LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA14-2000904

Tribunal Administratif de Caen — Décision N° TA14-2000904

vendredi 23 septembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Caen
SectionTribunal Administratif de Caen
N° DossierTA14-2000904
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantSCHLOSSER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 14 mai 2020, 30 avril 2021 et 13 janvier 2022, M. B A, représenté par Me Schlosser, demande au tribunal :

1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) de condamner la caisse d'allocations familiales du Calvados à lui verser la somme de 48 099 euros en réparation des préjudices subis du fait d'une erreur dans le calcul de son allocation personnalisée pour le logement (APL), avec intérêt au taux légal à compter de sa réclamation préalable ;

3°) de mettre à la charge de la caisse d'allocations familiales du Calvados une somme de 1 500 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Il soutient que :

- la CAF a commis une faute en ne lui versant pas le montant dont il aurait dû bénéficier au titre de l'aide personnalisé au logement ;

- il est fondé à solliciter la somme de 48 099 euros en réparation de ses préjudices, dont 41 099 euros au titre de son préjudice financier et 7 000 euros au titre de son préjudice moral.

Par trois mémoires en défense, enregistrés les 19 février, 27 mai 2021 et 25 mars 2022, la caisse d'allocations familiales du Calvados conclut au rejet de la requête et demande à ce que soit mise à la charge de M. A une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les faits ne sont pas établis ;

- elle ne peut être tenue responsable d'une éventuelle usurpation d'identité ni du dépôt tardif des justificatifs de revenus du requérant ;

- elle n'a commis aucune faute ;

- l'éventuelle créance est prescrite pour la période antérieure au mois de mars 2017.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 3 juillet 2020.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme C,

- les conclusions de M. Bonneu, rapporteur public,

- et les observations de Me Schlosser représentant le requérant.

Considérant ce qui suit :

1. Par un courrier du 25 mars 2019, M. B A a informé la caisse d'allocations familiales (CAF) du Calvados qu'il a été victime d'une usurpation d'identité durant plusieurs années, entraînant selon lui un calcul erroné de son allocation basé sur les revenus de son homonyme, et a sollicité les informations dont la caisse disposait concernant son dossier. Par un courrier du 20 janvier 2020, M. A a sollicité de la CAF le versement d'une somme de 48 099 euros en réparation des préjudices subis du fait d'une erreur dans le calcul de son allocation. Par la présente requête, M. A demande que la CAF soit condamnée à lui verser cette somme.

Sur la demande d'aide juridictionnelle à titre provisoire :

2. M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 3 juillet 2020. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur ses conclusions à fin d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle.

Sur la responsabilité de la CAF :

3. Aux termes de l'article L. 821-1 du code de la construction et de l'habitation : " Les aides personnelles au logement ainsi que les primes accordées aux bénéficiaires de ces aides afin qu'ils déménagent pour s'assurer des conditions de logement plus adaptées sont régies par le présent livre. / Les aides personnelles au logement comprennent : / 1° L'aide personnalisée au logement ; () "

4. M. A a déposé une demande d'aide au logement auprès de la CAF du Calvados le 15 octobre 2002 suite à son emménagement à Caen dans un logement conventionné et géré par Caen habitat, lequel reçoit directement le montant des APL dont M. A bénéficie.

5. Le requérant fait valoir que, selon les relevés transmis par Caen habitat, bailleur social, la CAF aurait versé entre le 1er octobre 2002 et le 14 août 2019, une somme globale de 11 329,08 euros au titre des APL, soit une somme très insuffisante compte tenu de ses revenus. Pour établir un tel calcul, le requérant a additionné les sommes " rappel d'APL " mentionnées en crédit qui apparaissent pour certains mois dans les relevés de compte transmis par Caen habitat pour la période de décembre 2007 à juin 2019. Or, d'une part, ce document ne recense pas les sommes versées antérieurement à 2007. D'autre part, la CAF fait valoir que les APL versées au bailleur social sont directement déduites du loyer et n'apparaissent alors pas en crédit. Lorsque les APL sont suspendues, notamment en cas d'erreur de calcul compte tenu de l'existence d'un homonyme, leur montant n'est pas déduit du loyer, ce qui explique que le montant " quittance " soit alors plus important en débit. Lorsque le droit aux APL est rétabli de manière rétroactive, les sommes dues au titre des APL apparaissent en " rappel d'APL " en crédit. Ces éléments, qui ressortent de l'instruction, en particulier des différents documents transmis, ne sont pas utilement contestés par le requérant.

6. Si M. A indique que, depuis le 1er janvier 2013, il perçoit seulement l'allocation spéciale de solidarité aux personnes âgées (ASSPA), dont le montant est d'environ 800 euros mensuel, et qu'il aurait donc dû percevoir chaque mois la somme de 257 euros au titre des APL, il ne justifie pas ni n'indique quel était le niveau de ses revenus avant cette date, et ne précise pas quel aurait été alors selon lui le montant de l'allocation dont il aurait dû bénéficier antérieurement. Par ailleurs, il résulte de l'instruction, notamment d'un document du 11 octobre 2019 de la CAF, que cette dernière a versé la somme globale de 14 198,62 euros au titre des APL au bénéfice de M. A entre les mois de janvier 2014 et de septembre 2019, le montant mensuel s'échelonnant entre 228,53 et 261 euros.

7. Par ailleurs, si le requérant fait valoir que la CAF n'aurait pas versé d'APL avant le mois de janvier 2014, il résulte de l'instruction, en particulier des relevés transmis par Caen habitat à compter de 2009, qu'un rappel APL est mentionné au crédit du compte dès le 15 avril 2010 pour un montant de 253,61 euros.

8. Enfin, si la CAF reconnaît des erreurs dans la transmission des données concernant un homonyme, elle indique, sans être utilement contredite, que les rectifications adéquates ont été réalisées et les rappels effectués.

9. Il résulte de tout ce qui précède que M. A, qui n'apporte aucun élément probant au soutien de ses allégations, n'est pas fondé à soutenir que la CAF aurait commis une faute dans le versement des APL susceptible d'engager sa responsabilité.

Sur les frais liés au litige :

10. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la CAF, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. A demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de M. A la somme sollicitée par la CAF au titre des frais de même nature.

D E C I D E :

Article 1er : La requête présentée par M. A est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la CAF sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Schlosser, à la caisse d'allocations familiales du Calvados et à Caen Habitat.

Délibéré après l'audience du 8 septembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Cheylan, président,

M. Martinez, premier conseiller,

Mme Arniaud, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 septembre 2022.

La rapporteure,

Signé

C. C

Le président,

Signé

F. CHEYLAN

La greffière,

Signé

C. BÉNIS

La République mande et ordonne au préfet du Calvados en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

la greffière,

C. Bénis

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions