jeudi 5 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2504108 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | CABINET ESTEVE-RUA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 11 avril 2025, Mme B D, représentée par Me Mercier, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, une expertise portant sur les conditions dans lesquelles elle a été prise en charge au centre hospitalier Nord de Marseille à compter du 11 juin 2020, au contradictoire du docteur A, de la caisse primaire d'assurance maladie du Var, de la mutuelle nationale territoriale, de la mutuelle du Var EMOA et de l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales ;
2°) d'enjoindre à la CPAM DU VAR, à la MNT et la Mutuelle EMOA à produire chacun, le relevé détaillé de leurs débours ;
3°) de condamner l'AP-HM à verser à Madame B D la somme de 2 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du Code de Procédure administrative ainsi qu'aux entiers dépens.
Elle soutient que l'expertise demandée est utile.
Par des mémoires en défense enregistrés le 30 avril 2025 et le 13 mai 2025, l'Assistance publique - Hôpitaux de Marseille, (AP-HM) représentée par la Selarl Abeille, demande au juge des référés de rejeter les conclusions de la requête et déclare, à titre subsidiaire, ne pas s'opposer à l'expertise.
Elle soutient que la requérante a été prise en charge dans le cadre d'une activité exercée à titre libéral.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 mai 2025, la Caisse primaire d'assurance maladie du Var, agissant par le représentant légal en exercice, représentée par la société BBLM avocats, déclare ne pas s'opposer à l'expertise et demande au tribunal :
1°) de condamner in solidum l'AP-HM et le docteur A à l'indemniser des débours ;
2°) de condamner l'AP-HM et le docteur A au paiement des dépens ;
3°) de mettre à la charge de l'AP-HM et du docteur A le versement de la somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 27 mai 2025, le docteur C A, représenté par la Selarl Esteve Rua déclare ne pas s'opposer à l'expertise et demande le dépôt d'un pré-rapport.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le code de justice administrative.
Le président du Tribunal a désigné M. E Argoud, magistrat, pour statuer sur les demandes en référé.
Considérant ce qui suit :
Sur la demande d'expertise
1.Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction () ".
2.Mme D demande une expertise portant sur les conditions dans lesquelles elle a été prise en charge au centre hospitalier Nord, relevant de l'Assistance Publique - Hôpitaux de Marseille à compter du 11 juin 2020, par le docteur A. Il résulte de l'instruction que la prise en charge de Mme D trouve son origine dans la prise en charge dans les locaux relevant de l'Assistance Publique - Hôpitaux de Marseille par un praticien exerçant une activité à titre libéral. Dès lors, cette activité n'est susceptible de mettre en cause que la responsabilité personnelle du praticien et n'est pas susceptible de mettre en jeu la responsabilité de l'AP-HM. Ainsi, la demande n'est pas susceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence de la juridiction administrative. Dès lors, elle ne présente pas de caractère utile et n'entre pas dans le champ d'application des dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Les conclusions à fin d'expertise, ainsi par voie de conséquence les conclusions relatives au dépôt d'un pré-rapport et les conclusions relatives aux dépens doivent être rejetées.
Sur la demande présentée par Mme D d'enjoindre à la CPAM du Var, à la MNT et la Mutuelle EMOA à produire chacun, le relevé détaillé de leurs débours :
3. Il n'appartient pas au juge des référés saisi sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative d'enjoindre à des parties à l'instance de produire des pièces en dehors de la procédure prévue aux articles R. 621-7 et R. 621-7-1 du code de justice administrative. Les conclusions à fin d'injonction présentées par la requérante doivent être rejetées.
Sur la demande présentée par la CPAM du Var, tendant au paiement des débours :
4. Il n'appartient pas au juge des référés saisi sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative de statuer sur des conclusions à fin de condamnation à des dommages intérêts. Les conclusions de la CPAM du Var tendant à l'indemnisation des débours doivent être rejetées.
Sur les frais d'instance :
5. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à l'accueil des conclusions présentées sur ce fondement à l'encontre de l'AP-HM et du docteur A qui n'ont ni la qualité de partie tenue aux dépens ni celles de partie perdante à la présente instance. Les conclusions de Mme D et celles de la CPAM du Var, présentées sur ce fondement doivent être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête et l'ensemble des conclusions des parties sont rejetées.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B D, au docteur C A, l'Assistance Publique - Hôpitaux de Marseille, à la caisse primaire d'assurance maladie du Var, à la mutuelle nationale territoriale, à la mutuelle du Var EMOA.
Fait à Marseille, le 5 juin 2025
Le juge des référés,
Signé
E Argoud
La République mande et ordonne au Ministre du Travail, de la Santé, des solidarités et des Familles en ce qui la concerne ou à tous commissaires à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026