mardi 14 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2413308 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | SCP CHARREL ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 22 décembre 2024, l'association Transition écologique France, représentée par Me Lussiana, demande au juge des référés :
1°) sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, d'annuler les décisions du 19 décembre 2024 par lesquelles Aix Marseille Provence Métropole a déclaré irrégulières les offres remises pour les lots 1, 2, 3 et 6 du marché en cause et la procédure de passation de ces lots à compter de l'analyse des candidatures ;
2°) d'enjoindre à la métropole Aix-Marseille-Provence de procéder à l'analyse de ses candidatures pour les lots en cause ;
3°) d'annuler toute décision de la métropole Aix-Marseille-Provence qui ferait obstacle à la bonne et complète exécution de l'ordonnance ;
4°) de mettre à la charge de la métropole Aix-Marseille-Provence la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que la métropole a commis une erreur de droit en considérant que la production d'une pièce complémentaire constituait une offre incomplète.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 janvier 2025, la métropole Aix-Marseille-Provence conclut au rejet de la requête, en faisant valoir que le moyen soulevé n'est pas fondé, et à ce qu'il soit mis à la charge de l'association Transition écologique France la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la commande publique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Gonneau, vice-président, pour statuer sur les demandes de référés.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique du 10 janvier 2024 tenue en présence de M. Bardoux-Jarrin, greffier d'audience, M. Gonneau a lu son rapport et a entendu les observations de M. A, représentant l'association Transition écologique France qui a conclu aux mêmes fins que sa requête par les mêmes moyens, et de Me Harket, représentant la métropole Aix-Marseille-Provence qui a maintenu les termes de sa défense.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. La métropole Aix-Marseille-Provence a soumis à la concurrence des prestations relatives à des études préalables à la reconquête des terres agricoles du territoire métropolitain. Par des courriers du 19 décembre 2024, elle a informé l'association Transition écologique France que ses offres au titre des lots n° 1, 2, 3 et 6 de ce marché étaient irrégulières. L'association Transition écologique France demande à titre principal l'annulation de cette décision.
2. Aux termes de l'article L. 551-1 du code de justice administrative : " Le président du tribunal administratif, ou le magistrat qu'il délègue, peut être saisi en cas de manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence auxquelles est soumise la passation par les pouvoirs adjudicateurs de contrats administratifs ayant pour objet l'exécution de travaux, la livraison de fournitures ou la prestation de services, avec une contrepartie économique constituée par un prix ou un droit d'exploitation, la délégation d'un service public ou la sélection d'un actionnaire opérateur économique d'une société d'économie mixte à opération unique () Le juge est saisi avant la conclusion du contrat ".
3. Aux termes de l'article L. 2152-2 du code de la commande publique : " Une offre irrégulière est une offre qui ne respecte pas les exigences formulées dans les documents de la consultation, en particulier parce qu'elle est incomplète, ou qui méconnaît la législation applicable notamment en matière sociale et environnementale ". Il résulte de l'article 9 du règlement de la consultation, relatif aux modalités d'envoi des plis, qu'en cas de transmission successive, quelle qu'en soit la nature, seul le dernier pli reçu est ouvert et analysé par l'acheteur et qu'en conséquence le dernier pli reçu doit comporter l'ensemble des pièces de la candidature et de l'offre.
4. Il résulte de l'instruction que si l'association requérante a transmis le 15 juillet 2024 ses offres pour les lots n° 1, 2, 3 et 6 du marché, elle a transmis de nouveaux plis le 22 juillet suivant pour ces lots, qui ne comportaient que deux documents DC 2. Dès lors, en application des dispositions précitées, la métropole Aix-Marseille-Provence qui n'a ouvert et analysé que ces derniers plis, a pu légalement considérer que les offres de l'association requérante étaient incomplètes et irrégulières. Par suite, les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative par l'association requérante doivent être rejetées.
5. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la métropole Aix-Marseille-Provence, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que demande l'association Transition écologique France au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'association Transition écologique France le versement d'une somme de 2 000 euros à la métropole Aix-Marseille-Provence au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête présentée par l'association Transition écologique France est rejetée.
Article 2 : L'association Transition écologique France versera une somme de 2 000 euros à la métropole Aix-Marseille-Provence au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à l'association transition écologique France, à la métropole Aix-Marseille-Provence et à la chambre d'agriculture des Bouches-du-Rhône, à la société Potagers et compagnie et au groupement Terreauciel.
Le juge des référés,
Signé
P-Y. GONNEAU
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026