LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2513395

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2513395

jeudi 4 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2513395
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantDUCROT ASSOCIES - DPA

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par l’association syndicale autorisée du Canal de Gap d’une demande d’expertise, sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, afin d’identifier les causes et l’étendue des désordres résultant d’une fuite sur le canal, potentiellement liée à des travaux de réalisation d’une rocade. Le juge des référés a fait droit à cette demande, considérant que la mesure d’expertise était utile pour éclairer un éventuel litige au fond, et a désigné un expert avec une mission complète d’investigation. En revanche, la demande de l’association tendant à ce que les sociétés mises en cause et l’État soient condamnés à lui verser une somme au titre des frais d’instance a été rejetée, ces derniers n’ayant pas la qualité de partie perdante.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés le 29 octobre 2025 et le 9 novembre 2025, l’association syndicale autorisée du Canal de Gap, agissant par le président en exercice représenté par la SCP Anne Sevaux et Paul Mathonnet, demande au juge des référés d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, une expertise portant sur les désordres résultant d’une fuite du canal de Provence, dans la combe de la Bonne sur le territoire de la commune de Gap et de mettre solidairement à la charge des sociétés SOGEA Provence, Saunier, Confluence, et de l’Etat le versement à son profit de la somme de 2 000 euros sur le fondement de l’article L. 761- 1 du code de justice administrative.

Elle soutient que l’expertise est utile.


Par un mémoire enregistré le 20 novembre 2025, la société Confluence agissant par le représentant légal, représentée par la Selarl Phare Avocats, conclut au rejet de la requête. Elle soutient que sa présence n’est pas utile.


Par un mémoire enregistré le 20 novembre 2025, la société Piphrim agissant par le représentant légal, représentée par la Selarl Phare Avocats, conclut au rejet de la requête. Elle soutient que sa présence n’est pas utile.


Par un mémoire enregistré le 25 novembre 2025, la société Saunier Infra, agissant par les représentants légaux, représentés par la Selarl Ducrot et associés, déclare ne pas s’opposer à la demande d’expertise sollicitée et conclut au rejet de la demande présentée sur le fondement de l’article L 761-1 du code de justice administrative.


La procédure a été régulièrement communiquée à la direction régionale de l’environnement de l’aménagement et du logement, à la société Soudure Service Gap, à la société SOGEA Provence, à la société Stabilisation protection qui n’ont pas présenté d’observations.


Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le code de justice administrative.


Le président du tribunal a désigné M. Argoud, pour statuer sur les demandes de référés.


Considérant ce qui suit :


Sur les conclusions à fin d’expertise :

1. Aux termes de l’article R. 532-1 du code de justice administrative : « Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l’absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d’expertise ou d’instruction ».

2. L’association syndicale autorisée du Canal de Gap fait valoir l’existence de désordres, résultant d’une fuite sur le canal de Gap, et susceptible d’être en lien avec des travaux de dévoiement réalisés dans le cadre de la réalisation de la rocade de contournement de Gap. Dès lors la demande d’expertise, en présence de la société Soudure Service Gap, de la société Saunier Infra, de la société SOGEA Provence, de la société Stabilisation protection, de la société Piphrim et de la société Confluence qui sont intervenues dans les travaux mis en causes comme pouvant être à l’origine de la fuite, est susceptible de se rattacher à une action ultérieure devant le juge du fond. Par suite, elle entre dans le champ d’application des dispositions précitées de l’article R. 532-1 du code de justice administrative et présente un caractère utile. Il y a lieu d’ordonner une expertise au contradictoire des sociétés ayant participé aux travaux de réalisation de la rocade et de fixer la mission de l’expert comme il est précisé à l’article 1er de la présente ordonnance.


Sur les frais d’instance :

3. Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à l’accueil des conclusions présentées sur ce fondement à l’encontre des sociétés SOGEA Provence, Saunier, Confluence, et de l’Etat qui n’ont ni la qualité de partie tenue aux dépens ni celles de partie perdante à la présente instance.


O R D O N N E :


Article 1er : Monsieur B... A..., exerçant 11 allée des Genets à Sisteron (04200) est désigné pour procéder, en présence des parties en instance à une expertise avec la mission suivante :

1°) convoquer les parties, se rendre à la combe de la Bonne sur le territoire de la commune de Gap.

2°) se faire communiquer tous documents utiles à l’accomplissement de sa mission ; entendre tout sachant ;

3°) examiner et décrire les désordres résultants de la fuite affectant le canal de Gap ; de définir leur nature, leur date d’apparition, leur importance et leur éventuel caractère évolutif ;

4°) donner un avis motivé sur la ou les causes et origines des désordres dont il s’agit ;

5°) formuler les solutions techniques permettant de faire cesser les désordres et indiquer les travaux nécessaires à la réparation ; en évaluer le coût et la durée ;

6°) fournir tous éléments utiles permettant au juge d’apprécier l’étendue des préjudices subis par les requérants du fait de ces désordres et de l’exécution des réparations ;

7°) d’une manière générale, fournir tous éléments susceptibles de concourir à l’information de la juridiction qui serait saisie pour se prononcer sur les responsabilités encourues et l’imputabilité des désordres constatés.

Article 2 : L’expert accomplira sa mission dans les conditions prévues par les articles R. 621-1 à R. 621-14 du code de justice administrative.

Article 3 : En application de l’article R. 621-9 du code de justice administrative, l’expert déposera son rapport au greffe du tribunal administratif de Marseille par voie numérique dans le délai de quatre mois à compter de la notification de la présente ordonnance. Il notifiera une copie de son rapport à chacune des parties intéressées et, avec l’accord de celles-ci, utilisera à cette fin, dans la mesure du possible, des moyens électroniques.

Article 4 : Le surplus des conclusions des parties.

Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à l’association syndicale autorisée du canal de Gap, à la direction régionale de l’environnement de l’aménagement et du logement, à la société Soudure Service Gap, à la société Confluence, à la société Phiprim, à la société Saunier Infra, à la société SOGEA Provence, à la société Stabilisation protection et à l’expert, M. B... A....

Fait à Marseille, le 4 décembre 2025.


Le juge des référés,

Signé

Jean-Marie ARGOUD


La République mande et ordonne au préfet des Hautes-Alpes, en ce qui le concerne et à tous les commissaires à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.


Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions