mercredi 28 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2102838 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre JU |
| Avocat requérant | SCP ADJUDICIA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 23 décembre 2021, M. A C, représenté par la SCP Adjudicia, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 15 décembre 2021 par laquelle le préfet de la Manche a prononcé la suspension de la validité de son permis de conduire ;
2°) d'annuler la décision du 15 décembre 2021 prononçant la rétention de son permis de conduire ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Manche de lui restituer sans délai son permis de conduire ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- en lui ne permettant pas de présenter ses observations au cours d'une procédure contradictoire, en méconnaissance des dispositions des articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration, le préfet de la Manche a méconnu le principe du contradictoire et entaché sa décision de suspension d'un vice de procédure ;
- la décision de suspension attaquée a été prise par une autorité incompétente ;
- la décision de suspension est insuffisamment motivée dès lors qu'elle se fonde sur une motivation stéréotypée et non sur une appréciation in concreto de la situation du requérant ;
- la décision de suspension de la validité du permis de conduire est illégale dès lors qu'il n'est pas établi que le taux d'alcoolémie ait été relevé au moyen d'un appareil homologué, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 224-2 du code de la route ;
- la décision de suspension méconnaît les dispositions de l'article L. 224-7 du code de la route dès lors que le préfet de la Manche s'est cru à tort en situation de compétence liée ;
- le préfet de la Manche méconnaît les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route dès lors que les faits reprochés au requérant sont constitutifs d'une infraction au code de la route passible d'un retrait de points et qu'il n'apporte pas la preuve que le requérant ait été informé de ce qu'il encourait une telle sanction ;
- en estimant opportun de suspendre la validité du permis de conduire du requérant, alors qu'il n'a jamais été condamné pour une autre infraction au code de la route et que son permis de conduire lui est nécessaire dans le cadre de ses obligations professionnelle, le préfet de la Manche a entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 octobre 2022, le préfet de la Manche conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens invoqués par le requérant n'est fondé.
Par un mémoire, enregistré le 28 novembre 2022, M. C déclare se désister purement et simplement de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. B, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, pour statuer sur les litiges relevant de cet article.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le magistrat statuant seul a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de M. B a été entendu au cours de l'audience publique, les parties n'étant ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. A C a fait l'objet d'un contrôle de police, dans la nuit du 15 au 16 décembre 2021, alors qu'il circulait sur le territoire de la commune de Saint-Lô. Par une décision du 15 décembre 2021, son permis de conduire a fait l'objet d'une rétention. Le préfet de la Manche a prononcé le même jour la suspension immédiate de son permis de conduire pour une durée de six mois. Par sa requête, M. C demande l'annulation de ces deux décisions.
2. Par un mémoire enregistré le 28 novembre 2022, postérieurement à l'envoi de l'avis d'audience, M. A C a déclaré se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de M. C.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera transmise pour information au préfet de la Manche.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 décembre 2022.
Le magistrat désigné,
Signé
F. BLa greffière,
Signé
C. BENIS
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
la greffière,
C. Bénis
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