mercredi 28 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2205127 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | SELARL BLUM-ENGELHARD-DE CAZALET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 22 juin 2022, l'Association syndicale autorisée (ASA) du Canal de Gap, représentée par la SCP Anne Seveaux et Paul Mathonnet, demande au juge des référés :
1°) sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, de condamner solidairement les sociétés Saunier Infra, Confluence, SOGEA Provence, GTM Sud et Charles Queyras à lui verser, à titre de provision, la somme totale de 422 012 euros en raison des préjudices subis résultant des désordres affectant la canalisation du canal de Gap et le chemin sous lequel elle est enterrée ;
2°) à titre principal, de mettre à la charge de ces sociétés la somme de 10 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ou, à titre subsidiaire, 13 986 euros dans le cas où les frais d'avocats engagés pendant l'expertise ne seraient pas indemnisés ;
Elle soutient que :
- les désordres affectant la piste de la rocade de Gap sous laquelle est enterrée la canalisation et le talus sont de nature décennale dès lors qu'ils rendent l'ouvrage impropre à sa destination et n'étaient pas visibles à la réception ;
- elle est fondée à rechercher la garantie décennale des constructeurs dès lors que la réception des travaux a été prononcée avec réserves le 2 avril 2017 ;
- la responsabilité des sociétés SOGEA Provence, Saunier Infra, GTM Sud, Charles Queyras et Confluence est engagée ;
- SOGEA Provence n'a pas exécuté la solution technique prévue par le contrat et a adopté une variante technique sans solliciter préalablement la conclusion d'un avenant ou un ordre de service ;
- cette société n'a pas respecté les règles de l'art s'agissant du choix des matériaux utilisés pour les enrochements et les remblais ainsi que la méthode pour effectuer les travaux ;
- elle n'a pas réalisé d'étude géotechnique G3 ;
- Saunier Infra a modifié le plan initial de façon à ce que le soutènement soit assuré par deux enrochements, en méconnaissance du contrat ;
- la société Confluence a validé les blocs d'enrochement sans étude préalable ;
- l'obligation est non sérieusement contestable à hauteur de 90% du montant total des préjudices subis, suivant la part de responsabilité retenue par l'expert pour les constructeurs ;
- son préjudice financier s'élève à 39 404,18 euros au titre des dépenses exposées pour le diagnostic et la mise en œuvre de mesures conservatoires pour remédier aux désordres, 48 573, 54 euros au titre des mesures d'expertise, incluant les dépens à hauteur de 34 128, 60 euros, 6 616,08 euros au titre des pertes d'exploitation et 323 854,20 euros au titre des travaux de réparation,.
La procédure a été transmise aux sociétés Saunier Infra, SOGEA Provence, GTM Sud et Charles Queyras, qui n'ont pas produit.
Vu :
- l'ordonnance n° 200412 du 30 mars 2020 par laquelle le juge des référés du tribunal administratif de Marseille a ordonné une expertise et désigné, en qualité d'expert, M. B ;
- la décision désignant M. C en qualité de sapiteur ;
- le rapport d'expertise déposé au greffe du tribunal le 10 janvier 2022 ;
- l'ordonnance du 31 janvier 2022 par laquelle le juge des référés du tribunal administratif a taxé les frais d'expertise à la somme de 27 750 euros TTC ;
- l'ordonnance du 31 janvier 2022 par laquelle le juge des référés du tribunal administratif a taxé les frais d'expertise à la somme de 6 378,60 TTC ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des marchés publics ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme A pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 541-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable. Il peut, même d'office, subordonner le versement de la provision à la constitution d'une garantie. ".
2. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient au juge des référés de rechercher si, en l'état du dossier qui lui est soumis, l'obligation du débiteur éventuel de la provision est ou non sérieusement contestable sans avoir à trancher ni de questions de droit se rapportant au bien-fondé de cette obligation ni de questions de fait soulevant des difficultés sérieuses et qui ne pourraient être tranchées que par le juge du fond éventuellement saisi. De même, pour regarder une obligation comme non sérieusement contestable, il appartient au juge des référés de s'assurer que les éléments qui lui sont soumis par les parties sont de nature à en établir l'existence avec un degré suffisant de certitude. Dans ce cas, le montant de la provision que le juge des référés peut allouer n'a d'autre limite que celle qui résulte du caractère non sérieusement contestable de l'obligation dont les parties font état. Dans l'hypothèse où l'évaluation du montant de la provision résultant de cette obligation est incertaine, le juge des référés ne doit allouer de provision, le cas échéant assortie d'une garantie, que pour la fraction de ce montant qui lui parait revêtir un caractère de certitude suffisant.
3. L'ASA du Canal de Gap s'est vue confier, par l'État, la maîtrise d'ouvrage et la maîtrise d'œuvre pour la réalisation des travaux de dévoiement de la canalisation requis par le projet de construction de la rocade de Gap. Par une convention notifiée le 3 mai 2016, l'ASA du Canal de Gap a confié la maîtrise d'œuvre des travaux à la société Saunier Infra. Par un acte d'engagement signé le 20 avril 2016, l'ASA a confié au groupement solidaire constitué de la société Charles Queyras TP, aux droits de laquelle vient la société SOGEA Provence et de la société Chantiers modernes Sud, aux droits de laquelle vient la société GTM Sud, les travaux, lesquels comprenaient la construction d'une piste en déblai d'un talus, confortée par une paroi clouée le long d'un tronçon. La société Confluence s'est vue confier, en octobre 2016, la réalisation des études géotechniques. Les travaux ont débuté en mai 2016 et se sont achevés en août 2016 avec une réception prononcée le 10 octobre 2016 et le 2 avril 2017. Lors de la remise en fonction de la canalisation, en mars 2017, l'ASA a constaté une importante fuite d'eau, mettant en évidence l'existence d'un glissement de terrain. Saisi par l'ASA, le juge des référés du tribunal administratif de Marseille a, par ordonnance du 30 mars 2020, désigné un expert judiciaire, qui a remis son rapport le 10 janvier 2022. L'ASA du Canal de Gap demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, de condamner solidairement les sociétés Saunier Infra, Confluence, SOGEA Provence, GTM Sud et Charles Queyras à lui verser, à titre de provision, la somme totale de 422 012 euros au titre de ses préjudices résultant des désordres affectant la canalisation aux droits de la rocade de Gap.
Sur la demande de provision :
En ce qui concerne la demande de provision présentée sur le fondement de la responsabilité décennale des constructeurs :
S'agissant du caractère décennal des désordres :
4. Il résulte des principes qui régissent la garantie décennale des constructeurs que des désordres apparus dans le délai d'épreuve de dix ans à compter de la réception de l'ouvrage, de nature à compromettre la solidité de celui-ci ou à le rendre impropre à sa destination dans un délai prévisible, engagent leur responsabilité, même si ces désordres ne se sont pas révélés dans toute leur étendue avant l'expiration du délai de dix ans. Le caractère apparent des désordres à la réception fait obstacle à ce que la responsabilité des constructeurs puisse être engagée sur le fondement de la garantie décennale. Le constructeur dont la responsabilité est recherchée sur ce fondement ne peut en être exonéré, outre les cas de force majeure et de faute du maître d'ouvrage, que lorsque, eu égard aux missions qui lui étaient confiées, il n'apparaît pas que les désordres lui soient en quelque manière imputables.
5. Il résulte l'instruction qu'un affaissement des zones d'enrochement (ER1 et ER2) a été constaté, avec un état critique des enrochements et de la longrine les supportant. La piste recouvrant la canalisation, dite " piste ASA ", est impraticable. Ces désordres ont entrainé le déboitement de la canalisation sous le secteur de l'ER1 en avril 2018, nécessitant sa réparation, la purge et l'évacuation des matériaux qui la recouvraient et des enrochements qui la soutenaient. La zone ER1 a été déblayée et les enrochements évacués, tandis que sur la zone ER2, les enrochements continuent de s'affaisser, représentant un danger important, avec un risque d'éboulement vers le torrent en contrebas. Il résulte encore de l'instruction que les travaux ont été partiellement réceptionnés le 10 octobre 2016, puis le 2 avril 2017 avec réserves, lesquelles ne portent pas sur les désordres en litige. Il résulte encore de l'instruction que les désordres sont apparus au mois d'avril 2018 s'agissant de l'enrochement n° 1 et au mois d'avril 2019 s'agissant de l'enrochement n° 2, et n'étaient pas apparents au moment de la réception. Ces désordres, qui affectent la solidité de l'ouvrage et le rendent impropre à sa destination, présentent un caractère décennal et sont de nature à engager la responsabilité des constructeurs.
S'agissant de l'imputabilité des désordres :
6. Il résulte du rapport d'expertise que la société SOGEA n'a pas réalisé le projet prévu dans le marché qui consistait, sur les secteurs ER1 et ER2, à construire la piste en déblai du talus conforté par une paroi clouée. L'entreprise a adopté une variante consistant en la mise en œuvre de remblais sur une hauteur de l'ordre de 2 m à 2,5 m par rapport au terrain naturel, retenus à l'aval par des enrochements, qui viennent surcharger les terrains, de nature instables. L'expert note que les enrochements et les remblais ainsi mis en œuvre n'ont fait l'objet d'aucune étude de stabilité prenant en compte l'ensemble des paramètres, notamment la géométrie des profils en travers. Celui-ci constate également que les règles de l'art n'ont pas été respectées s'agissant de la qualité des enrochements, du drainage amont et aval, qui n'a pas été effectué, et du géotextile. Les remblais ont été exécutés avec les matériaux du site et le compactage n'a pas fait l'objet de contrôle.
7. Les désordres en cause sont imputables à la société SOGEA, qui a mis en œuvre cette variante sans validation du maître d'ouvrage et sans avoir fait réaliser d'étude par le géotechnicien. Ils sont également imputables à la société Confluence qui a validé la stabilité des enrochements et la construction de la piste en remblais sans demander d'extension de sa mission aux fins de réaliser une nouvelle étude préalable. La société Saunier, maître d'œuvre, est également responsable dès lors que, chargée d'une mission DET et VISA, elle a collaboré à la mise en œuvre de la variante et n'a pas exigé de la SOGEA la production des notes de calcul nécessaires à sa validation. Par suite, l'ASA du Canal de Gap est fondée à solliciter la condamnation solidaire des sociétés SOGEA, Confluence et Saunier Infra pour les désordres en cause.
S'agissant du montant de la provision :
8. Il résulte du rapport d'expertise que l'expert a retenu un montant de préjudices pour l'ASA de 46 782,42 euros HT au titre des mesures conservatoires permettant de remédier aux désordres, montant qui n'est pas contesté. Il y a donc lieu d'allouer à l'ASA le montant de la provision demandée à ce titre, soit 39 404,18 euros.
9. L'expert a également retenu 3 585 euros HT au titre de la réalisation d'un plan topographique et des travaux de reconnaissance demandés à l'ASA dans le cadre de l'expertise. Il y a donc lieu d'allouer à l'ASA le montant de la provision demandée à ce titre soit 3 226,50 euros.
10. L'ASA sollicite également 6 616,08 euros au titre de son préjudice d'exploitation correspondant au temps passé par ses agents en lien avec les désordres. Il résulte du rapport d'expertise que l'expert a évalué le temps passé par le directeur de l'ASA dans le cadre des travaux préparatoires à 4 025 euros HT, montant qui n'est pas contesté. Par suite, le montant non sérieusement contestable de l'obligation due l'ASA à ce titre s'élève à 4 025 euros.
11. L'ASA sollicite également une provision au titre de " la mise en œuvre et la participation aux opérations d'expertise " à hauteur de 48 573,54 euros HT euros (53 970,60 euros HT auxquels elle retranche 10%) incluant les honoraires de l'expert, la réalisation des études et travaux demandés par l'expert et l'assistance d'un cabinet d'avocat durant les opérations d'expertise. S'agissant des honoraires d'expertise, ceux-ci sont indemnisés au titre des dépens, il y a donc lieu de rejeter cette demande. S'agissant de la réalisation des études et des travaux demandés par l'expert, ils sont indemnisés au point 9. S'agissant des frais et honoraires d'avocat que l'Association a dû prendre en charge pour le suivi de l'expertise, dont elle justifie à hauteur de 19 500 euros HT euros par la production de factures, celles-ci sont antérieures à la réalisation de l'expertise demandée par la requérante et ordonnée par le tribunal le 3 mars 2020, et se rapportent aux frais de l'expertise demandée par la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement et ordonnée par le tribunal le 5 juillet 2018, donc distincts du présent litige. Par suite, il y a lieu de rejeter cette demande.
12. S'agissant des travaux de reprise, il résulte de l'instruction que l'expert les a chiffrés à la somme de 359 838 euros HT, lesquels consistent à reconstruire une piste entre les secteurs ER1 et ER2 suivant la technique prévue initialement au marché. Ce montant, non contesté, inclut 10% d'aléas ainsi que des frais de maîtrise d'œuvre et l'intervention d'un géotechnicien. Cette créance n'étant pas sérieusement contestable, il y a lieu d'allouer à l'ASA le montant de la provision demandée à ce titre, soit 323 854,20 euros.
13. Il résulte de ce qui précède que le montant non sérieusement contestable de la créance pouvant être allouée à l'ASA s'élève à la somme de 370 509,88 euros. Il y a donc lieu de condamner solidairement les sociétés SOGEA, Confluence et Saunier Infra à lui verser une provision de ce montant.
Sur les frais d'expertise :
14. Les frais et honoraires d'expertise ont été taxés et liquidés à la somme totale de de 34 128,60 euros TTC par deux ordonnances du tribunal administratif de Marseille du 31 janvier 2022, incluant les honoraires de l'expert et du sapiteur. Il y a lieu de mettre ces frais à la charge solidaire des sociétés SOGEA, Confluence et Saunier Infra.
Sur les frais d'instance :
15. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge solidaire des sociétés SOGEA, Confluence et Saunier Infra une somme globale de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative au titre des frais exposés par l'ASA Canal de Gap et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : Les sociétés SOGEA, Confluence et Saunier Infra sont condamnées in solidum à verser à l'ASA Canal de Gap la somme provisionnelle de 370 509,88 euros .
Article 2 : Les sociétés SOGEA, Confluence et Saunier Infra verseront solidairement la somme de 2 000 euros à l'ASA Canal de Gap au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les frais d'expertise, taxés à hauteur de 34 128,60 euros, sont mis à la charge solidaire des sociétés SOGEA, Confluence et Saunier Infra.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à l'ASA du Canal de Gap, à la société Saunier Infra, à la Société Confluence, à la Société SOGEA Provence, à la Société GTM Sud et à la Société Charles Queyras travaux publics.
La juge des référés,
Signé
C. A
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
P. La greffière en chef,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026