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AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2303556

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2303556

jeudi 13 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2303556
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation8è ch Magistrat statuant seul
Avocat requérantSCP LECLERC-CABANES-CANOVAS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. A..., propriétaire contestant sept avis de sommes à payer émis par la ville de Marseille pour le relogement de ses locataires après un arrêté de mise en sécurité. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une erreur de fait. Par un jugement du 13 novembre 2025, le tribunal a pris acte du désistement pur et simple de M. A..., mettant ainsi fin à l'instance sans examiner le fond du litige. Aucun texte spécifique n'a été appliqué au fond, le jugement se limitant à constater le désistement.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 13 avril 2023, M. E... A..., représenté par Me Canovas, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 13 février 2023 par laquelle la ville de Marseille a refusé d’annuler les avis de sommes à payer n° 5709, 5710, 29252, 29253, 29254, 39260 et 39397 pris à son encontre ou d’en suspendre le recouvrement ;

2°) de mettre à la charge de la ville de Marseille la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :


- la décision en litige est entachée d’incompétence faute de délégation de signature et de pouvoir au profit de son signataire ;

- elle n’est pas motivée en droit et la motivation en fait est erronée ;

- aucune carence fautive ne peut lui être reprochée dès lors qu’il a proposé plusieurs hébergements à ses locataires ;
- la décision en litige est entachée d’une erreur de fait dès lors que la ville prétend à tort ne pas avoir été informée des propositions de relogement ;

- elle est entachée d’un détournement de pouvoir.



Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code de justice administrative.



Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.


Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme C...,
- les conclusions de M. Garron, rapporteur public,
- et les observations de Mme D... pour la ville de Marseille.


Considérant ce qui suit :

1. M. A... est propriétaire de plusieurs appartements dans l’immeuble situé 53 rue Tapis Vert à Marseille (13 001). A la suite du constat de désordres affectant cet édifice, le maire de Marseille a, par un arrêté de mise en sécurité en procédure urgente du 8 octobre 2021, ordonné l’évacuation immédiate de l’immeuble, interdit l’accès aux appartements et locaux de l’immeuble le temps de la réalisation des travaux prescrits et ordonné aux copropriétaires de prendre à leur charge l’hébergement des locataires jusqu’à leur réintégration dans les lieux. La ville de Marseille, qui a dû procéder au relogement de M. F... et de M. B..., locataires de M. A..., a adressé à celui-ci 7 avis de sommes à payer, les avis n°5709 et 5710 en date du 23 mai 2022, les avis n° 29252, 29253 et 29254 en date du 17 novembre 2022 et les avis n°39260 et 39397 en date du 31 décembre 2022. Le 13 janvier 2023, M. A... a contesté par un recours gracieux le bien-fondé des avis de sommes à payer n° 29252, 29253 et 29254. Le 27 janvier 2023, il a sollicité de l’administration qu’elle suspende le recouvrement de ces avis de sommes à payer. Le 7 février 2023, il a également exercé un recours gracieux à l’encontre des avis de sommes à payer n°39260 et 39397. Par une décision du 13 février 2023, la ville de Marseille doit être regardée comme ayant rejeté les 3 recours gracieux formés les 13 et 27 janvier et 7 février 2023. M. A... demande l’annulation des 7 avis de sommes à payer litigieux ainsi que de la décision de rejet de ses recours gracieux en date du 13 février 2023.

2. Par mémoire enregistré le 3 octobre 2025, M. A... déclare se désister de sa requête. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.









D E C I D E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. A....

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E... A... et à la ville de Marseille.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 novembre 2025.


La magistrate désignée,


Signé


H. C...
La greffière


Signé


N. Faure


La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière.





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