LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2302389

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2302389

mardi 4 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2302389
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation10eme Chambre
Avocat requérantAARPI THEMIS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser du préjudice subi du fait de l'exécution d'une décision de prolongation de son placement à l'isolement, annulée pour vice de procédure (absence d'avis du juge d'application des peines). Le tribunal a reconnu que cette illégalité fautive engageait la responsabilité de l'administration. Toutefois, il a estimé que M. B... n'établissait pas l'existence d'un préjudice direct et certain, faute de pièces justificatives et d'éléments démontrant une incidence sur ses remises de peine ou une privation effective de ses droits. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 10 mars 2023, M. A... B..., représenté par l’AARPI Themis, demande au tribunal :

1°) de condamner l’Etat à lui verser une somme de 3 000 euros en réparation du préjudice qu’il estime avoir subi du fait de l’exécution de la décision du Ministre de la justice en date du 13 novembre 2020, par laquelle la prolongation de son placement à l’isolement a été ordonnée ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.

Il soutient que :
-
la responsabilité de l’administration doit être engagée dès lors que la décision du 13 novembre 2020 est entachée d’illégalités fautives ;
-
la décision du 13 novembre 2020 n’a pas été précédée de l’avis du médecin, ni de l’avis motivé du directeur interrégional des services pénitentiaires (DISP) compétent ;
-
elle est fondée sur des faits matériellement inexacts et est disproportionnée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 30 juillet 2025, le ministre de la justice - Garde des Sceaux conclut au rejet de la requête.

Il soutient, sans remettre en cause l’illégalité fautive de la décision, que le préjudice allégué ne présente ni un caractère certain, ni un caractère direct avec la faute ainsi commise.


Par ordonnance du 11 avril 2025, la clôture d'instruction a été fixée au 11avril 2025.

M. B... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 11 janvier 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code pénitentiaire ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Juste,
- les conclusions de Mme Pilidjian, rapporteure publique


Considérant ce qui suit :

Par une décision en date du 13 novembre 2020, le ministre de la justice a prononcé la prolongation de la mesure de mise à l’isolement de M. B..., incarcéré à la maison centrale d’Arles. Par un jugement n° 2100257, le tribunal administratif de Marseille a annulé cette décision au motif qu’elle a été prise à l’issue d’une procédure irrégulière en ce que l’avis du juge d’application des peines n’avait pas été préalablement recueilli. M. B... demande au tribunal de condamner l’État à l’indemniser du préjudice qu’il estime avoir subi du fait de l’exécution de cette mesure.

En ce qui concerne la faute :

Il est constant que la décision attaquée est entachée d’un vice de procédure dès lors que l’avis du juge d’application des peines n’a pas été préalablement recueilli. Par suite, et alors que seul ce moyen est susceptible, en l’espèce, de justifier l’annulation de la décision en litige, l’illégalité entachant la décision du ministre étant de nature à engager la responsabilité de l’administration, M. B... est fondé à solliciter la réparation du préjudice allégué ayant un lien de causalité direct et certain avec la faute commise, et dont il lui appartient d’établir la réalité et le montant.

En ce qui concerne le préjudice :

D’une part, M. B... soutient que son placement à l’isolement a eu des conséquences péjoratives sur ses remises de peine, or, il ne résulte pas de l’instruction, notamment de la fiche pénale produite en défense, que cette mesure, dont la décision a au demeurant été annulée par le tribunal, ait eu quelque influence sur les remises de peines auxquelles M. B... avait droit, ni qu’elle aurait donné lieu à un retrait d’une telle mesure de réduction de peine. D’autre part, s’il soutient que le placement à l’isolement entraîne la privation de toute activité et promenade, le plaçant en cellule individuelle, il résulte de l’instruction que, pendant l’exécution de cette mesure, M. B... a conservé l’intégralité de ses droits de visite, que bien qu’admis dans les ateliers, il a refusé de s’y rendre et de participer aux activités qui lui étaient proposées, et qu’il continuait à pouvoir faire du sport, ou encore à aller à la bibliothèque. Enfin, M. B... ne produit aucune pièce, notamment aucun certificat médical, de nature à établir la réalité ni, a fortiori, l’intensité du préjudice allégué.

Dans ces conditions, alors que M. B... n’établit l’existence d’aucun préjudice direct et certain, il n’est pas fondé à obtenir l’indemnisation qu’il réclame.

Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d’indemnisation doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions présentées au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.


D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A... B... et au ministre de la justice - Garde des Sceaux.


Délibéré après l'audience du 13 octobre 2025, à laquelle siégeaient :

M. Pecchioli, président,
M. Juste, premier conseiller,
Mme Houvet, première conseillère,


Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 novembre 2025.



Le rapporteur,
Signé
C. JUSTE

Le président,
Signé
J.L PECCHIOLI

Le greffier,

Signé


S. BOUCHUT

La République mande et ordonne au Garde des Sceaux en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière.



Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions