lundi 20 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2409627 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | SCP FOURNIER & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 septembre 2024, la société Alquier, agissant par le représentant légal, représenté par la Selarl Eklar avocats, demande au juge des référés d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, une expertise portant sur l'exécution du lot n° 3 " Menuiseries Métalliques/ Serrurerie " du marché, ².
Elle soutient que l'expertise est utile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 octobre 2024, l'ENSAM représentée par le directeur en exercice, agissant par l'AARPI CLL avocats déclare qu'elle ne s'oppose pas à l'expertise et que la mission doit être limitée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 octobre 2024, la société APAVE infrastructures et construction France, venant aux droits de la société APAVE SUDEUROP, représentée par le représentant légal, agissant par la Selarl Berthiaud et associés avocats conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que sa présence à l'expertise n'est pas utile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 novembre 2024, la société SNEF, représentée par le représentant légal, agissant par la Selarl Phare avocats ne présente pas de conclusions.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 janvier 2025, la société GER ELEC, représentée par le représentant légal, agissant par la Selarl MCL Avocats conclut à sa mise hors de cause.
Elle soutient que sa présence à l'expertise n'est pas utile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 janvier 2025, la société Isolbat Marseille, représentée par le représentant légal, agissant par la Selarl MCL Avocats conclut à sa mise hors de cause.
Elle soutient que sa présence à l'expertise n'est pas utile.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Argoud, pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions à fin d'expertise :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction ".
2. La société requérante demande au juge des référés d'ordonner une expertise portant sur les préjudices de toute nature qu'elle a subis dans l'exécution du marché public, conclu par l'acte d'engagement signé le 22 octobre 2018 par l'ENSAM, et notamment ceux liés aux travaux supplémentaires, à l'arrêt de chantier consécutif à la pandémie de Covid-19 et à l'augmentation du coût des matières premières, ainsi que ceux liés aux décalages des plannings et portant sur la fourniture de tous éléments permettant d'établir les comptes du marché entre la société Alquier et l'ENSAM. Cette demande tend à la désignation d'un expert non pour lui faire constater des faits mais en vue de soumettre à son appréciation le différend juridique concernant l'établissement du décompte général du marché. Dès lors la mesure demandée, qui tend à soumettre à l'appréciation d'un expert une question de droit, n'entre pas dans le champ d'application des dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative et ne présente pas un caractère utile. Dès lors, il y a lieu de rejeter la requête.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de la société Alquier est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Société Alquier, à l'Ecole Nationale Supérieure d'Arts et Métiers, à la Société JMS architecture, à la Société BETEAM PACA, à la Société Jean Geitner, à la Société Apave Sud Europe, à la Société Hafafsa constructions, à la Société division protection incendie (DPI), à la Société Isolbat Marseille, à la Société agencement technique et creation (ATEC), à la Société SNEF, à la Société GER ELEC et à la Société OTIS.
Fait à Marseille, le 20 janvier 2025.
Le juge des référés,
Signé
J.-M. ARGOUD
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône, en ce qui le concerne et à tous les commissaires à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
P/Le greffier en chef,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026