre part, un indu d'un montant de 5 065,63 euros au titre de la période de septembre 2020 à juillet 2021. Par suite, les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du département des Bouches-du-Rhône, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par Mme E au titre des frais qu'elle a exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme E est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D E et au département des Bouches-du-Rhône.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 mars 2024.
Le magistrat désigné,
signé
G. FédiLa greffière,
signé
S. Ibram
La République mande et ordonne au ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition,
Pour la greffière en chef,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026