lundi 21 juillet 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2506679 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | LLINARES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 8 juin 2025 et les 9 et 10 juillet 2025, Mme C, représentée par Me Llinares, demande au juge des référés :
1°) sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
- à titre principal, d'enjoindre au préfet de police de Paris ou, à défaut, au préfet des Bouches-du-Rhône, de lui délivrer la carte de résident en qualité de réfugié, valable du 15 novembre 2024 au 14 novembre 2034, telle que visée par l'attestation de décision favorable du 14 novembre 2024, dans un délai de trente jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, et ce, en imposant uniquement le paiement du droit de timbre légal de 25 euros par timbres fiscaux ;
- à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet de police ou, à défaut, au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer la carte de résident en qualité de réfugié valable du 15 novembre 2024 au 14 novembre 2034 visée par l'attestation de décision favorable du 14 novembre 2024, dans un délai de trente jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
- à titre très subsidiaire, d'enjoindre au préfet de police ou, à défaut, au préfet des Bouches-du-Rhône, de prendre toute mesure utile afin d'accélérer la fabrication de la carte de résident en qualité de réfugié, valable du 15 novembre 2024 au 14 novembre 2034, telle que visée par l'attestation de décision favorable du 14 novembre 2024, et de la convoquer pour le retrait de cette carte, ce rendez-vous devant intervenir dans un délai maximum de trente jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, et ce, en imposant uniquement le paiement du droit de timbre légal de 25 euros par timbres fiscaux ;
- à titre infiniment subsidiaire, d'enjoindre au préfet de police ou, à défaut, au préfet des Bouches-du-Rhône de prendre toute mesure utile afin d'accélérer la fabrication de la carte de résident en qualité de réfugié valable du 15 novembre 2024 au 14 novembre 2034 visée par l'attestation de décision favorable du 14 novembre 2024, et de la convoquer pour le retrait de cette carte, ce rendez-vous devant intervenir dans un délai maximum de trente jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, ce sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 juin 2025, le préfet de police de Paris conclut à ce qu'il n'y ait lieu de statuer sur la requête.
La requête a été communiquée au préfet des Bouches-du-Rhône qui n'a pas produit de mémoire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu la décision du 1er juillet 2024 du président du tribunal désignant M. B pour exercer les fonctions de juge des référés prévues au livre V du code de justice administrative.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. "
2. Ressortissante russe née le 3 octobre 2000, Mme A s'est vu reconnaître la qualité de réfugiée par une décision du 16 mai 2023 du directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides. Elle a déposé, le 31 mai 2023, au moyen du téléservice Administration numérique pour les étrangers en France (ANEF), une demande de titre de séjour en qualité de réfugiée. Plusieurs attestations de prolongation de l'instruction ont été mises successivement à sa disposition ainsi que, le 14 novembre 2024, une attestation de décision favorable à sa demande de titre de séjour. Elle a été informée, par la même attestation, de ce qu'une carte de résident, valable du 15 novembre 2024 au 14 novembre 2034, était actuellement en cours de fabrication. Le titre de séjour mentionné à l'article R. 431-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne lui a toutefois pas été remis. Mme A demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de police de Paris ou, à défaut, au préfet des Bouches-du-Rhône, de lui délivrer la carte de résident en qualité de réfugié, ou de prendre toute mesure utile afin d'accélérer la fabrication de cette carte de résident.
3. En dépit de la circonstance que l'attestation de décision favorable du 14 novembre 2024 précisait que la carte de résident, valable du 15 novembre 2024 au 14 novembre 2034, était en cours de fabrication, il résulte de l'instruction et tout particulièrement des propres écritures du préfet de police devant le tribunal, que la carte de résident n'a en réalité été mise en fabrication que le 18 juin 2025. Si le retard à mettre en fabrication une carte de résident censée être en vigueur depuis le 15 novembre 2024, sans qu'aucune justification n'ait été donnée par l'administration au juge des référés, est éminemment regrettable, il apparaît néanmoins, en l'état de l'instruction, que la demande est devenue sans objet en cours d'instance. Il n'y a dès lors plus lieu d'y statuer.
4. Par ailleurs, le litige afférent au montant du droit de timbre susceptible d'être réclamé à Mme A à l'occasion de la remise de sa carte de résident présente le caractère d'un litige distinct et ne peut au demeurant donner lieu à l'intervention du juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
5. Il résulte de l'instruction que la mise en fabrication de la carte de résident, le 18 juin 2025, est postérieure à la saisine du tribunal, le 8 juin 2025. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par Mme A et non compris dans les dépens.
ORDONNE
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte présentées par Mme A.
Article 2 : L'Etat versera à Mme A une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera transmise au préfet de police de Paris et au préfet des Bouches-du-Rhône.
Fait à Marseille, le 21 juillet 2025.
Le juge des référés,
Signé
T. B
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026