vendredi 17 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2203364 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | SCP MOTEMPS & TRIBOT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 20 avril 2022, M. A B, Mme C E et M. D F, représentés par Me Tribot, demandent au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article R. 541-1 du code de justice administrative :
1°) de condamner la société des eaux de Marseille Métropole (SEMM) à leur verser une indemnité provisionnelle d'un montant de 14 769,97 euros à valoir sur l'indemnisation des préjudices qu'ils ont subis du fait de fuites survenues sur des canalisations exploitées par la SEMM ;
2°) de mettre à la charge de la SEMM au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, d'une part la somme de 1 200 euros à verser à Mme E et M. B, et d'autre part, la même somme à verser à M. F ;
Ils soutiennent que la SEMM est tenue de réparer l'intégralité des dommages, dont l'ampleur n'est pas sérieusement contestée, qu'ils ont subis du fait de fuites apparues sur le réseau de distribution d'eau géré par cette société ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 décembre 2022, la SEMM conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 200 euros soit mise à la charge des requérants au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative :
- elle fait valoir à titre principal que le litige relève de la compétence de l'ordre judiciaire ;
- que l'imputabilité des dommages reste discutable et par suite son obligation de réparation intégrale n'est pas certaine ;
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Eu égard aux rapports de droit privé qui lient le service public industriel et commercial de distribution d'eau potable à ses usagers, il n'appartient qu'à la juridiction judiciaire de connaître des dommages causés à ces derniers à l'occasion de la fourniture de la prestation due par le service, alors même que ces dommages trouvent leur origine dans des incidents survenus en amont du branchement particulier des usagers, notamment en cas de fuites survenues sur la canalisation desservant ce branchement particulier.
2. Il est constant que les infiltrations d'eau ayant endommagé des éléments mobiliers et immobiliers dont les requérants sont propriétaires à Marseille sont imputables, en tout ou partie, à des fuites survenues sur les canalisations d'eau potable qui desservent leurs domiciles. Dans ces conditions, les conclusions de nature indemnitaire qu'ils dirigent devant le juge des référés du tribunal administratif contre la SEMM, exploitant de ce réseau d'eau potable dont ils sont usagers, sont portées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître, ainsi que le soutient cette société. La requête de M. A B, Mme C E et de M. D F doit donc être rejetée en toutes ses conclusions.
3. Il n'y a pas lieu dans les circonstances de l'espèce de faire droit aux conclusions présentée par la SEMM au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A B, Mme C E et M. D F est rejetée.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la SEMM est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, Mme C E, M. D F et à la société des eaux de Marseille Métropole (SEMM).
Fait à Marseille, le 17 février 2023.
Le juge des référés
signé
P. ROUSSELLE
La République mande et ordonne au préfet des Bouches du Rhône en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026