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AccueilJurisprudence administrativeN° TA14-2100346

Tribunal Administratif de Caen — Décision N° TA14-2100346

vendredi 20 janvier 2023

JuridictionTribunal Administratif de Caen
SectionTribunal Administratif de Caen
N° DossierTA14-2100346
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantCARTRON

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 18 février 2021 et le 1er octobre 2021, M. A C, représenté par Me Cartron, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de condamner le centre hospitalier de Falaise à lui verser la somme de 18 712,20 euros en réparation des préjudices subis lors de sa prise en charge médicale, avec intérêts et capitalisation à compter du 4 décembre 2018 ;

2°) de mettre à la charge de l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM) la somme de 31 225 euros en réparation des préjudices subis lors de sa prise en charge médicale, avec intérêts et capitalisation à compter du 4 décembre 2018 ;

3°) de condamner solidairement le centre hospitalier de Falaise et l'ONIAM au paiement de la somme de 717 euros au titre des frais de déplacement à la réunion d'expertise du 4 juin 2019 et des frais d'honoraires d'un médecin-conseil, avec intérêts et capitalisation à compter du 4 décembre 2018 ;

4°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Falaise et de l'ONIAM une somme de 3 000 euros en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

5°) de déclarer commun et opposable à la caisse primaire d'assurance maladie des Côtes d'Armor le jugement à intervenir ;

Il soutient que :

- l'indication des soins dispensés par le centre hospitalier de Falaise, qui n'était pas fondée, est constitutive d'une faute de nature à engager sa responsabilité en application de l'article L. 1142-1, I du code de la santé publique ;

- en application de l'article L. 1142-1 II du code de la santé publique, les conséquences de l'intervention du centre hospitalier de Lannion ouvrent droit à indemnisation au titre de la solidarité nationale ;

- les préjudices imputables au centre hospitalier de Falaise suivants doivent être indemnisés :

* au titre des préjudices patrimoniaux : 4,70 euros de frais de consultation du dossier médical et 4 837,50 euros de frais d'assistance par tierce personne ;

* au titre des préjudices extra-patrimoniaux : 3 870 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire, 8 000 euros au titre des souffrances endurées, 2 000 euros au titre du préjudice esthétique ;

- les préjudices indemnisables par l'ONIAM au titre de la solidarité nationale sont les suivants :

* 6 825 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire, 16 400 euros au titre du déficit fonctionnel permanent, 8 000 euros au titre des souffrances endurées ;

- les préjudices indemnisables solidairement entre le centre hospitalier de Falaise et l'ONIAM sont les suivants ;

* 117 euros de frais de déplacement à la réunion d'expertise du 4 juin 2019 et 600 euros de frais d'honoraires d'un médecin-conseil.

Par un mémoire, enregistré le 5 octobre 2021, M. C déclare se désister de ses conclusions dirigées contre l'ONIAM.

Par un mémoire, enregistré les 24 novembre 2021, la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) d'Ille et Vilaine demande au tribunal :

1°) de condamner le centre hospitalier de Falaise à lui verser la somme de 695,34 euros au titre des dépenses de santé ;

2°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Falaise la somme de 231,78 euros au titre de l'indemnité forfaitaire prévue à l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale ;

Elle soutient que :

- l'indication des soins dispensés par le centre hospitalier de Falaise, qui n'était pas fondée, est constitutive d'une faute de nature à engager sa responsabilité en application de l'article L. 1142-1, I du code de la santé publique ;

- ses débours exposés consécutivement à cette complication s'élèvent à 695,34 euros au titre des dépenses de santé.

Par deux mémoires en défense, enregistrés le 23 mars 2021 et le 30 mars 2022, l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM), représenté par Me Roquelle-Meyer, conclut à une minoration de l'indemnisation des préjudices.

Il soutient que :

- les préjudices indemnisables par l'ONIAM au titre de la solidarité nationale s'élèvent à 4 368 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire, 11 956 euros au titre du déficit fonctionnel permanent et 2 600 euros au titre des souffrances endurées ;

- l'ONIAM ne saurait être condamnée solidairement avec un responsable fautif.

Par deux mémoires en défense, enregistrés le 28 juin 2021 et le 15 mars 2022, le centre hospitalier de Falaise, représenté par Me Tamburini-Bonnefoy, conclut à la réduction des sommes à allouer au titre des préjudices de M. C.

Il soutient que les préjudices indemnisables doivent être ramenés à 1 617,20 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire, 3 225 euros de frais d'assistance par tierce personne, 700 euros au titre des souffrances endurées, 1 000 euros au titre du préjudice esthétique permanent, 721,70 euros au titre des frais divers et 400 euros en application de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle par une décision du 17 décembre 2020.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la santé publique ;

- le code de la sécurité sociale ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. B a été entendu au cours de l'audience publique, les parties n'étant ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. M. A C, né le 12 juillet 1965, a été victime d'un accident du travail le 8 décembre 2008. Le 14 janvier 2009, sur consultation du centre hospitalier de Falaise, il est posé une indication chirurgicale d'arthroscopie du genou. Le 13 mars 2009, une ligamentoplastie est réalisée au centre hospitalier de Falaise. Le 4 octobre 2010, une nouvelle arthroscopie du genou est réalisée au centre hospitalier de Falaise pour traiter un kyste méniscal interne du genou. Le 7 octobre 2011, M. C consulte au centre hospitalier de Lannion et le 16 janvier 2012 une arthroplastie totale du genou est posée. M. C est ensuite suivi pour des douleurs neuropathiques. Le 2 mai 2017, une scintigraphie et une ponction du genou sont réalisées. M. C, qui présentait des douleurs persistantes et invalidantes du genou, a saisi la commission de conciliation et de l'indemnisation des accidents médicaux de Bretagne, qui a ordonné une expertise le 2 avril 2019. Suite au dépôt du rapport d'expertise du 16 décembre 2019, la commission s'est déclarée le 14 janvier 2020 incompétente pour connaître de la demande présentée contre le centre hospitalier de Falaise. Elle a estimé que M. C avait été victime d'un accident médical non fautif suite à l'intervention du centre hospitalier de Lannion et qu'il disposait d'un droit à réparation au titre de la solidarité nationale. Par un courrier du 1er décembre 2020 adressé en réponse à une demande préalable du 22 septembre 2020, le centre hospitalier de Falaise a proposé une indemnisation, qui a été refusée par M. C. Le 22 septembre 2020, M. C a saisi l'ONIAM par la voie du règlement amiable. Le requérant demande, dans le dernier état de ses écritures, la condamnation du centre hospitalier de Falaise au versement de la somme de 18 712,20 euros et la mise à la charge de l'ONIAM de la somme de 31 225 euros, en réparation des préjudices subis lors de sa prise en charge médicale.

Sur le désistement :

1. Le désistement de M. C de ses conclusions dirigées contre l'ONIAM est pur et simple. Il y a lieu d'en donner acte.

Sur la faute du centre hospitalier de Falaise :

2. Aux termes de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " I. - Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute. () ". Aux termes de l'article L. 1111-2 du même code : " Toute personne a le droit d'être informée sur son état de santé. Cette information porte sur les différentes investigations, traitements ou actions de prévention qui sont proposés, leur utilité, leur urgence éventuelle, leurs conséquences, les risques fréquents ou graves normalement prévisibles qu'ils comportent ainsi que sur les autres solutions possibles et sur les conséquences prévisibles en cas de refus () Cette information incombe à tout professionnel de santé dans le cadre de ses compétences et dans le respect des règles professionnelles qui lui sont applicables. Seules l'urgence ou l'impossibilité d'informer peuvent l'en dispenser. Cette information est délivrée au cours d'un entretien individuel () ".

3. Il résulte de l'instruction que M. C a été victime d'une chute ayant entraîné un dérobement et une douleur dans le compartiment externe du genou gauche. L'expertise déposée le 16 décembre 2019 relève que " la décision d'arthroscopie initiale est délicate à justifier chez un patient de 43 ans présentant une lésion méniscale symptomatique mais dans un contexte de genou d'emblée dégénératif, et d'accident du travail, un temps de traitement médical initial aurait été souhaitable. La décision de ligamentoplastie intra-articulaire dans ce contexte est non validable. La décision d'une troisième intervention qui est une arthroscopie exploratrice n'est pas plus adaptée. () Un traitement médical premier était possible. Une discussion d'ostéotomie pouvait également être conduite ". Selon ce rapport, " La prise en charge du 13 mars 2009 est une ligamentoplastie extra-articulaire s'éloignant nettement du champ de compétence " d'arthroscopie du médecin du centre hospitalier de Falaise. Enfin, en matière d'information tenant aux risques fréquents ou graves normalement prévisibles, aux autres solutions possibles et conséquences prévisibles en cas de refus, " les formulaires de consentement éclairé ne sont pas conformes au minimum attendu. La qualité de l'information ne peut être tracée. " Dans ces conditions, et sans que cela soit contesté en défense, les choix inappropriés de soins et l'insuffisance d'information du patient constituent des fautes de nature à engager la responsabilité du centre hospitalier de Falaise.

Sur la réparation des préjudices :

4. Il résulte de l'instruction que les causes et conséquences de la pose d'une arthroplastie totale du genou ne sont pas dues aux indications initiales injustifiées du centre hospitalier de Falaise. La date de consolidation de l'état de santé de M. C, compte tenu des dommages strictement imputables aux indications non validées du centre hospitalier de Falaise, est fixée par l'expert au 16 mars 2011.

En ce qui concerne les préjudices patrimoniaux :

Quant aux frais de médecin conseil :

5. Le requérant sollicite le remboursement de la somme de 600 euros au titre des frais d'honoraire du médecin conseil engagés à l'occasion de l'expertise. Il y a lieu de lui allouer cette somme.

Quant aux frais de consultation du dossier médical et aux frais de déplacement pour la réunion d'expertise :

6. Le requérant sollicite le remboursement des sommes de 4,70 euros au titre des frais de consultation du dossier médical et de 117 euros pour les frais de transports exposés à l'occasion de l'expertise. Il y a lieu de lui allouer ces sommes.

Quant aux frais d'assistance par tierce personne :

7. L'état de santé de M. C a nécessité une assistance par tierce personne, en lien avec le dommage, d'une heure trente par jour du 15 mars 2009 au 26 mai 2009, du 5 octobre 2010 au 8 janvier 2011, puis de quatre heures par semaine du 20 janvier 2009 au 12 mars 2009, du 27 mai 2009 au 10 juin 2009 et du 9 janvier 2011 au 15 mars 2011. Compte tenu du taux horaire moyen du salaire minimum interprofessionnel de croissance au cours de cette période, augmenté des charges sociales et des majorations de rémunération pour travail du dimanche et d'une année de 412 jours pour tenir compte des congés payés et des jours fériés, il y a lieu de fixer le taux horaire de l'assistance par une tierce personne correspondant à une aide non spécialisée à une somme de 13 euros. Par suite, il sera fait une juste appréciation du préjudice d'assistance par tierce personne en l'évaluant à la somme de 4 387,50 euros.

En ce qui concerne les préjudices extrapatrimoniaux :

Quant au déficit fonctionnel temporaire :

8. M. C a subi trois interventions chirurgicales sur le genou nécessitant des hospitalisations et des périodes de convalescence. Le déficit fonctionnel temporaire total doit dès lors être retenu le 19 janvier 2009, du 13 au 14 mars 2009, et le 4 octobre 2010. Le déficit fonctionnel temporaire partiel a été fixé à 50 % du 15 mars au 26 mai 2009, et du 5 octobre 2010 au 8 janvier 2011. Le déficit fonctionnel temporaire partiel a été fixé à 25 % du 20 janvier au 12 mars 2009, du 27 mai au 10 juin 2009, et du 9 janvier au 15 mars 2011. Le déficit fonctionnel temporaire partiel a été fixé à 10 % du 11 juin au 3 octobre 2010, et du 16 mars 2011 au 14 janvier 2012. Il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en allouant la somme de 2 620 euros.

Quant au préjudice esthétique :

9. Il résulte de l'instruction que l'altération de l'apparence physique de M. C n'est pas justifiée. Dès lors, ce poste de préjudice ne peut pas donner lieu à indemnisation.

Quant aux souffrances endurées :

10. Les souffrances endurées sont évaluées, en lien direct avec les deux arthroscopies et à la ligamentoplastie avant la pose de prothèse, à 3 sur une échelle allant de 1 à 7, compte tenu des souffrances physiques et psychologiques dues aux nombreuses interventions subies. Il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en allouant la somme de 3 600 euros.

11. Il résulte de tout ce qui précède que les préjudices de M. C sont évalués à la somme globale de 11 329,20 euros, qui sera mise à la charge du centre hospitalier de Falaise.

Sur les intérêts :

12. Les intérêts moratoires dus en application de l'article 1153 du code civil courent à compter de la réception par la partie débitrice de la réclamation de la somme principale ou, le cas échéant, faute de demande préalable indemnitaire, de l'enregistrement de cette demande au tribunal. Le requérant a droit aux intérêts légaux afférents aux intérêts échus à compter du 4 décembre 2018, date de réception de la réclamation préalable.

Sur les intérêts des intérêts :

13. La capitalisation des intérêts a été demandée le 18 février 2021. A cette date, il était dû au moins une année d'intérêts. Dès lors, conformément aux dispositions de l'article 1343-2 du code civil, il y a lieu de faire droit à cette demande.

Sur les demandes de la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) d'Ille et Vilaine :

14. La CPAM d'Ille et Vilaine sollicite le remboursement de ses débours à hauteur de 695,34 euros par le centre hospitalier de Falaise. Elle fait valoir que ces débours comprennent les frais médicaux liés aux opérations chirurgicales des 19 janvier 2009, 13 mars 2009 et 4 novembre 2010. La CPAM produit une attestation d'imputabilité établie par son médecin conseil. Ces débours sont cohérents au regard des périodes concernées. Par suite, il y a lieu de mettre à la charge du centre hospitalier de Falaise la somme de 695,34 euros, tous intérêts compris à la date du jugement, à verser à la CPAM d'Ille et Vilaine.

Sur l'indemnité forfaitaire de gestion :

15. La CPAM d'Ille et Vilaine a droit à l'indemnité forfaitaire de gestion régie par les dispositions de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale, pour le montant de 231,78 euros auquel elle a été fixée en application de l'arrêté du 15 décembre 2022 relatif aux montants minimal et maximal de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale pour l'année 2022.

Sur les frais liés au litige :

16. M. C a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Cartron, avocat de M. C, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge du centre hospitalier de Falaise le versement à Me Cartron de la somme de 2 000 euros.

D E C I D E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de M. C de ses conclusions dirigées contre l'ONIAM.

Article 2 : Le centre hospitalier de Falaise est condamné à verser à M. C la somme globale de 11 329,20 euros, avec intérêts au taux légal à compter du 4 décembre 2018. Les intérêts échus le 18 février 2021 seront capitalisés à cette date pour produire eux-mêmes intérêts.

Article 3 : Le centre hospitalier de Falaise versera à la CPAM d'Ille et Vilaine la somme de 695,34 euros.

Article 4 : Le centre hospitalier de Falaise versera à la CPAM d'Ille et Vilaine la somme de 231,78 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale.

Article 5 : Le centre hospitalier de Falaise versera à Me Cartron une somme de 2 000 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Cartron renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.

Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, à Me Cartron, à la Caisse primaire d'assurance maladie CPAM d'Ille et Vilaine, au centre hospitalier de Falaise et à l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux.

Délibéré après l'audience du 5 janvier 2023, à laquelle siégeaient :

M. Cheylan, président,

M. Martinez, premier conseiller,

Mme Arniaud, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 janvier 2023.

Le rapporteur,

Signé

P. B

Le président,

Signé

F. CHEYLAN

La greffière,

Signé

C. BÉNIS

La République mande et ordonne au préfet du Calvados en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

C. Bénis

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