Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2601464
vendredi 13 février 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2601464 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
Résumé IA
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante ivoirienne, qui demandait une injonction au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. La requérante, titulaire d'une carte "Recherche d'emploi - création d'entreprise", sollicitait un changement de statut vers celui de salarié. Le juge a estimé que la mesure demandée se heurtait à une contestation sérieuse, car le dossier de Mme A... était incomplet, ne comportant pas l'autorisation de travail exigée par l'article L. 421-3 du code de l'entrée et du séjour et du droit d'asile.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 janvier 2026, Mme B... A... demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative d’enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l’autorisant à travailler ou, à défaut, une attestation de prolongation, dans un bref délai, au besoin sous astreinte.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
le code de l'entrée et du séjour et du droit d'asile ;
le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Il résulte de l’instruction que Mme A..., ressortissante ivoirienne titulaire d’une carte de séjour temporaire portant la mention « « Recherche d’emploi - création d’entreprise » valable jusqu’au 19 décembre 2025, a sollicité un changement de statut en tant que salariée à la suite de la promesse d’embauche qui lui a été adressée le 16 décembre 2025 par Aix-Marseille-Université. N’ayant reçu aucun récépissé de sa demande en dépit de ses relances, elle saisit le juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, afin d’enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l’autorisant à travailler.
Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ». Saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 d’une demande qui n’est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d’injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.
Aux termes de l’article L. 421-3 du code de l'entrée et du séjour et du droit d'asile : « L'étranger qui exerce une activité salariée sous contrat de travail à durée déterminée ou qui fait l'objet d'un détachement conformément aux articles L. 1262-1, L. 1262-2 et L. 1262-2-1 du code du travail se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "travailleur temporaire" d'une durée maximale d'un an./ La délivrance de cette carte de séjour est subordonnée à la détention préalable d'une autorisation de travail, dans les conditions prévues par les articles L. 5221-2 et suivants du code du travail./ Elle est délivrée pour une durée identique à celle du contrat de travail ou du détachement, dans la limite d'un an. ». L’article R. 431-12 du même code prévoit que : « L'étranger admis à souscrire une demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour se voit remettre un récépissé qui autorise sa présence sur le territoire pour la durée qu'il précise… ».
Il résulte de l’instruction et des propres déclarations de Mme A..., qui au demeurant ne justifie pas de l’envoi et de la réception par l’administration de sa demande de changement de statut, que son dossier n’était pas complet à défaut de comporter l’autorisation de travail exigée par les dispositions de l’article L. 421-3 du code de l'entrée et du séjour et du droit d'asile. Par suite, la mesure sollicitée par la requérante se heurte à une contestation sérieuse.
Il résulte de ce qui précède que la requête doit rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M Mme B... A... et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée au préfet des Bouches-du-Rhône.
Fait à Marseille, le 13 février 2026.
Le juge des référés,
Signé
T. Trottier
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
P/Le greffier en chef,
Le greffier
Par une requête, enregistrée le 29 janvier 2026, Mme B... A... demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative d’enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l’autorisant à travailler ou, à défaut, une attestation de prolongation, dans un bref délai, au besoin sous astreinte.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
le code de l'entrée et du séjour et du droit d'asile ;
le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Il résulte de l’instruction que Mme A..., ressortissante ivoirienne titulaire d’une carte de séjour temporaire portant la mention « « Recherche d’emploi - création d’entreprise » valable jusqu’au 19 décembre 2025, a sollicité un changement de statut en tant que salariée à la suite de la promesse d’embauche qui lui a été adressée le 16 décembre 2025 par Aix-Marseille-Université. N’ayant reçu aucun récépissé de sa demande en dépit de ses relances, elle saisit le juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, afin d’enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l’autorisant à travailler.
Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ». Saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 d’une demande qui n’est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d’injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.
Aux termes de l’article L. 421-3 du code de l'entrée et du séjour et du droit d'asile : « L'étranger qui exerce une activité salariée sous contrat de travail à durée déterminée ou qui fait l'objet d'un détachement conformément aux articles L. 1262-1, L. 1262-2 et L. 1262-2-1 du code du travail se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "travailleur temporaire" d'une durée maximale d'un an./ La délivrance de cette carte de séjour est subordonnée à la détention préalable d'une autorisation de travail, dans les conditions prévues par les articles L. 5221-2 et suivants du code du travail./ Elle est délivrée pour une durée identique à celle du contrat de travail ou du détachement, dans la limite d'un an. ». L’article R. 431-12 du même code prévoit que : « L'étranger admis à souscrire une demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour se voit remettre un récépissé qui autorise sa présence sur le territoire pour la durée qu'il précise… ».
Il résulte de l’instruction et des propres déclarations de Mme A..., qui au demeurant ne justifie pas de l’envoi et de la réception par l’administration de sa demande de changement de statut, que son dossier n’était pas complet à défaut de comporter l’autorisation de travail exigée par les dispositions de l’article L. 421-3 du code de l'entrée et du séjour et du droit d'asile. Par suite, la mesure sollicitée par la requérante se heurte à une contestation sérieuse.
Il résulte de ce qui précède que la requête doit rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M Mme B... A... et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée au préfet des Bouches-du-Rhône.
Fait à Marseille, le 13 février 2026.
Le juge des référés,
Signé
T. Trottier
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
P/Le greffier en chef,
Le greffier
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