vendredi 28 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2300689 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL BAUDUCCO - ROTA - LHOTELLIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés le 19 janvier 2023 ainsi que les 25 janvier et 15 et 16 juillet 2024, Mme E B, ainsi que le groupe MAIF, représentés par Me Bauducco, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) de condamner l'État et/ou la commune d'Embrun à verser, d'une part, au groupe MAIF la somme totale de 398 468,62 euros et, d'autre part, à Mme B la somme de 33 131 euros, en réparation des préjudices subis du fait des glissements de terrains survenus à partir de l'année 2016 sous la propriété de Mme B ;
2°) de mettre à la charge de l'État et/ou la commune d'Embrun la somme de 4 000 euros à verser, d'une part, au groupe MAIF et, d'autre part, à Mme B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la responsabilité pour faute de l'État est engagée à leur égard du fait de l'insuffisance du classement de la parcelle sur laquelle ils ont édifié un immeuble d'habitation en zone B5 du plan de prévention des risques naturels ;
- la responsabilité pour faute de la commune d'Embrun, qui n'a pas informé l'État des risques de glissement de terrain, est également engagée à leur égard ;
- l'information délivrée aux riverains était insuffisante, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 125-1 du code de l'environnement ;
- aucune cause exonératoire n'est susceptible d'atténuer la responsabilité de l'État et de la commune d'Embrun ;
- en sa qualité d'assureur subrogé dans les droits de Mme B, le groupe MAIF est fondé, en application de l'article L. 111-3 du code des assurances, à solliciter le remboursement des sommes de 382 456,33 euros au titre de l'indemnité versée à Mme B, 3 749,19 euros au titre de l'actualisation de l'indemnité principale à compter du 19 juillet 2021, en application de l'indice BT01 du coût de la construction, 1 440 euros au titre du rapport Socotec, 2 394,66 euros au titre des frais d'évaluation foncière par M. C et 8 428,44 euros au titre des frais d'expertise judiciaire ;
- le préjudice subi par Mme B doit être réparé par l'allocation d'une somme de 380 euros correspondant au montant de la franchise contractuelle restée à sa charge, son préjudice moral doit être indemnisé par l'allocation d'un montant de 30 000 euros, et le montant des taxes foncières pour les années 2021 et 2022 doit lui être remboursé à hauteur de 1 352 et 1 399 euros.
Par un mémoire en défense enregistré le 27 juin 2024, le préfet des Hautes-Alpes conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- le glissement de terrain en cause doit être regardé comme un cas de force majeure, présentant un caractère irrésistible et imprévisible ;
- à titre subsidiaire, en l'état des connaissances lors de l'adoption du plan de prévention des risques naturels, l'État n'a commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité en classant la parcelle en cause en zone bleue B5 ;
- à titre infiniment subsidiaire, la responsabilité de l'État devrait être atténuée au regard des fautes commises par la commune d'Embrun et l'aménageur du lotissement ;
- la faute de la victime dans la poursuite des travaux de construction de la maison est de nature à l'exonérer de sa responsabilité pour la période postérieure à l'année 2016 et le montant du préjudice de la MAIF doit être limité à la somme de 136 999,41 euros ;
- les postes de préjudices dont se prévalent Mme B et la MAIF sont intégralement couverts par le fonds de prévention des risques naturels majeurs, ou sont sans lien avec la faute alléguée ;
- le préjudice moral de la requérante ne peut être indemnisé au-delà de la somme de 1 500 euros ;
- le groupe MAIF, s'il n'a pas opté pour une réassurance, n'est pas fondé à solliciter l'indemnisation de son préjudice, et dans le cas contraire, doit justifier du montant qui lui a été versé au titre de la réassurance.
Par un mémoire en défense enregistré le 11 juillet 2024, la commune d'Embrun, représentée par Me Jay, conclut au rejet de la requête et à ce que les dépens soient mis à la charge des requérants.
Elle fait valoir que :
- aucune faute ne lui est imputable, dès lors qu'elle ne disposait d'aucune information quant à un risque fort de mouvement de terrain au droit de la parcelle de Mme B ;
- à titre subsidiaire, la réalisation du risque naturel de glissement de terrain revêt le caractère de force majeure, exonératoire de toute responsabilité ;
- les fautes de l'aménageur, du constructeur et de la victime sont également de nature à atténuer sa propre responsabilité ;
- le préjudice de Mme B n'est pas établi dès lors qu'elle l'a elle-même aggravé en poursuivant les travaux après apparition des premières fissures en 2016 et jusqu'en 2022 ;
- celui de la MAIF n'est pas davantage établi.
La clôture de l'instruction a été fixée au 23 septembre 2024 par une ordonnance du 23 août précédent.
Un mémoire de Mme B et de la société MAIF, enregistré le 15 juillet 2024, n'a pas été communiqué.
Vu :
- le rapport d'expertise du 14 octobre 2022 ;
- l'ordonnance de la première vice-présidente du tribunal du 7 novembre 2022 taxant et liquidant les frais d'expertise à la somme de 8 428,44 euros ;
Vu :
- le code des assurances ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Niquet,
- les conclusions de M. Boidé, rapporteur public,
- et les observations de Me Lhotellier pour les requérants, celles de Me Fiat pour la commune d'Embrun ainsi que celles de Mme F pour le préfet des Hautes-Alpes.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B a acquis, le 26 février 2011, un terrain à bâtir sur les parcelles cadastrées section E n° 953 et 960, dans le lotissement " Cartillone ", au lieu-dit Saint Jacques, sur le territoire de la commune d'Embrun. Suivant permis de construire délivré par le maire de cette commune le 3 novembre 1011, sous réserve du respect de prescriptions liées à l'inscription de la parcelle en cause en zone bleue B5 du plan de prévention des risques naturels, lié à l'aléa " glissements deterrain ", une maison d'habitation a été édifiée sur cette parcelle. Dès la fin de l'année 2017, Mme B a constaté des désordres affectant sa maison d'habitation, consistant notamment en des fissures. Les experts amiables intervenus à titre de conseil technique de l'assureur dommage ouvrage du bâtiment, et de conseil technique du groupe MAIF, assureur de l'habitation en cause, ont conclu à l'inhabitabilité de la maison d'habitation dans un rapport du 17 décembre 2020. La commune d'Embrun a été classée en état de catastrophe naturelle " mouvement de terrain " pour les périodes du 1er mars 2016 au 7 décembre 2017 puis du 19 août 2018 au 18 février 2020 par deux arrêtés interministériels des 9 mars 2018 et 14 septembre 2020. Mme B et son assureur la MAIF, qui lui a versé une indemnité de 382 456,33 euros au titre de la perte de la valeur de leur maison d'habitation, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures, de condamner la commune d'Embrun ainsi que l'État, ensemble ou séparément, à leur verser les sommes respectives de 33 131 euros et 398 468,62 euros en réparation des préjudices qu'ils ont subis du fait des glissements de terrain ayant rendu la maison de Mme B inhabitable.
Sur les conclusions à fin d'indemnisation :
2. En principe, toute illégalité commise par l'administration constitue une faute susceptible d'engager sa responsabilité, pour autant qu'il en soit résulté un préjudice direct et certain.
3. En vertu de l'article L. 562-1 du code de l'environnement, l'État élabore et met en application des plans de prévention des risques naturels prévisibles, en particulier pour les glissements de terrains, qui ont notamment pour objet de délimiter les zones exposées aux risques, en tenant compte de leur nature et de leur intensité, d'y interdire les constructions ou la réalisation d'aménagements ou d'ouvrages ou de prescrire les conditions dans lesquelles ils doivent être réalisés, utilisés ou exploités.
4. Mme B et la MAIF soutiennent en premier lieu que l'État a commis une faute en sous-estimant le risque de glissement de terrain qui s'attachait aux parcelles que Mme B a acquis, en les classant lors de l'adoption du plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPRNP) en 2003 en zone bleue " B5 ", correspondant à " des aléas moyens ou faibles et admissibles moyennant l'application de mesures de prévention économiquement acceptables en regard des intérêts à protéger " selon les termes du règlement de ce plan, en particulier pour classer les parcelles en cause dans la zone rouge du PPRNP, pour laquelle " il n'existe pas de mesures de protection efficaces et économiquement acceptables pouvant permettre l'implantation de nouvelles constructions ou d'ouvrages, soit du fait des risques naturels dans la zone elle-même, soit des risques que des implantations dans la zone pourraient provoquer ou aggraver ".
5. Il résulte de l'instruction, éclairée par la cartographie du risque de glissement de terrain sur le territoire de la commune d'Embrun, élaborée par l'université de Grenoble en 1970, que le quartier alors dénommé " Saint Jacques ", correspondant précisément au " virage Saint Jacques " mentionné comme tel dans d'autres rapports plus récents, jouxtant les parcelles de Mme B, était situé à la lisière des zones alors considérées, d'une part, comme " dangereuses " et, d'autre part, comme " peu ou pas dangereuse ". Par ailleurs, le tableau des phénomènes historiques établi dans la note de présentation du plan de prévention des risques de 1995/1996 ne fait pas état de " mouvements actifs " précisément dans les secteurs du quartier de la Bellotte ou dans celui de Saint Jacques. En outre, il résulte du rapport d'un géologue intervenu pour le compte de la commune en 2017 que la zone correspondant aux parcelles en cause est située sur des " moraines médiocres anciennement glissées ", et du pré-rapport d'expertise réalisé par un collège d'experts le 3 juin 2022 dans le cadre d'un litige opposant un particulier riverain et son assureur, que la carte géologique du bureau de recherche géologique et minière (BRGM) " datant de 1969 et révisée en 2005 " établit que le secteur correspondant à la zone bleue B5 du PPRNP est identifié comme " zone de glissements de terrains anciens " (Sy) alors que la zone rouge la jouxtant est identifiée comme " zone de glissements de terrains actifs " (Sz). Ces éléments ont été pris en compte par l'État lors de la réalisation du plan de prévention des risques naturels prévisibles en cause, qui prescrit précisément des mesures, dans le cadre du zonage " bleu ", rendant obligatoires l'entretien des canaux d'irrigation, l'étanchéisation du réseau d'assainissement et, pour les aménagements nouveaux, la réalisation d'une étude géotechnique et hydrogéologique préalable incluant notamment les modalités de drainage des parcelles, ainsi qu'une étude préalable de stabilité spécifiant les physiques à mettre en œuvre pour la stabilisation des terrassements, proscrit tout rejet d'eau dans la pente, et recommande, sous la maîtrise d'ouvrage de la commune, le drainage de l'entier versant sous Caléyère, ainsi que la réalisation d'une étude globale relative aux problèmes de circulation d'eau et portant sur la totalité des zones urbanisées et à urbaniser du secteur. Enfin, l'étude réalisée par le bureau d'études Téthys en janvier 1995, faisait déjà état de ce que " le plateau de St Jacques, probablement composé de moraines glaciaires compactes, apparaît de bonne stabilité ainsi que les pentes qui le limite[nt] ", et n'appelle par suite " pas a priori de remarques particulières quant à ses modalités d'aménagement ".
6. Dans ces conditions, et alors même que le rapport d'expertise judiciaire établi le 14 octobre 2022 conclut que " le zonage B5 était insuffisant en 2010 au regard des mouvements de terrains identifiés, tant dans le cadre d'une approche générale, que dans les conditions de réalisation des travaux du lotissement (voirie, réseaux, maitrise des eaux pluviales) que pour la construction des maisons ", essentiellement compte tenu de l'absence de production de pièces demandées aux personnes publiques et du fait que des glissements de terrain sont survenus à compter de 2016, les requérants n'établissent pas qu'en classant les parcelles en cause en zone bleue du PPRN en 2003, l'État aurait sous-estimé le risque de glissement de terrain au regard des information dont il disposait. Par suite, le groupe MAIF et Mme B ne sont pas fondés à soutenir qu'en classant son terrain en zone bleue B5 du PPRNP, l'État aurait commis une erreur manifeste d'appréciation.
7. Pour engager la responsabilité de la commune d'Embrun, les requérants soutiennent en deuxième lieu qu'elle a insuffisamment informé l'État des risques de glissement de terrain lors de la procédure d'élaboration du plan de prévention des risques naturels prévisibles.
8. Toutefois, compte tenu des informations alors disponibles ainsi qu'il a été dit aux points 5 et 6, les requérants n'établissent pas que la commune d'Embrun aurait commis une faute à cet égard.
9. Si les requérants se prévalent enfin de la méconnaissance par la commune d'Embrun de son obligation d'information du public en application de l'article L. 125-1 du code de l'environnement, ce fondement de responsabilité pour faute n'est pas assorti des précisions suffisantes pour en apprécier le bienfondé.
10. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les causes exonératoires invoquées en défense, les requérants ne sont pas fondés à rechercher la responsabilité de l'État et de la commune d'Embrun du fait du classement en 2003 de la parcelle de Mme B en zone bleue du PPRNP.
Sur la charge définitive des dépens :
11. Aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'État. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties. () ".
12. Les frais de l'expertise judiciaire ont été taxés et liquidés à la somme de 8 428,44 euros par ordonnance du 7 novembre 2022. En application des dispositions de l'article R. 761-1 du code de justice administrative, il y a lieu de mettre cette somme à la charge définitive du groupe MAIF et de Mme B.
Sur les frais liés au litige :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit fait droit aux conclusions des requérants tendant à leur application et dirigées contre l'État et la commune d'Embrun, qui ne sont pas parties perdantes. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par la commune d'Embrun sur le même fondement.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B et du groupe MAIF est rejetée.
Article 2 : Les frais d'expertise, taxés et liquidés à la somme de 8 428,44 euros, sont mis à la charge définitive du groupe MAIF et de Mme B.
Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme E B, au groupe MAIF, à la commune d'Embrun et au ministre de la transition écologique de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche.
Copie en sera adressée au préfet des Hautes-Alpes et à M. A D, expert.
Délibéré après l'audience du 6 février 2025, à laquelle siégeaient :
M. Trottier, président,
Mme Niquet, première conseillère,
Mme Ollivaux, première conseillère,
Assistées de M. Giraud, greffier.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 février 2025.
La rapporteure,
signé
A. Niquet
Le président,
signé
T. Trottier
Le greffier,
signé
P. Giraud
La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Le greffier.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026