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AccueilJurisprudence administrativeN° TA14-2102813

Tribunal Administratif de Caen — Décision N° TA14-2102813

jeudi 24 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Caen
SectionTribunal Administratif de Caen
N° DossierTA14-2102813
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A, qui contestait deux titres de perception émis en 2020 pour la taxe d’aménagement due suite à une autorisation d’urbanisme de 2018. La requérante soutenait que l’aménageur du lotissement avait réalisé des travaux normalement financés par cette taxe. Le tribunal a jugé ce moyen inopérant, car il est sans incidence sur le bien-fondé ou le montant de la taxe. Il a également déclaré irrecevables les conclusions tendant au remboursement des travaux, ces demandes ne relevant pas de sa compétence. La décision s’appuie sur les articles R. 222-1 et R. 222-13 du code de justice administrative, ainsi que sur l’article L. 331-6 du code de l’urbanisme.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés le 17 décembre 2021, le 13 septembre 2022, le 5 juin 2023 et le 4 septembre 2023, Mme B A née D demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures, de prononcer l'annulation de deux titres de perception respectivement émis le 26 octobre 2020 et le 8 décembre 2020 par lesquels elle a été assujettie à la taxe d'aménagement à raison d'une autorisation d'urbanisme qui lui a été délivrée le 9 novembre 2018 et la décharge de l'obligation de payer les sommes correspondantes ou, à défaut, d'ordonner le remboursement des travaux qui auraient dus être supportés par la commune.

Elle soutient que l'aménageur en charge de la réalisation du lotissement au sein duquel se situe le terrain d'assiette de la maison pour la construction de laquelle elle a obtenu une autorisation d'urbanisme a supporté des travaux normalement financés par la taxe d'aménagement.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. C, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, pour statuer sur les litiges visés audit article.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que () des moyens inopérants (). ". Aux termes de son article R. 222-16 : " Pour les affaires visées à l'article R. 222-13, les attributions dévolues par les dispositions réglementaires du présent code à la formation de jugement ou à son président sont exercées par le magistrat compétent en vertu de cet article. ".

2. En premier lieu, aux termes du premier alinéa de l'article L. 331-6 du code de l'urbanisme applicable au litige : " Les opérations d'aménagement et les opérations de construction, de reconstruction et d'agrandissement des bâtiments, installations ou aménagements de toute nature soumises à un régime d'autorisation en vertu du présent code donnent lieu au paiement d'une taxe d'aménagement () ".

3. Si Mme A née D soutient que l'aménageur en charge de la réalisation du lotissement au sein duquel se situe le terrain d'assiette de la maison pour la construction de laquelle elle a obtenu une autorisation d'urbanisme a supporté des travaux normalement financés par la taxe d'aménagement, cette circonstance, à la supposer établie, est, en tant que telle, sans influence sur le bien-fondé de la taxe en litige ou son montant.

4. En second lieu, il n'entre pas dans l'office du juge d'ordonner le remboursement des travaux mentionnés au point précédent. Par suite, les conclusions présentées en ce sens sont manifestement irrecevables.

5. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter la requête de Mme A née D.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A née D est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A née D et à la ministre du logement et de la rénovation urbaine.

Copie en sera délivrée au préfet du Calvados.

Fait à Caen, le 24 octobre 2024.

Le magistrat désigné,

Signé

A. C

La République mande et ordonne à la ministre du logement et de la rénovation urbaine en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

D. Dubost

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