mercredi 30 juillet 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2508771 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | JUAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 21 juillet 2025, la commune de Gréoux-les-Bains, agissant par son maire en exercice, représenté par Me Juan, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner l'expulsion à tous les propriétaires de véhicules, immatriculés ou non immatriculés, biens et autres objets et aux occupants sans droit ni titre à libérer de leur personne, de tout occupant de leur chef et de tous leurs biens, se trouvant sur les terrains appartenant à la commune de Gréoux-les-Bains cadastrés section ZC n°204, 206, 115, 116, 117, 118, 119, 120, 121, 122, 123 et 199 ;
2°) d'ordonner l'enlèvement de tout véhicule, immatriculé ou non, ainsi que tout bien ou objet, se trouvant sur lesdites parcelles ;
3°) d'assortir les dispositions précitées d'une astreinte de 1 000 euros par jour de retard, par personne et par véhicule ou remorque, ou autre bien quelle qu'en soit la nature, à compter du prononcé de la présente ordonnance ;
4°) d'autoriser la commune de Gréoux-les-Bains à faire procéder par un commissaire de justice territorialement compétent aux opérations de libération et d'expulsion des lieux et d'enlèvement de tout véhicule immatriculé ou non immatriculé, bien ou objet, sans délai avec le concours de la force publique et le cas échéant d'un serrurier et de dépanneuses ;
5°) commettre à cet effet Me Mathieu Varcin, commissaire de justice, à la résidence de Manosque 04100 y demeurant Ecoforum bâtiment E, BP 10112 avenue Régis Ryskebush.
Elle soutient que :
- l'urgence est constituée dès lors que cette installation illicite se révèle gravement dommageable et pose d'important problèmes de sécurité et de salubrité ;
- le trouble constitue une violation du droit de propriété de celle-ci ;
- elle n'est pas en mesure, en l'absence de titre exécutoire, de pouvoir identifier chaque propriétaire et chaque véhicule immatriculé.
Par un mémoire, enregistré le 29 juillet 2025, la commune de Gréoux-les-Bains se désiste de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance () / 1° Donner acte des désistements ; () ".
2. Le désistement de la commune de Gréoux-les-Bains de l'action tendant à l'expulsion de tous les occupants de leur chef, occupant les parcelles cadastrées section ZC n°204, 206, 115, 116, 117, 118, 119, 120, 121, 122, 123 et 199 est pur et simple, expliquant que le référé n'est plus d'actualité. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la commune de Gréoux-les-Bains tendant à l'expulsion des occupants sans droit ni titre, occupant les parcelles cadastrées section ZC n°204, 206, 115, 116, 117, 118, 119, 120, 121, 122, 123 et 199.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Gréoux-les-Bains.
Fait à Marseille, le 30 juillet 2025.
Le vice-président désigné
Juge des référés
Signé
J.-L Pecchioli
La République mande et ordonne au préfet des Alpes de Haute-Provence en ce qui le concerne ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Le greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026