LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2208704

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2208704

mercredi 3 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2208704
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation8è ch Magistrat statuant seul
Avocat requérantSINGER

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. B... contestant un avis de sommes à payer émis par la commune de La Ciotat pour des travaux d'office sur un mur de soutènement. Le tribunal a jugé que, faute de titre de propriété, ce mur situé à l'aplomb de la voie publique et empêchant la chute de matériaux constitue un accessoire du domaine public communal. Par conséquent, la commune était tenue d'en assurer l'entretien, et ne pouvait mettre les frais de réparation à la charge du propriétaire riverain. La solution retenue est fondée sur les principes de la domanialité publique, sans application directe des articles du code de la construction et de l'habitation invoqués.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 18 octobre 2022, M. A... B..., représenté par Me Danjou, demande au tribunal :

1°) d’annuler l’avis de sommes à payer émis le 6 septembre 2022 par la commune de La Ciotat en remboursement des travaux d’office réalisés 590 boulevard Lavaux à La Ciotat sur un mur de soutènement pour un montant de 18 472,80 euros ;

2°) de mettre à la charge de la commune de La Ciotat la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



Il soutient que :

- la décision en litige est entachée d’une erreur de droit dès lors que l’inscription de la voie en emplacement réservé au plan local d’urbanisme de La Ciotat est de nature à empêcher la réalisation de travaux sur le mur de soutènement litigieux ;

- elle est entachée d’une autre erreur de droit dans la mesure où ce mur de soutènement qui sécurise la circulation doit être regardé comme un accessoire de la voie publique dont l’entretien relève de la seule responsabilité de la commune.



Par un mémoire en défense, enregistré le 12 janvier 2024, la commune de La Ciotat, représentée par Me Singer, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de M. B... sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

-le moyen tiré de l’illégalité des travaux réalisés sur le mur litigieux est inopérant ;
-l’autre moyen soulevé par M. B... n’est pas fondé.

Le président du tribunal a désigné Mme Forest, première conseillère, pour statuer sur les litiges mentionnés par l’article R. 222-13 du code de justice administrative.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code de justice administrative.



Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.


Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Forest,
- les conclusions de M. Garron, rapporteur public,
- et les observations de Me Rostane, substituant Me Danjou et représentant M. B..., et de Me Singer, représentant la commune de La Ciotat.

Considérant ce qui suit :

1. M. B... est propriétaire d’une propriété cadastrée BE0093 et située 590 boulevard de Lavaux à La Ciotat dont le mur de soutènement qui soutient les terres de la parcelle par rapport à la voirie s’est effondré fin 2018. Par courrier du 30 janvier 2020, la commune de La Ciotat a informé M. B... de la mise en œuvre d’une procédure de péril imminent et de la désignation d’un expert. Par un arrêté de péril imminent du 18 février 2020, le maire de La Ciotat lui a enjoint de prendre des mesures pour garantir la sécurité publique dans un délai de 8 jours à l’issue duquel la commune y procèderait d’office à ses frais. En l’absence de réalisation des travaux par M. B..., la commune y a fait procéder d’office et lui a adressé un avis de sommes à payer émis le 6 septembre 2022 pour un montant de 18 472,80 euros. M. B... demande au tribunal l’annulation de cet avis de sommes à payer.

Sur les conclusions à fin d’annulation :

2. Aux termes de l’article L. 511-1 du code de la construction et de l’habitation, dans sa version alors en vigueur : « Le maire peut prescrire la réparation ou la démolition des murs, bâtiments ou édifices quelconques lorsqu'ils menacent ruine et qu'ils pourraient, par leur effondrement, compromettre la sécurité ou lorsque, d'une façon générale, ils n'offrent pas les garanties de solidité nécessaires au maintien de la sécurité publique, dans les conditions prévues à l'article L. 511-2. Toutefois, si leur état fait courir un péril imminent, le maire ordonne préalablement les mesures provisoires indispensables pour écarter ce péril, dans les conditions prévues à l'article L. 511-3. / (…) ». Aux termes de l’article L. 511-1-1 du même code, alors en vigueur : « Tout arrêté de péril (…) est notifié aux propriétaires et aux titulaires de droits réels immobiliers sur les locaux, tels qu'ils figurent au fichier immobilier. (…) ». Enfin l’article L. 511-2 du même code précise, dans sa version alors en vigueur : « I. ― Le maire, par un arrêté de péril pris à l'issue d'une procédure contradictoire dont les modalités sont définies par décret en Conseil d'Etat, met le propriétaire de l'immeuble menaçant ruine, et le cas échéant les personnes mentionnées au premier alinéa de l'article L. 511-1-1, en demeure de faire dans un délai déterminé, selon le cas, les réparations nécessaires pour mettre fin durablement au péril ou les travaux de démolition, ainsi que, s'il y a lieu, de prendre les mesures indispensables pour préserver les bâtiments contigus. (…) ».

3. En l’absence de titre en attribuant la propriété aux propriétaires des parcelles en bordure desquelles il est édifié ou à des tiers, un mur situé à l’aplomb d’une voie publique et dont la présence évite la chute de matériaux qui pourraient provenir des fonds qui la surplombent doit être regardé comme un accessoire de la voie publique, même s’il a aussi pour fonction de maintenir les terres des parcelles qui la bordent.

4. M. B... produit, à la suite d’une mesure d’instruction, l’acte de vente du 14 février 1986 qui lui attribue la seule propriété d’une maison jumelée dans un immeuble à la Ciotat sur une parcelle cadastrée BE0093 pour 12 ares et 85 centiares. Il résulte ainsi de l’instruction qu’aucun titre n’attribue la propriété du mur en cause à M. B... ou à un tiers. Par suite, ce mur dont il n’est pas contesté par l’autorité territoriale qu’il surplombe la voie publique et évite la chute de matériaux sur celle-ci doit être regardé comme un accessoire de cette voie, appartenant au domaine public de la commune de La Ciotat, et ce même s’il a aussi pour fonction de maintenir les terres du fonds de M. B.... Dans ces conditions, l’avis de sommes à payer du 6 septembre 2022 est entaché d’un défaut de base légale et doit être annulé.

5. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur l’autre moyen de la requête, que M. B... est fondé à demander l'annulation du titre émis à son encontre le 6 septembre 2022.

Sur les frais de l’instance :

6. Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. B..., qui n’est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la commune de La Ciotat demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la commune de La Ciotat la somme de 1 500 euros, à verser à M. B..., au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



D E C I D E :



Article 1er : L’avis de sommes à payer émis le 6 septembre 2022 par la commune de La Ciotat est annulé.

Article 2 : La commune de La Ciotat versera la somme de 1 500 euros à M. B... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Les conclusions de la commune de La Ciotat présentées sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A... B... et à la commune de La Ciotat.



Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 décembre 2025.



La magistrate désignée,


Signé


H. Forest
La greffière,


Signé


F.-L. Boyé




La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière.





Décisions similaires

TA44Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2520806

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... A... comme manifestement irrecevable. La requérante contestait le refus de la commission d’accès aux documents administratifs de lui communiquer le dossier personnel de son arrière-grand-père. Saisi en plein contentieux, le tribunal a constaté que la requête n'était pas accompagnée de la décision attaquée et que Mme B... A..., résidant en Algérie, n'avait pas élu domicile sur le territoire national comme l'exige l'article R. 431-8 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation restée sans effet, ces vices n'ont pas été corrigés, justifiant le rejet sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.

01/06/2026

TA44Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2609206

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait d’enjoindre au ministre de l’intérieur de lui délivrer un certificat d’immatriculation pour son véhicule. Le juge a estimé que la mesure sollicitée était manifestement irrecevable car elle aurait pour effet de faire obstacle à l’exécution de la décision administrative de refus d’immatriculation déjà prise. En conséquence, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

TA63Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601156

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par M. A... d’une requête en plein contentieux visant à contester le rejet implicite de sa demande de communication des listes électorales des communes du Puy-de-Dôme et à obtenir une injonction de transmission. Le requérant s’est désisté de son instance par un mémoire du 25 avril 2026, désistement pur et simple. Par ordonnance du 1er juin 2026, la présidente du tribunal a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune décision au fond n’a donc été rendue sur la légalité du refus préfectoral.

01/06/2026

TA63Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601189

Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a rejeté l'opposition formée par Mme A... contre une contrainte émise par France Travail pour le recouvrement d'un indu d'allocation solidarité spécifique de 3 463,33 euros. La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation de précarité financière, mais ces moyens ont été jugés inopérants dans le cadre d'une opposition à contrainte. En application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans débat contradictoire.

01/06/2026

← Retour aux décisions