mardi 24 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2303835 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 9è ch Magistrat statuant seul |
| Avocat requérant | GUIDOT-IORIO |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. C B a demandé au tribunal administratif de Marseille d'annuler la décision du 17 mai 2019 par laquelle le département des Bouches du Rhône a confirmé le rejet de son recours administratif préalable formé le 19 mars 2019, et par suite sa radiation du dispositif du revenu de solidarité active à compter d'avril 2018.
Par un jugement n°2303835 du 2 novembre 2021, le tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B.
Par une décision n° 462650 du 20 avril 2023, le Conseil d'Etat statuant au contentieux, saisi d'un pourvoi présenté par M. B, a annulé le jugement précité et a renvoyé l'affaire devant le même tribunal où elle a été enregistrée le 20 avril 2023 sous le n° 2303835.
Procédure devant le tribunal :
Par un mémoire, enregistré le 17 mai 2023, M. B, représenté par Me Guidot-Iorio, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler la décision du 17 mai 2019 par laquelle la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône a prononcé sa radiation de la liste des bénéficiaires du revenu de solidarité active ;
3°) d'annuler, par voie de conséquence, la décision de la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône portant refus de versement des aides personnelles au logement ;
4°) à titre principal, d'enjoindre à l'administration de le rétablir dans ses droits au revenu de solidarité active et aux aides personnelles au logement ;
5°) subsidiairement, d'enjoindre au département des Bouches-du-Rhône et à la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône, chacun en ce qui les concerne, de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
6°) de mettre à la charge du département des Bouches-du-Rhône le versement d'une somme de 3 000 euros en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'incompétence ;
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- il joint tous les documents qui justifient son absence de revenus, et il a d'ores et déjà envoyé tous les éléments nécessaires à la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône ;
- sa société a été mise en sommeil depuis 2017, année de la fermeture de son restaurant à la suite d'un dégât des eaux.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 octobre 2023, département des Bouches du Rhône conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens ne sont pas fondés, notamment que le requérant a uniquement fourni sa déclaration fiscale de 2017, d'un montant de 1026 euros et qu'il n'a ni fourni de bilan comptable ni d'extrait Kbis de liquidation ou de mise en sommeil de sa société conformément à ce qui lui était demandé par la CAF.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
M. B a obtenu l'aide juridictionnelle totale par une décision du 30 juin 2023.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président du tribunal a désigné M. Fédi, vice-président, pour statuer sur le litige en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le rapporteur public a été dispensé, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Fédi, rapporteur.
- et les observations de M. A représentant le département des Bouches-du-Rhône.
La clôture de l'instruction a été prononcée, en application des dispositions de l'article R. 772-9 du code de justice administrative, après que les parties ont formulé leurs observations orales.
Considérant ce qui suit :
1. Estimant que M. B, gérant de l'EURL HK Food Service et allocataire du revenu de solidarité active depuis janvier 2017 s'était opposé au contrôle dont il faisait l'objet, le département des Bouches du Rhône lui a notifié la radiation de ses droits au revenu de solidarité active, à compter du dernier mois versé, par une décision du 17 mai 2019, après que ces mêmes droits avaient été suspendus en avril 2018, dans l'attente de l'évaluation des ressources de l'allocataire. M. C B a demandé au tribunal administratif de Marseille d'annuler la décision du 17 mai 2019 par laquelle le département des Bouches du Rhône a confirmé le rejet de son recours administratif préalable formé le 19 mars 2019, et par suite sa radiation du dispositif du revenu de solidarité active à compter d'avril 2018. Par un jugement n°2303835 du 2 novembre 2021, le même tribunal a rejeté la requête de M. B. Par une décision n° 462650 du 20 avril 2023, le Conseil d'Etat statuant au contentieux, saisi d'un pourvoi présenté par M. B, a annulé le jugement précité et a renvoyé l'affaire devant le tribunal où elle a été enregistrée le 20 avril 2023 sous le n° 2303835.
Sur l'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
2. M. B ayant obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 30 juin 2023, il n'y a plus lieu de statuer sur ses conclusions à fin d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la radiation des droits au revenu de solidarité active :
3. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision par laquelle l'administration, sans remettre en cause des versements déjà effectués, détermine les droits d'une personne à l'allocation de revenu de solidarité active, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention dans la reconnaissance du droit à cette prestation d'aide sociale qu'à sa qualité de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d'examiner les droits de l'intéressé sur lesquels l'administration s'est prononcée, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction. Au vu de ces éléments, il lui appartient d'annuler ou de réformer, s'il y a lieu, cette décision, en fixant alors lui-même tout ou partie des droits de l'intéressé et en le renvoyant, au besoin, devant l'administration afin qu'elle procède à cette fixation pour le surplus, sur la base des motifs de son jugement.
4. D'une part, en vertu de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles, toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un certain montant fixé par voie réglementaire, a droit au revenu de solidarité active. Cette allocation a pour objet de porter les ressources du foyer au niveau de ce montant. Aux termes de l'article R. 262-6 du même code : " Les ressources prises en compte pour la détermination du montant du revenu de solidarité active comprennent, sous les réserves et selon les modalités figurant au présent chapitre, l'ensemble des ressources, de quelque nature qu'elles soient, de toutes les personnes composant le foyer, et notamment les avantages en nature ainsi que les revenus procurés par des biens mobiliers et immobiliers et par des capitaux. / Les dispositions de l'article R. 132-1 sont applicables au revenu de solidarité active. "
5. D'autre part, aux termes de l'article R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles : " Le bénéficiaire de l'allocation de revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du foyer ; il doit faire connaître à cet organisme tout changement intervenu dans l'un ou l'autre de ces éléments. ". L'article L. 262-37 du même code dispose que : " Sauf décision prise au regard de la situation particulière du bénéficiaire, le versement du revenu de solidarité active est suspendu, en tout ou partie, par le président du conseil départemental : / () / 4° () lorsque le bénéficiaire refuse de se soumettre aux contrôles prévus par le présent chapitre ". Aux termes de l'article R. 262-35 du même code : " Le revenu de solidarité active cesse d'être dû à compter du premier jour du mois civil au cours duquel les conditions d'ouverture du droit cessent d'être réunies ". Aux termes de l'article R. 262-40 de ce code : " Le président du conseil départemental met fin au droit au revenu de solidarité active et procède à la radiation de la liste des bénéficiaires du revenu de solidarité active, selon les cas : / 1° Dans les délais fixés à l'article R. 262-35 lorsque les conditions d'ouverture du droit cessent d'être réunies ". En outre, il résulte de l'article L. 161-1-4 du code de la sécurité sociale, applicable en vertu de l'article R. 262-83 du code de l'action sociale et des familles, que la non-présentation à l'organisme chargé du service de la prestation des pièces justificatives nécessaires au contrôle des conditions d'ouverture de droit entraîne la suspension " du versement de la prestation jusqu'à la production des pièces demandées ".
6. Il résulte de ces dispositions que le bénéficiaire du revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités et aux ressources des membres du foyer ainsi que tout changement en la matière. L'organisme chargé du service de la prestation qui constate son empêchement à procéder aux contrôles prévus par le chapitre II du titre VI du livre II du code de l'action sociale et des familles, peut suspendre le versement du revenu de solidarité active en vertu du 4° de l'article L. 262-37 du même code, en mettant en œuvre la procédure prévue par cet article, ou en vertu de l'article L. 161-1-4 du code de la sécurité sociale. Si l'autorité administrative est, en outre, en mesure d'établir que le bénéficiaire ne peut prétendre au bénéfice de l'allocation de revenu de solidarité active ou qu'il n'est pas possible, faute de connaître le montant exact des ressources des personnes composant le foyer, de déterminer s'il pouvait ou non bénéficier de l'allocation pour la période en cause, elle est en droit de mettre fin à cette prestation et, sous réserve des délais de prescription, de décider de récupérer les sommes qui ont ainsi été indûment versées à l'intéressé.
7. Il résulte de l'instruction, et notamment de la décision de la commission de recours amiable que pour prendre la décision du 17 mai 2019 en litige, confirmant la radiation des droits au revenu de solidarité active de M. B, la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône a estimé que l'intéressé avait fait obstacle à contrôle en ne transmettant pas d'extrait Kbis de liquidation, ou de mise en sommeil, de son activité de restauration, et en s'abstenant de fournir une copie des extraits bancaires de son compte personnel, en dépit de la demande qui lui avait été adressée en ce sens le 11 mai 2018 et le 22 octobre 2018. M. B soutient qu'il a adressé l'ensemble des documents réclamés par la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône le 22 novembre 2018, y compris l'extrait Kbis réclamé, accompagné d'un courrier de son avocate expliquant la situation de l'entreprise, et l'impossibilité dans laquelle il se trouvait de fournir le bilan 2017 de sa société, en raison de sa situation financière, avant la date d'édiction de la décision attaquée, et qu'ainsi seul le bilan comptable 2017 n'a pu être immédiatement transmis. Il résulte de l'instruction qu'en réponse à la demande qui lui a été faite le 11 mai 2018 par la caisse d'allocations familiales de produire le bilan 2017 du restaurant qu'il gérait ou la copie des déclarations fiscales justifiant le montant du chiffre d'affaires déclaré et de remplir le document propre aux travailleurs indépendants, M. B a renvoyé ce document rempli et produit la copie de ses déclarations fiscales en précisant que le restaurant qu'il gérait avait fermé en 2017. En réponse à la demande qui lui a été faite le 22 octobre 2018 d'adresser à la caisse d'allocations familiales l'ensemble de ses relevés bancaires depuis janvier 2018, le dernier bilan comptable du restaurant avec la mention du chiffre d'affaires et les rémunérations, ainsi que l'extrait de Kbis ou le justificatif de cessation d'activité, il a indiqué ne pas pouvoir produire le bilan demandé, faute d'avoir pu régler les honoraires de l'expert-comptable, et joint un courrier de son avocate en date du 14 novembre 2018 exposant la situation de l'entreprise, en litige avec son bailleur professionnel, ainsi que ses déclarations fiscales pour 2017, un extrait Kbis à jour au 22 novembre 2018, qui figure effectivement au dossier versé à l'instruction par le département, et plusieurs pièces destinées à justifier de sa situation et de celle de son entreprise. Il a, de nouveau, lors de son recours préalable du 19 mars 2019, exposé l'ensemble des éléments de sa situation et produit de nombreuses pièces, parmi lesquelles ses relevés bancaires, un extrait Kbis, le bilan 2017 du restaurant, son avis d'imposition de 2019 ainsi qu'une attestation sur l'honneur selon laquelle il ne disposait plus d'aucun revenu depuis la suspension de son revenu de solidarité active. M. B s'étant, par un courrier du 3 mai 2019, enquis du devenir de son recours administratif préalable, la caisse d'allocations familiales lui a de nouveau demandé, par un courrier du 12 juin 2019, pour que son dossier soit soumis au président du conseil départemental, de lui adresser la copie de l'extrait Kbis de liquidation ou de mise en sommeil de l'activité de sa société et la copie des relevés de compte professionnel et personnel de toute l'année 2018. M. B a de nouveau répondu en envoyant, le 10 juillet 2019, un extrait Kbis de mise en sommeil de la société à compter du 15 janvier 2017, à jour au 28 juin 2019 et versé devant le Conseil d'Etat. Ainsi, M. B établit avoir déféré à l'ensemble des demandes du département pour l'examen de sa situation au regard de ses droits au revenu de solidarité active. Dans ces conditions, il est fondé à soutenir que la décision du 17 mai 2019 est entachée d'une erreur d'appréciation et, en conséquence, à en solliciter l'annulation.
En ce qui concerne les aides personnelles au logement :
8. L'illégalité d'un acte administratif, qu'il soit ou non réglementaire, ne peut être utilement invoquée par voie d'exception à l'appui de conclusions dirigées contre une décision administrative ultérieure que si cette dernière décision a été prise pour l'application du premier acte ou s'il en constitue la base légale.
9. En l'espèce, M. B demande l'annulation d'une décision par laquelle la caisse d'allocations familiales a refusé de lui verser des aides personnelles au logement, au demeurant sans la produire, sans pour autant établir, par un quelconque moyen, qu'elle trouverait sa base légale dans la décision de radiation de ses droits au revenu de solidarité active ou qu'elle serait prise pour son application. Par suite, et en tout état de cause, M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de cette décision.
10. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que M. B est seulement fondé à demander l'annulation de la décision du 17 mai 2019 par laquelle la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône a confirmé la radiation de ses droits à compter du mois d'avril 2018.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
11. Eu égard au motif d'annulation retenu, et dans la mesure où le tribunal ne dispose pas des éléments nécessaires à la détermination des droits de M. B, il est enjoint au département des Bouches-du-Rhône de procéder à l'ouverture des droits au revenu de solidarité active de M. B à compter du mois d'avril 2018 et de procéder au calcul de ses droits jusqu'à la date du présent jugement dans un délai d'un mois. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction du prononcé d'une astreinte.
Sur les frais d'instance :
12. M. B a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge du département des Bouches-du-Rhône la somme de 1 500 euros, à verser à Me Guidot-Iorio, avocat de M. B, sous réserve que ce dernier renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 17 mai 2019 par laquelle la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône a confirmé la radiation des droits au revenu de solidarité active de M. B à compter du mois d'avril 2018 est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au département des Bouches-du-Rhône d'ouvrir des droits au revenu de solidarité active à M. B à compter du mois d'avril 2018 et de procéder au calcul de ses droits, jusqu'à la date du présent jugement, dans un délai d'un mois.
Article 3 : Le département des Bouches-du-Rhône versera à Me Guidot-Iorio, avocat de M. B, une somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que ce dernier renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au département des Bouches-du-Rhône.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 octobre 2023.
Le magistrat désigné,
signé
G. FédiLa greffière,
signé
S. Ibram
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Le greffier,
N°2303835
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026