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Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2503946

jeudi 1 octobre 2026

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2503946
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation9è ch Magistrat statuant seul
Avocat requérantABDOULAYE YOUNSA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 8 avril 2025, Mme B... D..., représentée par Me Abdoulaye Younsa, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 20 mars 2025 par laquelle le département des Bouches-du-Rhône l’a informée de la fin de la prise en charge du transport scolaire de sa fille A... les lundis après-midi et les mardis matin ;

2°) d’enjoindre au département des Bouches-du-Rhône de remettre en place et de continuer à assurer sans délai le transport de la jeune A... pour les trajets retours du lundi après-midi et les trajets allers du mardi matin entre le domicile de l’enfant et son collège, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge du département des Bouches-du-Rhône la somme de 2 500 euros en application des dispositions de l’article L.761-1 du code de juste administrative.


Elle soutient que :


- la décision attaquée est entachée d’incompétence ;

- la décision attaquée est entachée d’un défaut de base légale ;

- la disposition du règlement des transports élèves et étudiants en situation de handicap sur laquelle s’appuie le département des Bouches-du-Rhône pour motiver sa décision, si elle existe, méconnait les articles L.114-1, L.114-1-1 et L.246-1 du code de l’action sociale et des familles ;

- le SESSAD prend en charge la jeune A... depuis la maternelle au sein de son établissement scolaire.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er septembre 2026, le département des Bouches-du-Rhône conclut, à titre principal, au non-lieu à statuer sur la requête, à titre subsidiaire, à l’irrecevabilité de la requête, et à titre infiniment subsidiaire, au rejet de la requête.

Il soutient que le litige porte sur une demande de prise en charge de transport scolaire adapté au titre de l’année 2024/2025 et qu’il appartient aux demandeurs de solliciter cette prise en charge annuellement. De plus, la prise en charge de transport scolaire pour la jeune A... a été acceptée au titre de l’année 2025/2026.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’action sociale et des familles ;
- le code des transports ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Tukov, vice-président, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le magistrat désigné a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :
• le rapport de M. Tukov, magistrat désigné,
• les observations de Mme C..., représentant le département.

La clôture de l’instruction a été prononcée, en application des dispositions de l’article R. 772-9 du code de justice administrative, après que les parties ont formulé leurs observations orales à l’audience.


Considérant ce qui suit :

1. Par une décision du 20 mars 2025, le département des Bouches-du-Rhône a informé Mme D... de la fin de la prise en charge du transport scolaire de sa fille A... les lundis après-midi et les mardis matin au motif que durant ces demies-journées, un éducateur du SESSAD ramène et récupère l’enfant devant le collège pour une prise en charge médico-sociale et non scolaire. Par la présente requête, Mme D... demande l’annulation de cette décision.

Sur l’exception de non-lieu à statuer :
2. Il résulte de l’instruction que, d’une part, la demande de Mme D... porte sur la continuité de la prise en charge du transport scolaire adapté pour sa fille A... au titre de l’année scolaire 2024/2025. D’autre part, par un mémoire en défense enregistré le 1er septembre 2026, le département des Bouches-du-Rhône a informé le tribunal de ce que la prise en charge du transport de la jeune A... avait été acceptée au titre de l’année scolaire 2025/2026 par décision du 26 août 2025. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation et à fin d’injonction sont dénuées d’objet et il y a lieu de prononcer un non-lieu à statuer sur ce point.
Sur les frais liés au litige :
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge du département des Bouches-du-Rhône le versement d’une somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l’article L.761-1 du code de justice administrative.



D E C I D E :


Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et à fin d’injonction présentées par Mme D....

Article 2 : Le département des Bouches-du-Rhône versera à Mme D... la somme de 1 000 euros.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B... D... et au département des Bouches-du-Rhône.

Copie en sera adressée à la maison départementale des personnes handicapées des Bouches-du-Rhône.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er octobre 2026.


Le magistrat désigné,


Signé


C. TUKOV
La greffière,


Signé


S. BOUCHUT


La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière.