mardi 22 juillet 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2508287 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SELARL CABANES AVPCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 9 juillet 2025, la société Autocars Burle SAS, représentée par Me Neveu, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative :
1°) d'annuler la décision de rejet de l'offre présentée par le groupement qu'elle constitue avec la SAS Ampere au titre du lot n° 4 du marché par accord-cadre à bons de commande " Services De Transports Publics De Voyageurs - Lignes régulières interurbaines et scolaires et dessertes des piscines du Pays d'Aix " ;
2°) d'enjoindre à la métropole Aix-Marseille Provence de reprendre la procédure au stade de l'analyse des candidatures ;
3°) de mettre à la charge de la métropole Aix-Marseille Provence la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761 1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- en tant que candidate évincée, elle a un intérêt lésé par la décision de refus de lui attribuer le lot n° 4 du marché ;
- le motif opposé à l'attribution du lot au groupement est erroné dès lors que la société Ampere est un opérateur économique distinct des sociétés SAS SNT Suma, Telleschi, UTP et Rubans Bleus Pastouret, disposant d'une personnalité morale ainsi que de moyens humains, financiers et matériels qui lui sont propres.
Par un mémoire enregistré le 21 juillet 2025, la société Keolis Autocars de Provence, représentée par Mes Gaudemet et Mallet, conclut au rejet de la requête et demande que soit mise à la charge de la société requérante la somme de 2 000 euros, à lui verser sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que l'acte d'engagement a été signé le 15 juillet 2025.
Par un mémoire en défense enregistré le 21 juillet 2025, la métropole Aix-Marseille Provence, représentée par Me Michelin, conclut au rejet de la requête et demande que soit mise à la charge de la société requérante la somme de 5 000 euros, à lui verser sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que l'acte d'engagement a été signé le 15 juillet 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Dans le cadre de la consultation n° 72250008 ayant pour objet les services de transports publics de voyageurs - Lignes régulières interurbaines et scolaires et dessertes des piscines du Pays d'Aix (6 lots), la métropole Aix Marseille Provence a organisé une procédure de mise en concurrence. Par une décision du 3 juillet 2025, le groupement composé des sociétés Autocars Burle et Ampere a été informé du rejet de son offre pour le lot n° 4, le lot ayant été attribué à la société Keolis Autocars de Provence. La société Autocars Burle SAS demande au tribunal d'annuler la décision de rejet de son offre et d'enjoindre au pouvoir adjudicateur de reprendre la procédure au stade de l'analyse des candidatures.
2. Aux termes de l'article L. 551-1 du code de justice administrative : " Le président du tribunal administratif, ou le magistrat qu'il délègue, peut être saisi en cas de manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence auxquelles est soumise la passation par les pouvoirs adjudicateurs de contrats administratifs ayant pour objet l'exécution de travaux, la livraison de fournitures ou la prestation de services, avec une contrepartie économique constituée par un prix ou un droit d'exploitation, la délégation d'un service public ou la sélection d'un actionnaire opérateur économique d'une société d'économie mixte à opération unique (). / Le juge est saisi avant la conclusion du contrat ". Il résulte de ces dispositions que les pouvoirs conférés au juge administratif en vertu de la procédure spéciale instituée par l'article L. 551-1 précité du code de justice administrative ne peuvent plus être exercés après la conclusion du contrat.
3. Il résulte de l'instruction que l'acte d'engagement du lot n° 4, dont l'attribution est contestée, a été signé le 15 juillet 2025 à 12h21, postérieurement à l'introduction de la requête. Les conclusions tendant à l'annulation de la procédure et à la reprise de la procédure au stade de l'analyse des candidatures sont donc devenues sans objet.
4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la société Autocars Burle SAS, de la société Keolis Autocars de Provence et de la métropole Aix-Marseille Provence, présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de la société Autocars Burle SAS tendant à l'annulation de la décision de rejet de l'offre présentée par le groupement qu'elle constitue avec la SAS Ampere au titre du lot n° 2, ainsi qu'à l'injonction de reprendre la procédure au stade de l'analyse des candidatures.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Les conclusions de la société Keolis Autocars de Provence et de la métropole Aix-Marseille Provence tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Autocars Burle SAS, à la société Keolis Autocars de Provence et à la métropole Aix-Marseille Provence.
Fait à Marseille, le 22 juillet 2025.
La juge des référés,
Signé
G. Pouliquen
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026