mardi 23 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2203918 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL LELIEVRE SAINT-PIERRE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 10 mai 2022, 22 novembre 2023, 31 janvier 2024 et 1er février 2024, Mme A B, représentée par la SELARL Lelièvre-Saint-Pierre, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner l'office national des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM) à lui verser une somme globale de 679 145,90 euros en réparation de ses préjudices, sauf à ce que celui-ci soit partiellement réparé par le centre hospitalier (CH) d'Aubagne et son assureur, résultant des fautes ou accidents médicaux survenus à compter du 10 mai 2019, assortie des intérêts au taux légal à compter du 4 mars 2022, avec anatocisme ;
2°) de condamner le centre hospitalier (CH) d'Aubagne et son assureur la société hospitalière d'assurance mutuelle (SHAM) devenu Relyens, à lui verser une somme de 10 000 euros en réparation de son préjudice d'impréparation, découlant du défaut d'information fautif dont elle a été l'objet, assortie des intérêts au taux légal à compter du 4 mars 2022, avec anatocisme ;
3°) de désigner un expert architecte pour déterminer les besoins en aménagements du logement induits par son handicap et d'en chiffrer le coût ;
4°) de mettre les frais d'expertise à la charge de tout succombant ;
5°) de mettre à la charge de tout succombant une somme de 5 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- dans le cadre de sa prise en charge au CH d'Aubagne le 10 mai 2019 pour une coloscopie à visée diagnostique, elle a été victime d'une perforation colique constituant un accident médical non fautif rare (0,06 % des cas) et grave à l'origine d'une insuffisance rénale aggravée nécessitant des dialyses 3 fois par semaine ayant entraîné un hématome du psoas, second accident médical non fautif ayant impacté son nerf crural et sa motrice du membre inférieur gauche ;
- les deux accidents médicaux non fautifs dont elle a été victime ont entraîné des conséquences dommageables aboutissant à un déficit fonctionnel permanent de 50% justifiant l'indemnisation de ses préjudices au titre de la solidarité nationale par l'ONIAM ;
- la réalisation d'une expertise architecturale permettrait de déterminer les besoins en aménagement de son logement compte tenu de ses séquelles ;
- le CH d'Aubagne a manqué à son obligation d'information préalable de sorte qu'elle a perdu une chance de se soustraire à l'intervention de coloscopie à visée diagnostique au moins à 50% venant s'ajouter à l'indemnisation de son préjudice d'impréparation à hauteur de 10 000 euros ;
- au titre de la solidarité nationale elle a droit à l'indemnisation de ses préjudices temporaires, à savoir un déficit fonctionnel temporaire à hauteur de 18 000 euros, des souffrances endurées à hauteur de 20 000 euros, un préjudice esthétique temporaire à hauteur de 4 000 euros et des besoins en assistance par une tierce personne d'un montant de 58 627 euros ;
- elle a également doit à l'indemnisation de ses préjudices permanents, à savoir un déficit fonctionnel permanent à hauteur de 130 000 euros, un préjudice esthétique permanent à hauteur de 5 000 euros, un préjudice d'agrément à hauteur de 15 000 euros, des frais d'adaptation de son logement compte-tenu de ses difficultés motrices à hauteur de 395 000 euros, de besoins en assistance par une tierce personne à hauteur de 29 970 euros, de frais de véhicule adapté non déterminé, de frais divers de déplacement à hauteur de 308,90 euros et de frais d'assistance à expertise d'un montant de 3 240 euros.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 26 juillet 2022 et 14 février 2024, l'ONIAM représenté par la SCP Saidji et Moreau, conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les critères de gravité et d'anormalité du dommage ne sont pas remplis en l'espèce pour aboutir à une indemnisation au titre de la solidarité nationale et qu'il doit être mis hors de cause.
Par un mémoire, enregistré le 8 septembre 2022, la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) du Var, représentée par Me Vergeloni, demande au tribunal de réserver ses droits dans l'attente du chiffrage définitif de ses débours.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 février 2024, le CH d'Aubagne et Relyens représentés par la SELARL Carlini et associés, concluent au rejet de la requête.
Ils font valoir que :
- aucune faute n'a été commise dans le cadre de la prise en charge de Mme B au sein de l'établissement ;
- la réalisation de la coloscopie à visée diagnostique le 10 mai 2019 était licite et adaptée à la situation de la requérante ;
- les experts n'ont retenu aucun défaut d'information fautif imputable à l'établissement ;
- la réalisation d'une expertise architecturale n'est pas utile en l'espèce ;
- à titre subsidiaire, l'indemnisation d'un éventuel préjudice d'impréparation de Mme B ne saurait excéder la somme de 1 500 euros.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Ludivine Journoud, magistrate rapporteure,
- les conclusions de Mme Amélie Lourtet, rapporteure publique,
- les observations de Me Saint-Pierre pour Mme B et celles de Me Baverel substituant Me Carlini pour le CH d'Aubagne et Relyens.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, aide-soignante à la retraite alors âgée de 69 ans, a subi une coloscopie à visée diagnostique le 10 mai 2019 au CH d'Aubagne qui s'est compliquée d'une perforation colique puis d'un abcès nécessitant trois interventions postérieures, conduisant à une atteinte de ses fonctions rénales chez une patiente qui souffrait déjà d'hyper-tension artérielle et d'insuffisance rénale chronique. Celle-ci a été à nouveau hospitalisée le 30 juillet 2019 au CH d'Aubagne compte-tenu de son insuffisance rénale aiguë. Le 5 août 2019, un hématome du psoas a été diagnostiqué et a nécessité le 6 août suivant une embolisation des artères L3 et L4 gauche à l'hôpital Nord de Marseille. L'hématome du psoas a entraîné une paralysie marquée crurale gauche avec déficit de la flexion dorsale du pied et un déficit sensitif de la face antérieure de la cuisse gauche. Mme B a subi par ailleurs un épisode infectieux et présenté d'importantes séquelles, notamment motrices et néphrologiques. Elle entend rechercher la responsabilité du CH d'Aubagne ou de l'ONIAM pour obtenir l'indemnisation des préjudices qu'elle a subi à la suite de l'intervention du 10 mai 2019.
Sur la responsabilité :
2. D'une part, aux termes du I de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute. () ".
3. D'autre part, aux termes de l'article R. 621-1 du code de justice administrative :
" La juridiction peut, soit d'office, soit sur la demande des parties ou de l'une d'elles, ordonner, avant dire droit, qu'il soit procédé à une expertise sur les points déterminés par sa décision. L'expert peut se voir confier une mission de médiation. Il peut également prendre l'initiative, avec l'accord des parties, d'une telle médiation. Si une médiation est engagée, il en informe la juridiction. Sous réserve des exceptions prévues par l'article L. 213-2, l'expert remet son rapport d'expertise sans pouvoir faire état, sauf accord des parties, des constatations et déclarations ayant eu lieu durant la médiation. ".
4. Il résulte de l'instruction, et ce malgré la production de deux expertises médicales, dont l'une diligentée par la CCI PACA et l'autre par le tribunal de céans, qu'en présence de conclusions très divergentes notamment s'agissant du taux de déficit permanent et de la date de consolidation à retenir, le tribunal n'est pas en mesure de déterminer avec certitude l'existence d'une faute commise par le CH d'Aubagne, ni le droit à indemnisation, notamment au titre de la solidarité nationale, s'agissant des conséquences dommageables subies par Mme B, dans le cadre de sa prise en charge initiale au CH d'Aubagne le 10 mai 2019 pour une coloscopie à visée diagnostique ainsi que l'étendue de ses préjudices. Dans ces conditions, il y a lieu d'ordonner avant dire droit une nouvelle expertise médicale confiée à un collège d'experts composé d'un spécialiste en chirurgie intestinale et gastrique et d'un spécialiste en néphrologie sur ces points et de réserver, jusqu'en fin d'instance, les droits et moyens des parties sur lesquels il n'est pas expressément statué par le présent jugement.
Sur la charge des frais d'expertise :
5. En vertu de l'article R. 761-1 du code de justice administrative, les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. En vertu de l'article R. 761-4 du même code, la liquidation des dépens, y compris celle des frais et honoraires d'expertise définis à l'article R. 621-11, est faite par une ordonnance du président de la juridiction, après consultation, en cas de référé ou de constat, du magistrat délégué. L'article R. 621-13 dudit code dispose que lorsque l'expertise a été ordonnée sur le fondement du titre III du livre V, le président du tribunal en fixe les frais et honoraires par une ordonnance prise conformément aux dispositions des articles R. 621-11 et R. 761-4. Cette ordonnance désigne la ou les parties qui assumeront la charge de ces frais et honoraires. Cette ordonnance est ainsi prise après le dépôt du rapport d'expertise. Il y a lieu, dès lors, de rejeter les conclusions de la requérante tendant à ce que les frais d'expertise soient totalement mis à la charge de tout succombant, cette demande étant prématurée.
D E C I D E :
Article 1er : Il sera, avant de statuer sur la requête de Mme B, procédé à une expertise médicale confiée à un collège d'experts en présence des parties à l'instance.
Article 2 : Ce collège sera désigné par le président du tribunal. Il accomplira sa mission dans les conditions prévues par les articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative.
Article 3 : Ce collège, qui devra être composé d'un médecin spécialiste en chirurgie intestinale et gastrique et d'un médecin spécialiste en néphrologie, aura pour mission de :
1°) de se faire communiquer tous documents relatifs à l'état de santé de Mme B, sans que le secret médical lui soit opposable, et, notamment, tous documents relatifs au suivi médical, aux actes de soins, aux interventions et aux diagnostics pratiqués sur elle lors de la prise en charge de Mme B au CH d'Aubagne pour la coloscopie à visée diagnostique qu'elle a subie le 10 mai 2019 ; ainsi que les deux précédents rapport d'expertise ; de convoquer et d'entendre les parties et tous sachants ; de procéder à l'examen sur pièces du dossier médical de Mme B ;
2°) d'examiner Mme B et de décrire son état de santé et les soins et prescriptions antérieurs à sa prise en charge au CH d'Aubagne ; de décrire les conditions de sa prise en charge et l'ensemble des examens réalisés dans cet établissement ; de décrire l'état pathologique de Mme B ayant conduit aux soins, aux interventions et aux traitements pratiqués ; d'indiquer si Mme B a reçu une information préalable adaptée sur l'intervention du 10 mai 2019 et les risques afférents lui permettant de donner un consentement éclairé à la réalisation de la coloscopie à visée diagnostique dont elle a fait l'objet ;
3°) de donner son avis sur le point de savoir si les diagnostics établis, les traitements, interventions et les soins prodigués et leur suivi ont été consciencieux, attentifs, diligents et conformes aux données acquises de la science et aux règles de l'art, et s'ils étaient adaptés à l'état de Mme B ; de donner son avis notamment sur la pertinence des examens réalisés, sur l'adaptation des moyens d'investigation médicale mis en œuvre ou non, sur la surveillance mise en œuvre durant la prise en charge de Mme B et sur le traitement prescrit avant sa sortie du service ;
4°) de manière générale, de réunir tous les éléments devant permettre de déterminer si des fautes médicales, des fautes de soins ou des fautes dans l'organisation des services ont été commises lors de la prise en charge de Mme B ; de rechercher si les diligences nécessaires pour l'établissement d'un diagnostic exact ont été mises en œuvre ; de rechercher si les interventions et actes médicaux éventuellement pratiqués ont été exécutés conformément aux règles de l'art ; en l'absence de faute, de dire si la situation de Mme B relèvent d'un ou plusieurs accident(s) médical(aux) non fautif(s) ;
5°) de donner son avis sur le point de savoir si le dommage corporel constaté a un rapport avec l'état initial antérieur de Mme B, ou l'évolution prévisible de cet état ;
6°) de préciser si le dommage allégué constitue une conséquence anormale d'un acte médical, pratiqué sur la personne de Mme B au regard de leur état initial ou de l'évolution prévisible de cet état ; d'indiquer si l'acte en cause présentait un risque connu auquel Mme B était particulièrement exposées ; de dire, dans l'affirmative, quelle était l'importance de ce risque (en pourcentage) ;
7°) de déterminer la part des préjudices présentant un lien de causalité direct, certain et exclusif avec un ou plusieurs manquement(s) éventuel(s) reproché(s) ou un ou plusieurs accident(s) médical (aux) non fautif(s) au CH d'Aubagne, en les distinguant précisément et le cas échéant, en excluant la part des séquelles à mettre en relation avec les conséquences normalement prévisibles de la pathologie initiale, son évolution, ou toute autre cause extérieure ;
8°) de donner son avis sur l'ampleur (pourcentage) de la chance perdue par Mme B de voir son état de santé s'améliorer ou d'éviter de le voir se dégrader en raison des manquements éventuellement constatés ;
9°) d'indiquer à quelle date précise l'état de santé de Mme B peut être considéré comme consolidé et dans la négative, d'indiquer, si dès à présent, une incapacité permanente partielle est prévisible et en évaluer l'importance (en pourcentage précis) ;
10°) dans le cas d'une consolidation, de préciser s'il subsiste une incapacité permanente partielle pour Mme B et, dans l'affirmative, d'en fixer le taux précis et argumenté, en distinguant la part imputable au manquement éventuellement constaté de celle ayant pour origine toute autre cause (accident médical non fautif) ou pathologie, eu égard notamment aux antécédents médicaux de l'intéressée ;
11°) de préciser, le cas échéant, la durée de l'incapacité temporaire de Mme B en indiquant si elle a été partielle ou totale, en distinguant la part imputable au(x) manquement(s) éventuellement constaté(s) de celle ayant pour origine toute autre cause (accident médical non fautif) ou pathologie, eu égard notamment aux antécédents médicaux de l'intéressée ;
12°) de dire si l'état de santé de Mme B est susceptible de modification en amélioration ou en aggravation ; dans l'affirmative, de fournir toutes précisions utiles sur cette évolution, sur son degré de probabilité et dans le cas où un nouvel examen serait nécessaire, de mentionner dans quel délai ;
13°) de fournir au tribunal tous éléments de nature à lui permettre de se prononcer sur les éventuelles responsabilités encourues ;
14°) de dégager, en les spécifiant, les éléments propres à justifier, le cas échéant, une indemnisation au titre des préjudices patrimoniaux et extra-patrimoniaux subis par Mme B, y compris les besoins en adaptation de son logement, en distinguant, s'il y a lieu, la part imputable au(x) manquement(s) éventuellement constaté(s) ou de celle ayant pour origine toute autre cause (accident médical non fautif) ou pathologie, eu égard notamment aux antécédents médicaux des intéressées (en pourcentage, en temps ou en déterminant un chiffre sur une échelle de 1 à 7) ;
15°) s'il y a lieu, de faire toutes autres constatations nécessaires, d'entendre les observations de tous intéressés et d'annexer à son rapport tous documents utiles.
Article 4 : Le collège accomplira sa mission dans les conditions prévues par les articles R. 621-1 à R. 621-14 du code de justice administrative.
Article 5 : En application de l'article R. 621-9 du code de justice administrative, le collège déposera son rapport au greffe du Tribunal administratif de Marseille en deux exemplaires (1 exemplaire numérique + 1 exemplaire papier) dans le délai de quatre mois à compter de la notification de la présente ordonnance. Il notifiera une copie de son rapport à chacune des parties intéressées et, avec l'accord de celles-ci, utilisera à cette fin, dans la mesure du possible, des moyens électroniques.
Article 6 : Tous droits et moyens des parties, sur lesquels il n'est pas expressément statué par le présent jugement, sont réservés jusqu'en fin d'instance.
Article 7 : Le présent jugement sera notifié à Mme B, au centre hospitalier d'Aubagne, à l'office national des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales, à Relyens et à la caisse primaire d'assurance maladie du Var.
Délibéré après l'audience du 28 mai 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Frédérique Simon, présidente,
M. Alexandre Derollepot, premier conseiller,
Mme Ludivine Journoud, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 juillet 2024.
La rapporteure,
signé
L. JournoudLa présidente,
signé
F. Simon
La greffière,
signé
A. Vidal
La République mande et ordonne au directeur général de l'agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte d'Azur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026