Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2615915
jeudi 1 octobre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2615915 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 8 septembre 2026 et un mémoire enregistré le 25 septembre 2026, Mme C... B..., demande au juge des référés, d’ordonner d’une part, qu’une solution de scolarisation effective et adaptée aux besoins de son fils A... soit mise en œuvre et d’autre part, d’ordonner les mesures nécessaires pour qu’il puisse accéder effectivement à une scolarisation adaptée, conforme à ses besoins et lui permettant de poursuivre un parcours vers l’obtention d’un diplôme qualifiant.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Gilles Fedi, vice-président, pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ». L'article L. 522-3 du même code dispose : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ». Enfin aux termes du premier alinéa de l’article R. 522-1 dudit code : « La requête visant au prononcé de mesures d’urgence doit (...) justifier de l’urgence de l’affaire. ». Lorsque la requête est fondée sur la procédure de protection particulière du référé liberté instituée par l’article L. 521-2 du code de justice administrative, il appartient au requérant de justifier de circonstances particulières et propres à chaque espèce caractérisant une situation d’urgence qui implique, sous réserve que les autres conditions posées par l’article L. 521-2 soient remplies, qu’une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale doive être prise dans les quarante-huit heures et au regard de critères d’évidence.
2. Mme B..., doit être regardée comme demandant au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d’ordonner les mesures nécessaires pour que son fils A... puisse accéder effectivement à une scolarisation adaptée, conforme à ses besoins et lui permettant de poursuivre un parcours vers l’obtention d’un diplôme qualifiant.
3. Pour justifier d’une situation d’urgence particulière, Mme B... soutient d’une part, que depuis son retour en France, en juillet 2025, A... n'a bénéficié d'aucune scolarisation effective et reste sans solution depuis plus d’un an, il demeure ainsi à domicile, sans établissement scolaire, sans enseignement régulier et sans accompagnement scolaire correspondant à ses besoins et d’autre part, que la MDPH lui a accordé un accompagnement par AESH à 100 % du temps scolaire en école ordinaire et lui a également notifié, jusqu’en 2030, une orientation en IME pour TSA sans déficience, avec accompagnement par un SESSAD, mais aucune place n’est disponible pour mettre en œuvre cette orientation. Toutefois, aucune des circonstances, aussi regrettables soient elles, ainsi invoquées, ni aucune pièce versée au dossier ne permettent de caractériser l’existence d’une situation d’urgence particulière, au sens des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, nécessitant que le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. Par suite, la condition d’urgence particulière requise par les dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative n’est, en l’espèce, pas satisfaite.
4. Il résulte de ce qui précède, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur l’existence d’une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, que la requête doit être rejetée selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d’injonction présentées par Mme B... doivent être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... B....
Copie en sera adressée l’inspecteur d'Académie, directeur des services de l'Éducation Nationale des Bouches-du-Rhône.
Fait à Marseille, le 1er octobre 2026.
Le juge des référés,
Signé
G. FEDI
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Le greffier
Par une requête, enregistrée le 8 septembre 2026 et un mémoire enregistré le 25 septembre 2026, Mme C... B..., demande au juge des référés, d’ordonner d’une part, qu’une solution de scolarisation effective et adaptée aux besoins de son fils A... soit mise en œuvre et d’autre part, d’ordonner les mesures nécessaires pour qu’il puisse accéder effectivement à une scolarisation adaptée, conforme à ses besoins et lui permettant de poursuivre un parcours vers l’obtention d’un diplôme qualifiant.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Gilles Fedi, vice-président, pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ». L'article L. 522-3 du même code dispose : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ». Enfin aux termes du premier alinéa de l’article R. 522-1 dudit code : « La requête visant au prononcé de mesures d’urgence doit (...) justifier de l’urgence de l’affaire. ». Lorsque la requête est fondée sur la procédure de protection particulière du référé liberté instituée par l’article L. 521-2 du code de justice administrative, il appartient au requérant de justifier de circonstances particulières et propres à chaque espèce caractérisant une situation d’urgence qui implique, sous réserve que les autres conditions posées par l’article L. 521-2 soient remplies, qu’une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale doive être prise dans les quarante-huit heures et au regard de critères d’évidence.
2. Mme B..., doit être regardée comme demandant au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d’ordonner les mesures nécessaires pour que son fils A... puisse accéder effectivement à une scolarisation adaptée, conforme à ses besoins et lui permettant de poursuivre un parcours vers l’obtention d’un diplôme qualifiant.
3. Pour justifier d’une situation d’urgence particulière, Mme B... soutient d’une part, que depuis son retour en France, en juillet 2025, A... n'a bénéficié d'aucune scolarisation effective et reste sans solution depuis plus d’un an, il demeure ainsi à domicile, sans établissement scolaire, sans enseignement régulier et sans accompagnement scolaire correspondant à ses besoins et d’autre part, que la MDPH lui a accordé un accompagnement par AESH à 100 % du temps scolaire en école ordinaire et lui a également notifié, jusqu’en 2030, une orientation en IME pour TSA sans déficience, avec accompagnement par un SESSAD, mais aucune place n’est disponible pour mettre en œuvre cette orientation. Toutefois, aucune des circonstances, aussi regrettables soient elles, ainsi invoquées, ni aucune pièce versée au dossier ne permettent de caractériser l’existence d’une situation d’urgence particulière, au sens des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, nécessitant que le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. Par suite, la condition d’urgence particulière requise par les dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative n’est, en l’espèce, pas satisfaite.
4. Il résulte de ce qui précède, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur l’existence d’une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, que la requête doit être rejetée selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d’injonction présentées par Mme B... doivent être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... B....
Copie en sera adressée l’inspecteur d'Académie, directeur des services de l'Éducation Nationale des Bouches-du-Rhône.
Fait à Marseille, le 1er octobre 2026.
Le juge des référés,
Signé
G. FEDI
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Le greffier
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