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AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2601876

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2601876

lundi 9 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2601876
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantMICHEL-BECHET

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi d'une demande initiale portant sur l'obtention d'une attestation de prolongation d'instruction avec autorisation de travail. La requérante s'est ultérieurement désistée de ces conclusions principales. La juridiction a admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire et a condamné l'État à verser à son avocat une somme de 1 000 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de l'admission définitive à l'aide.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 4 février 2026, Mme E... D... B..., épouse A..., représentée par Me Michel-Béchet, demande au juge des référés :

1°) sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de mettre à sa disposition une attestation de prolongation d’instruction avec autorisation de travail dans un délai de huit jours sous astreinte de 300 euros par jour de retard et de lui remettre une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail sous réserve que son dossier soit complet ;

2°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat le versement à son conseil d’une somme de 1 200 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique ou à elle-même à défaut d’admission au bénéfice de l’aide juridictionnelle.

La requête a été communiquée au préfet des Bouches-du-Rhône qui n’a pas produit de mémoire.

Par un mémoire, enregistré le 10 février 2026, Mme A... déclare se désister purement et simplement des conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte et maintenir le surplus de ses conclusions.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu la décision du 1er juillet 2024 du président du tribunal désignant M. C... pour exercer les fonctions de juge des référés prévues au livre V du code de justice administrative.

Vu
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Dans le dernier état de ses écritures, résultant de son mémoire enregistré le 10 février 2026, Mme A... se désiste de ses conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte et maintenir les seules conclusions qui ont été présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.

2. Il y a lieu d’admettre provisoirement Mme A... à l’aide juridictionnelle. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, sous réserve que Me Michel-Béchet, avocat de Mme A..., renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat et sous réserve de l’admission définitive de sa cliente à l’aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 000 euros à verser à Me Michel-Béchet .Dans le cas où l’aide juridictionnelle ne serait pas accordée à Mme A... par le bureau d’aide juridictionnelle, la somme de 1 000 euros sera versée à Mme A....


ORDONNE


Article 1er : Mme A... est admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire.

Article 2 : Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte présentées par Mme A....

Article 3 : Sous réserve de l’admission définitive de Mme A... à l’aide juridictionnelle et sous réserve que Me Michel-Béchet renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat, ce dernier versera à Me Michel-Béchet, avocat de Mme A..., une somme de 1 000 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique. Dans le cas où l’aide juridictionnelle ne serait pas accordée à Mme A... par le bureau d’aide juridictionnelle, la somme de 1 000 euros sera versée à Mme A....













Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme E... D... B..., épouse A..., à Me Michel-Béchet et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera transmise au préfet des Bouches-du-Rhône.


Fait à Marseille, le 9 mars 2026.

Le juge des référés,
Signé
T. C...


La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière,

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