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AccueilJurisprudence administrativeN° TA14-2000444

Tribunal Administratif de Caen — Décision N° TA14-2000444

vendredi 12 août 2022

JuridictionTribunal Administratif de Caen
SectionTribunal Administratif de Caen
N° DossierTA14-2000444
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantBOURREL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 25 février et 28 octobre 2020, les 12 janvier, 3 et 20 décembre 2021, les 18 mars et 28 avril 2022, Mme C D, représentée par Me Bourrel, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de condamner la commune de Coutances et l'EURL LM Couverture à lui verser la somme de 14 190,72 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter de sa demande préalable ;

2°) de condamner la commune de Coutances et l'EURL LM Couverture à lui verser la somme de 6 454,01 euros en réparation des frais d'expertise engagés ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Coutances et de l'EURL LM Couverture une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la responsabilité sans faute de la commune est engagée en raison de la dépose de la toiture de la maison mitoyenne à la sienne, qui est à l'origine des infiltrations d'eau dans son habitation ; elle dispose de la qualité de tiers par rapport aux travaux ; de la même manière l'entreprise LM Couverture, qui a réalisé les travaux, est solidairement responsable ;

- elle n'a commis aucune faute ; le seul fait que son mur n'était pas protégé d'un enduit, alors qu'il s'agissait initialement d'un mur intérieur, ne constitue pas une faute ;

- elle est bien fondée à solliciter la réparation de ses préjudices correspondant aux sommes de 9 063,78 euros au titre des frais d'enduit, de 2 626,94 euros au titre de la réfection des embellissements, 500 euros au titre d'un forfait pour l'assèchement du mur avant la réalisation des travaux, de 2 000 euros au titre de son préjudice de jouissance et de 6 454,01 euros au titre des frais d'expertise.

Par deux mémoires, enregistrés les 5 mai et 3 juin 2022, la société d'assurance mutuelle MAIF, représentée par Me Bourrel, demande au tribunal de condamner la ville de Coutances ou l'EURL LM Couverture à lui verser la somme de 6 454,01 euros au titre des frais d'expertise engagés pour Mme D.

Par deux mémoires en défense, enregistrés les 29 septembre et 9 décembre 2020, la commune de Coutances, représentée par Me Soublin, conclut, à titre principal, au rejet de la requête et, à titre subsidiaire, à ce que les prétentions indemnitaires de Mme D soient ramenées à de plus justes proportions, et à la condamnation de l'entreprise LM Couverture à la garantir de toute condamnation. La commune demande également à ce que soit mise à la charge de Mme D et de l'entreprise LM Couverture une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la commune n'a commis aucune faute ;

- les préjudices de Mme D découlent du défaut d'étanchéité de son mur, ce dont cette dernière est responsable ;

- à titre subsidiaire, les sommes à allouer en réparation des préjudices de Mme D doivent être réduites à de plus justes proportions ;

- elle doit être intégralement garantie par l'entreprise LM Couverture qui a commis des fautes dans l'exécution des travaux ; le pignon de la maison de Mme D n'a pas été entièrement protégé ; l'entreprise aurait dû l'informer des risques encourus par l'absence de bâchage intégral.

Par quatre mémoires, enregistrés les 16 octobre 2020, 13 avril 2021, 25 et 30 mai 2022 l'EURL LM Couverture, représentée par Me David, conclut, à titre principal, au rejet de la requête et des demandes de la MAIF et, à titre subsidiaire, à ce que la commune de Coutances soit condamnée à la garantir de toute condamnation. L'entreprise demande également à ce que soit mise à la charge de toute partie succombante une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- le bâchage, réalisé après les travaux de mai 2010 de mise à nu du pignon, était de nature provisoire ; il ne saurait dès lors être tenu comme responsable des infiltrations d'eau intervenues par la suite ;

- à titre subsidiaire, la commune de Coutances doit la garantir de toute condamnation ;

- la MAIF ne justifie pas d'une garantie mobilisable ni d'une subrogation légale.

Une note en délibéré présentée pour la commune de Coutances a été enregistrée le 30 juin 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des assurances ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme B,

- les conclusions de M. Bonneu, rapporteur public,

- les observations de Me Lereverrend, représentant la commune de Coutances.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C D est propriétaire d'une maison située 45, rue des Piliers à Coutances, depuis juillet 2007. En mai 2009, elle a informé le maire de Coutances que des ardoises du toit de la maison voisine appartenant à Mme A*** tombaient sur la voie publique. Le maire de la commune a pris un arrêté de péril à l'encontre de la succession de Mme A***, décédée en 1991, en vain. La réalisation de travaux a alors été confiée à l'entreprise LM Couverture, qui a procédé à la dépose de la toiture de la maison mitoyenne en mai 2010. Mme D, qui a constaté au cours de l'année 2012 des problèmes d'humidité affectant sa maison, a sollicité son assurance puis une expertise auprès du tribunal de grande instance de Coutances. Par courriers du 15 novembre 2019, Mme D a sollicité de la commune de Coutances et de l'entreprise LM Couverture la réparation de ses préjudices résultant selon elle des travaux effectués sur la maison voisine. Par la présente requête, elle demande la condamnation de la commune de Coutances et de l'entreprise LM Couverture à lui verser la somme de 20 644,73 euros en réparation de ses préjudices. La MAIF demande pour sa part le remboursement des frais d'expertise engagés pour Mme D.

Sur le principe de la responsabilité sans faute :

2. Le maître de l'ouvrage est responsable, même en l'absence de faute, des dommages que les ouvrages publics dont il a la garde peuvent causer aux tiers tant en raison de leur existence que de leur fonctionnement. Il ne peut dégager sa responsabilité que s'il établit que ces dommages résultent de la faute de la victime ou d'un cas de force majeure. Ces tiers ne sont pas tenus de démontrer le caractère grave et spécial du préjudice qu'ils subissent lorsque le dommage n'est pas inhérent à l'existence même de l'ouvrage public ou à son fonctionnement et présente, par suite, un caractère accidentel.

3. Par ailleurs, même lorsqu'ils sont exécutés sur une propriété privée et sous réserve qu'ils n'aient pas été effectués par emprise irrégulière, les travaux immobiliers effectués par une collectivité publique dans un but d'intérêt général présentent le caractère de travaux publics.

4. En l'espèce, il résulte de l'instruction que la commune de Coutances a fait procéder en mai 2010 à la dépose de la toiture de la maison mitoyenne à celle de Mme D, afin de protéger les piétons des chutes des ardoises du toit de la maison laissée à l'abandon. Il est constant que de tels travaux présentent le caractère de travaux publics et que Mme D dispose de la qualité de tiers.

5. Durant l'année 2012, Mme D a informé son assureur de la survenue d'infiltrations dans sa maison. Il résulte du rapport de l'expertise réalisée entre mars 2017 et mai 2019 que la démolition de la toiture de la construction mitoyenne à la maison de la requérante a exposé un mur de cette dernière aux intempéries. Le dommage constitué par des infiltrations d'eau a été permis par la dépose de la toiture de la maison mitoyenne. Ce dommage était prévisible, une bâche ayant d'ailleurs été déposée de manière temporaire pour protéger le mur pignon de la maison de Mme D, et constitue une suite normale et nécessaire de la démolition de la toiture de la maison voisine.

6. En l'espèce, il ressort d'un rapport d'expertise du 4 avril 2016 que l'exposition du mur de la maison de la requérante aux intempéries entraîne une infiltration d'eau qui, à long terme, risque de lessiver le liant des pierres et provoquer l'effondrement du mur. L'expertise de 2019 précise que la maison de Mme D présente de nombreuses infiltrations. Un tel préjudice présente le caractère de gravité requis et il est constant que Mme D a été la seule riveraine impactée de cette manière par les travaux publics.

7. Dans ces circonstances, le dommage présente un caractère permanent ayant entraîné un préjudice grave et spécial. Mme D est donc fondée à rechercher solidairement la responsabilité de la commune de Coutances, qui a fait réaliser les travaux, et de l'entreprise LM Couverture les ayant réalisés.

Sur la faute de la victime :

8. Dans le cas d'un dommage causé à un immeuble, la fragilité ou la vulnérabilité de celui-ci ne peuvent être prises en compte pour atténuer la responsabilité du maître de l'ouvrage, sauf lorsqu'elles sont elles-mêmes imputables à une faute de la victime. En dehors de cette hypothèse, de tels éléments ne peuvent être retenus que pour évaluer le montant du préjudice indemnisable.

9. La commune de Coutances et l'entreprise LM Couverture font valoir en défense que le dommage trouve sa cause dans l'absence d'étanchéité du mur de Mme D. Une telle absence ne saurait être fautive au moment de la démolition du mur, dès lors que ce dernier ne nécessitait pas, avant les travaux en cause, une telle étanchéité. Par suite, la commune de Coutances et l'entreprise LM Couverture ne sont pas fondées à soutenir que Mme D a commis une faute de nature à les exonérer de leur responsabilité.

Sur le partage de responsabilité entre la commune et l'entreprise LM Couverture :

10. Si la commune fait valoir qu'elle n'avait pas l'expertise nécessaire et que l'entreprise LM Couverture aurait dû lui proposer un bâchage intégral, il résulte de l'instruction que la bâche a été installée à la demande de la commune peu de temps après la dépose de la toiture, et que la commune s'est abstenue de vérifier la qualité du bâchage réalisé. En outre, le bâchage même intégral constituait une solution temporaire qui n'était pas de nature à exonérer la responsabilité sans faute de la commune du fait des infiltrations causées par les travaux publics. L'expert précise que la bâche de protection du mur pignon de Mme D n'a pas été posée sur la totalité du mur, favorisant et aggravant l'infiltration des eaux qui se sont écoulées et ont stagnées entre le mur et la bâche. Ainsi, s'il est constant que cette bâche n'avait pas vocation à protéger de manière pérenne le pignon de la façade de Mme D, la faute de l'entreprise LM Couverture a participé à l'aggravation du dommage. Dans ces conditions, il y a lieu de fixer la part de responsabilité de l'entreprise LM Couverture à hauteur d'un tiers, en ce qui concerne les préjudices découlant de la seule aggravation des infiltrations.

Sur la réparation des préjudices de Mme D :

En ce qui concerne les frais d'étanchéité du mur :

11. Il résulte d'une facture payée le 3 novembre 2021 et il n'est pas contesté que Mme D a fait réaliser l'étanchéité de la façade exposée aux intempéries pour un montant de 9 063,78 euros. Ce préjudice est directement lié à l'absence d'étanchéité du mur, dommage qui serait intervenu même en l'absence de faute de l'entreprise LM Couverture concernant la pose de la bâche. Par suite, il y a lieu de condamner la seule commune de Coutances à verser à Mme D la somme de 9 063,78 euros.

En ce qui concerne les frais d'assèchement et de réfection des embellissements :

12. Mme D sollicite la somme de 2 626,94 euros pour la réfection des embellissements et la somme de 500 euros au titre d'un forfait pour l'assèchement nécessaire avant la réalisation des travaux. Il résulte de l'instruction, en particulier de l'expertise, que ces préjudices sont établis et sont dus aux infiltrations aggravées par la pose incomplète de la bâche. Il y a dès lors lieu de condamner la commune à verser à Mme D deux tiers de cette somme, et l'entreprise LM Couverture à lui verser l'autre tiers, conformément à ce qui a été dit au point 10.

En ce qui concerne le préjudice de jouissance :

13. Mme D sollicite la somme de 2 000 euros au titre de son préjudice de jouissance dès lors que des infiltrations sont intervenues dans ses pièces de vie et chambre. Le rapport d'expertise mentionne un papier peint humide dans un angle du salon et décollé dans la chambre de l'étage et précise qu'il existe une réelle altération de jouissance. Il sera fait une juste appréciation du préjudice de Mme D, en l'absence d'éléments précis sur la consistance du préjudice subi, en lui allouant la somme de 500 euros. Il y a dès lors lieu de condamner la commune à lui verser deux tiers de cette somme, et l'entreprise LM Couverture l'autre tiers, conformément à ce qui a été dit au point 10.

En ce qui concerne les frais d'expertise :

14. Mme D demande à être remboursée des frais d'expertise judiciaire qu'elle a dû acquitter dans le cadre de sa demande d'expertise présentée devant le tribunal de grande instance de Coutances. Malgré une demande du tribunal en ce sens, Mme D ne justifie pas des frais d'expertise qu'elle aurait effectivement exposés, alors qu'il résulte de l'instruction que ces frais ont été pris en charge par son assureur. Par suite, le préjudice n'est pas établi et cette demande doit être rejetée.

15. Il résulte de tout ce qui précède, que la commune de Coutances est condamnée à verser les sommes de 9 063,78 euros et de 2 417,96 euros à Mme D et l'EURL LM Couverture est condamnée à verser à Mme D la somme de 1 208,98 euros en réparation de ses préjudices.

Sur les intérêts :

16. Lorsqu'ils sont demandés, les intérêts au taux légal sur le montant de l'indemnité allouée sont dus, quelle que soit la date de la demande préalable, à compter du jour où cette demande est parvenue à l'autorité compétente ou, à défaut, à compter de la date d'enregistrement au greffe du tribunal administratif des conclusions tendant au versement de cette indemnité.

17. Mme D demande que les indemnités allouées soient assorties des intérêts au taux légal à compter de sa demande d'indemnisation préalable. Il y a lieu de faire droit à sa demande à compter du 19 novembre 2019, date de réception de sa demande auprès de la commune de Coutances, et à compter du 20 novembre 2019, date de réception de sa demande auprès de l'entreprise LM Couverture.

Sur les demandes de la MAIF :

18. Aux termes de l'article L. 121-12 du code des assurances : " L'assureur qui a payé l'indemnité d'assurance est subrogé, jusqu'à concurrence de cette indemnité, dans les droits et actions de l'assuré contre les tiers qui, par leur fait, ont causé le dommage ayant donné lieu à la responsabilité de l'assureur ". Il appartient à l'assureur qui demande à bénéficier de la subrogation prévue par ces dispositions de justifier par tout moyen du paiement d'une indemnité à son assuré. En outre, l'assureur n'est fondé à se prévaloir de la subrogation légale dans les droits de son assuré que si l'indemnité a été versée en exécution d'un contrat d'assurance.

19. La MAIF, assureur de Mme D, établit s'être acquittée, en vertu d'un contrat d'assurance, des frais d'expertise judiciaire rendus nécessaires pour établir la responsabilité et les dommages de son assurée. Ces frais ont été taxés à hauteur de 6 454,01 euros par une ordonnance du tribunal judiciaire de Coutances, dont il ressort que la MAIF avait déposé une consigne pour la couverture de ces frais. Par suite, la MAIF est bien fondée à solliciter le remboursement de la somme de 6 454,01 euros. Il y a dès lors lieu de condamner la commune à lui verser deux tiers de cette somme, et l'entreprise LM Couverture l'autre tiers, conformément à ce qui a été dit au point 10.

Sur les appels en garantie :

20. Il résulte de ce qui a été développé précédemment qu'il y a lieu de faire droit aux conclusions d'appel en garantie présentées l'une contre l'autre par la commune de Coutances et l'entreprise LM Couverture dans la limite de leurs parts de responsabilité respectives définies précédemment.

Sur les frais liés au litige :

21. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de Mme D, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la commune de Coutances et l'EURL LM Couverture demandent au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre solidairement à la charge de la commune de Coutances et l'EURL LM Couverture une somme de 1 500 euros à verser à Mme D au titre des frais de même nature. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit à la demande de la MAIF au titre des mêmes frais.

D E C I D E :

Article 1er : La commune de Coutances et l'EURL LM Couverture sont condamnées in solidum à verser à Mme D la somme de 12 690,72 euros, avec intérêt au taux légal à compter du 20 novembre 2019.

Article 2 : La commune de Coutances et l'EURL LM Couverture sont condamnées in solidum à verser à la MAIF la somme de 6 454,01 euros.

Article 3 : La commune de Coutances garantira l'EURL LM Couverture à hauteur de la somme de 11 481,74 euros en ce qui concerne la condamnation prononcée à l'article 1er, et à hauteur des deux tiers en ce qui concerne les intérêts mentionnés à l'article 1er et en ce qui concerne la condamnation prononcée à l'article 2.

Article 4 : L'EURL LM Couverture garantira la commune de Coutances à hauteur de la somme de 1 208,98 euros en ce qui concerne la condamnation prononcée à l'article 1er, et à hauteur du tiers en ce qui concerne les intérêts mentionnés à l'article 1er et en ce qui concerne la condamnation prononcée à l'article 2.

Article 5 : la commune de Coutances et l'EURL LM Couverture verseront solidairement une somme de 1 500 euros à Mme D sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 6 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 7 : Le présent jugement sera notifié à Mme C D, à la commune de Coutances, à l'EURL LM Couverture et à la MAIF.

Délibéré après l'audience du 30 juin 2022, à laquelle siégeaient :

M. Cheylan, président,

M. Belhadj, conseiller,

Mme Arniaud, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 août 2022.

La rapporteure,

Signé

C. B

Le président,

Signé

F. CHEYLAN

La greffière,

Signé

A. LAPERSONNE

La République mande et ordonne au préfet de la Manche en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

la greffière,

C. Bénis

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