jeudi 22 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2407582 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | DALBIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés le 26 juillet 2024 et le 13 août 2024, la société ENEDIS, agissant par le représentant légal en exercice, représenté par Me Rubin demande au juge des référés :
1°) d'ordonner sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, aux époux A de donner, à la société ENEDIS ou à toute société mandatée par elle, l'accès à leur propriété cadastrée section ZB n° 151 et 152, au lieu-dit le Jas du Moine Les Gilotières à Salignac (04290), afin de permettre un élagage, et de garantir, dans le même but et dans les mêmes conditions, l'accès à la parcelle cadastrée n°151, donnée en location ;
2°) de prononcer à l'encontre des époux un astreinte de 500 euros par jour de retard à l'expiration d'un délai de 10 jours ;
3°) de mettre à la charge des époux A le versement de la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 5 août 2024, M et Mme B et Sandrine A concluent au rejet de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Argoud, magistrat désigné, pour statuer sur les requêtes en référé.
Considérant ce qui suit :
1. Il n'appartient qu'à l'autorité judiciaire, gardienne de la propriété privée, de se prononcer sur le droit d'accéder à une propriété privée.
2. La société requérante demande au juge des référés d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'ordonner à des particuliers de lui permettre d'accéder à une propriété privée. Cette demande, qui entre dans le champ de la compétence de l'autorité judiciaire, ne relève pas de la juridiction administrative.
3. La requête doit donc être rejetée comme présentée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de la société ENEDIS est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société ENEDIS, et aux époux A.
Fait à Marseille, le 22 août 2024.
Le juge des référés,
Signé
Jean-Marie Argoud
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour Le greffier en chef,
Le greffier
N° 2407805
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026