LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2206781

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2206781

jeudi 25 mai 2023

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2206781
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation5ème Chambre
Avocat requérantSELARL REBUFAT DENIS ET ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés le 5 août 2022, le 12 octobre 2022, le 30 novembre 2022 et le 20 janvier 2023, le préfet des Alpes-de-Haute-Provence défère au tribunal, sur le fondement des articles L. 2122-1 et L. 2132-9 du code général de la propriété des personnes publiques et L. 513-1 du code de l'énergie, la société Verdon Voyages et demande, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de sanctionner ladite société d'une contravention de grande voirie ;

2°) de rejeter les conclusions de cette société tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- le 2 août 2022, la compagnie de gendarmerie de Castellane, a constaté que la société " Verdon Voyages " occupait sans titre le domaine public fluvial dont la gestion des conventions d'occupations temporaires a été confiée à la commune de Montagnac-Montpezat. L'officier de police judiciaire a alors rédigé alors un procès-verbal constatant la présence en bord du lac de Montpezat, sur la commune de Montagnac-Montpezat, d'embarcations de location, d'un véhicule et d'une remorque ;

- en l'espèce, la société Verdon Voyages occupe le domaine public hydroélectrique par un ensemble de canoës sans titre d'occupation, comme le gérant de ladite société l'a reconnu lors du constat de l'infraction ; la société y réalise la mise à l'eau de ses embarcations au moyen d'une remorque à bateaux ; ces derniers sont chargés et déchargés sur les berges du lac de Montpezat ainsi que d'autres sites dans le Verdon ; la société y fait naviguer ses canoës, préalablement loués à ses clients, pour des prestations organisées d'une durée qui est généralement de trois heures en étant éventuellement accompagnés par un guide ; de ce fait, elle exploite une activité économique dépassant le droit d'usage qui appartient à tous sur le domaine public hydroélectrique, berges et plan d'eau compris, sans autorisation pour ce faire ;

- cette méconnaissance des articles L. 2122-1, L. 2132-9 du code général de la propriété de la personne publique et L. 513-1 du code de l'énergie a fait l'objet d'un procès-verbal notifié au gérant de la société, le 2 août 2022, soit dans un délai inférieur à 10 jours conformément à l'article L. 774-2 du code de justice administrative ; de plus ce procès-verbal a été établi par un officier de police judiciaire de la gendarmerie, conformément aux articles L. 513-3 du code de l'énergie et L. 2132-21 du code général de la propriété de la personne publique ;

- la gendarme ayant dressé le procès-verbal est bien habilitée à constater des contraventions de grande voirie en tant qu'officier de police judiciaire ;

- la matérialité et la localisation précise des faits sont parfaitement avérées ;

- le procès-verbal comporte un ensemble de photographies qui démontrent la présence des canoës sur le domaine public hydroélectrique au niveau de la mise à l'eau ; l'occupation récurrente et régulière, quoique ponctuelle, du domaine public, et son exploitation privative à des fins économiques sans autorisation pour ce faire est donc bien avérée et l'infraction constituée ;

- contrairement à ce qui est soutenu par la requérante, il y a bien empêchement dans le libre accès au domaine public.

- les autorisations d'occupation du domaine public qui ont été attribuées sur le domaine public hydroélectrique des retenues de Quinson, sur le lac de Montpezat, ont bien fait l'objet d'un avis d'appel public à la concurrence le 24 juin 2019 ; la délibération du conseil municipal de Montagnac-Montpezat en date du 19 juillet 2019, qui en a acté le résultat, est librement accessible sur le site internet de la commune.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 9 septembre 2022, le 26 octobre 2022 et le 23 décembre 2022, la société Verdon Voyages, représentée par Me Lasbats-Mazille, demande au tribunal :

1°) de la relaxer des poursuites et de ne pas prononcer de contravention de grande voirie à son encontre ;

2°) de prononcer une mesure de médiation et désigner un médiateur à cette fin ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- le procès-verbal a été établi de façon irrégulière par un agent n'ayant pas compétence pour ce faire ;

- la matérialité des faits n'est pas avérée ; ni le procès-verbal ni aucun autre document n'indique clairement la localisation de l'éventuelle infraction de sorte que la procédure est irrégulière ;

- l'infraction reprochée n'est pas constituée ; aucune atteinte à l'intégrité du domaine public ne peut lui être reprochée ;

- elle n'a ni détérioré le domaine public ni commis une appropriation de ce domaine ; l'occupation du domaine public est ponctuelle ; elle ne constitue pas une privatisation dudit domaine ni une entrave pour les autres usagers.

- l'utilisation du domaine public, y compris à des fins économiques est tout à fait autorisée et ce, à titre gracieux, dans la mesure où elle ne constitue pas une privatisation du domaine public et n'empêchent pas les autres utilisateurs de circuler ;

- si le préfet estime que la délivrance d'autorisations d'occupation temporaire (AOT) permettrait d'encadrer le nombre d'embarcations sur le plan d'eau et de rétablir la libre concurrence, il devrait produire les autorisations d'occupation du domaine public attribuées à d'autres sociétés concurrentes ou du moins les appels à concurrence.

Un mémoire, présenté pour la société " Verdon Voyages ", a été enregistré le 6 février 2023 et n'a pas été communiqué en application de l'article R. 611-1 du code de justice administrative.

Vu :

- le procès-verbal de contravention de grande voirie dressé le 2 août 2022 ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général de la propriété des personnes publiques ;

- le code de l'énergie ;

- le code de procédure pénale ;

- le code la sécurité intérieure ;

- le code de justice administrative, notamment son article L. 774-1.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Laso ;

- les conclusions de Mme Beyrend, rapporteure publique ;

- les observations de Me Lasbats-Mazille, représentant la société Verdon Voyages.

Considérant ce qui suit :

1. Le 2 août 2022, le maréchal des logis - chef, A B, officier de police judiciaire en résidence à Esparron-de-Verdon, dont l'intervention a été requise par le maire de la commune de Montagnac-Montpezat sur la mise à l'eau du lac de Montpezat, a dressé un procès-verbal de contravention de grande voirie à l'encontre de la société " Verdon Voyages " au motif d'une occupation sans titre du domaine public hydroélectrique concédé par des embarcations de type canoës.

Sur la demande de médiation :

2. Aux termes de l'article L. 213-7 du code de justice administrative : " Lorsqu'un tribunal administratif ou une cour administrative d'appel est saisi d'un litige, le président de la formation de jugement peut, après avoir obtenu l'accord des parties, ordonner une médiation pour tenter de parvenir à un accord entre celles-ci ".

3. La société Verdon Voyages demande au tribunal de bien vouloir prononcer une mesure de médiation et de désigner un médiateur à cette fin. Toutefois, le préfet des Alpes-de-Haute-Provence, a opposé un refus à cette demande de médiation. Par suite, à défaut d'accord entre les parties, les conclusions aux fins de médiation ne peuvent qu'être rejetées.

Sur le fondement des poursuites :

4. Aux termes de l'article L. 513-1 du code de l'énergie : " I.- Toute atteinte à l'intégrité, à l'utilisation et à la conservation du domaine public hydroélectrique concédé ou de nature à compromettre son usage ou toute atteinte à une servitude administrative mentionnée aux articles L. 521-8 et L. 521-9 constitue une contravention de grande voirie. / II. - Le domaine public hydroélectrique concédé est constitué de l'ensemble des terrains, ouvrages ou installations, cours d'eau et lacs compris dans le périmètre d'une concession hydraulique, sans préjudice du classement de certains de ces éléments dans le domaine public fluvial. ". Et aux termes de l'article L. 513-4 du code de l'énergie : " () III. - Les personnes condamnées sont tenues de réparer les atteintes mentionnées à l'article L. 513-1. Elles supportent les frais des mesures provisoires et urgentes que l'Etat ou le concessionnaire a pu être conduit à prendre pour faire cesser le trouble apporté au domaine public par les infractions constatées. / IV. - Sans préjudice de l'article L. 2132-27 du code général de la propriété des personnes publiques, les atteintes au domaine public hydroélectrique concédé constatées conformément au présent chapitre sont passibles d'une amende de 150 € à 12 000 €, sous réserve de ne pas avoir fait l'objet de l'une des amendes prévues aux articles L. 2132-5 à L. 2132-9 du même code. ".

5. La convention d'occupation des berges et de la retenue de Quinson en date du 6 décembre 2012, conclue entre l'Etat, Electricité de France (EDF) et la commune de Montagnac-Montpezat, précise que le domaine public hydroélectrique concédé s'étend sur la retenue et les berges jusqu'à la cote 406 NGF. Il résulte de l'instruction, notamment du procès-verbal établi le 2 août 2022 et des photos annexées, que les faits reprochés, situés sur le site de mise à l'eau du lac de Montpezat, au bord du lac de Montpezat, sont survenus sur le domaine public hydroélectrique concédé. Par suite, le régime de protection institué par les articles L. 513-1 et L. 513-4 du code de l'énergie précités est applicable.

Sur la régularité des poursuites :

6. En premier lieu, aux termes de l'article L. 513-3 du code de l'énergie : " Outre les agents mentionnés à l'article L. 2132-21 du code général de la propriété des personnes publiques, les fonctionnaires et agents de l'Etat habilités conformément à l'article L. 142-21 et les agents assermentés du concessionnaire ont compétence, sous le contrôle et la direction des services de l'Etat, pour constater les contraventions en matière de grande voirie mentionnées à l'article L. 513-1 et dans les textes pris pour son application. ". Et aux termes de l'article L. 2132-21 du code général de la propriété des personnes publiques : " Sous réserve de dispositions législatives spécifiques, les agents de l'État assermentés à cet effet devant le tribunal judiciaire, les agents de police judiciaire et les officiers de police judiciaire, ainsi que les agents des douanes, sont compétents pour constater les contraventions de grande voirie. ".

7. Ainsi que le fait valoir le préfet des Alpes-de-Haute-Provence, le procès-verbal constatant l'infraction en date du 2 août 2022 a été dressé par un sous-officier de gendarmerie, maréchal des logis-chef, en résidence à Esparron-de-Verdon. Selon un arrêté de la procureure générale près la Cour d'appel d'Aix-en-Provence en date du 23 février 2021, cet agent est habilité, en qualité d'officier de police judiciaire, à exercer effectivement les attributions attachées à cette qualité dans les limites territoriales correspondant à son affectation. Par suite, en application des dispositions citées au point 4, cet agent, en tant qu'officier de police judiciaire, étaient bien compétent pour constater la contravention de grande voirie en litige.

8. En second lieu, le procès-verbal dressé le 2 août 2022 énonce clairement le lieu du litige, soit la mise à l'eau du lac de Montpezat, chemin de Montpezat, et comporte, photographies à l'appui, la description des personnes, matériels, installations et modes opératoires relevés sur site. Par suite, le moyen tiré de ce que la matérialité des faits n'est pas avérée et par suite, la procédure irrégulière, doit être écarté.

Sur l'atteinte au domaine public :

9. Aux termes de l'article L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques : " Nul ne peut, sans disposer d'un titre l'y habilitant, occuper une dépendance du domaine public d'une personne publique mentionnée à l'article L. 1 ou l'utiliser dans des limites dépassant le droit d'usage qui appartient à tous ".

10. Lorsqu'il qualifie de contravention de grande voirie des faits d'occupation irrégulière d'une dépendance du domaine public, il appartient au juge administratif, saisi d'un procès-verbal accompagné de conclusions de l'administration tendant à l'évacuation de cette dépendance, d'enjoindre au contrevenant de libérer sans délai le domaine public et, s'il l'estime nécessaire et au besoin d'office, de prononcer une astreinte.

11. Il résulte de l'instruction, notamment du procès-verbal de contravention dressé le 2 août 2022 et du procès-verbal d'audition du gérant de la société Verdon Voyages, établi le même jour, que la société mise en cause, dont l'activité d'agence de voyage consiste pour partie à proposer la location sur internet de canoës permettant d'effectuer des excursions sur le Verdon, utilise en période estivale, plusieurs fois par jour, depuis le 1er août 2022, la mise à l'eau du lac de Montpezat, au bord du lac de Montpezat, pour accueillir ses clients et procéder à la dépose et à la mise à l'eau de ses embarcations au moyen d'une remorque à bateaux. A la date des faits reprochés, la société Verdon Voyages avait précisément en charge un groupe de 16 personnes, ainsi que d'autres clients, pour un total de 16 canoës, la location d'un canoë s'élevant à la somme de 55 euros pour 3 heures de navigation. Cette mise à disposition par la société Verdon Voyages de canoës au bénéfice de sa seule clientèle lui permet ainsi de se livrer à une exploitation économique sur le domaine public hydroélectrique concédé. Ainsi, la présence, même temporaire, de ces embarcations sur les berges du lac de Montpezat, qui est en lien direct avec l'activité commerciale de cette société, doit être regardée comme constituant une occupation privative du domaine public dépassant le droit d'usage qui appartient à tous, alors même qu'elle laisserait le soin à ses clients d'installer eux-mêmes les canoës sur les berges. Ces faits, dont la matérialité n'est pas utilement contestée par la société Verdon Voyages, constituent ainsi une contravention de grande voirie prévue et réprimée par les dispositions précitées du code général de la propriété des personnes publiques et du code de l'énergie, dès lors que la société contrevenante ne dispose d'aucun titre l'y habilitant. Par suite, au titre de l'action domaniale, en l'absence de titre d'occupation régulière du domaine public hydroélectrique concédé et en l'absence de précision sur la situation actuelle, il y a lieu, pour autant que la société Verdon Voyages n'y ait pas déjà procédé, de l'enjoindre de libérer sans délai le domaine public de toute occupation sans titre, sous astreinte de 100 euros par jour de retard passé le délai d'un mois compter de la notification du présent jugement.

Sur l'action publique :

12. Lorsqu'il retient la qualification de contravention de grande voirie s'agissant des faits qui lui sont soumis, le juge est tenu d'infliger une amende au contrevenant. Alors même que les dispositions précitées ne prévoient pas de modulation des amendes, le juge, qui est le seul à les prononcer, peut toutefois, dans le cadre de ce contentieux répressif, moduler leur montant dans la limite du plafond prévu par la loi et du plancher que constitue le montant de la sanction directement inférieure, pour tenir compte de la gravité de la faute commise, laquelle est appréciée au regard de la nature du manquement et de ses conséquences.

13. En application des dispositions de l'article L. 513-4 du code de l'énergie telles qu'énoncées au point 2 du présent jugement et eu égard à la matérialité et à la nature de l'infraction susvisée, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce et en application des dispositions précitées, de condamner la société Verdon Voyages à une amende de 1 000 euros.

Sur les frais liés au litige :

14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à la société Verdon Voyages une somme quelconque au titre des frais non compris dans les dépens qu'elle a exposés.

D E C I D E :

Article 1er : La société " Verdon Voyages " est condamnée à payer une amende de 1 000 (mille) euros.

Article 2 : Il est enjoint à la société " Verdon Voyages ", si elle ne l'a pas déjà fait, de libérer sans délai le domaine public hydroélectrique concédé, sous astreinte de 100 (cent) euros par jour de retard passé le délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera adressé au préfet des Alpes-de-Haute-Provence pour notification à la société Verdon Voyages dans les conditions prévues à l'article L. 774-6 du code de justice administrative.

Copie en sera adressée à la commune de Montagnac-Montpezat.

Délibéré après l'audience du 11 mai 2023, à laquelle siégeaient :

M. Laso, président,

Mme Niquet, première conseillère,

Mme Ollivaux, première conseillère,

Assistés de Mme Serbellone, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 mai 2023.

Le président-rapporteur,

Signé

J-M. LASOL'assesseure la plus ancienne,

Signé

A. NIQUET

La greffière,

Signé

A SERBELLONE

La République mande et ordonne au préfet des Ales-de-Hautes-Provence en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière en chef,

La greffière

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions