LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA14-2102896

Tribunal Administratif de Caen — Décision N° TA14-2102896

vendredi 20 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Caen
SectionTribunal Administratif de Caen
N° DossierTA14-2102896
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation1ère chambre
Avocat requérantBOURDON VINCENT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, des mémoires et des pièces complémentaires, enregistrés le 30 décembre 2021, les 21 et 27 janvier 2022, les 22 et 23 juin 2023, le 4 juillet 2023, le 18 septembre 2023 et les 27 et 29 septembre 2023, Mme F C M. E C, M. A C, M. B C et Mme F C, ayants droit de Mme D, représentés par Me Gorand, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :

1°) de condamner le centre hospitalier universitaire de Caen, ou à titre subsidiaire l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM), à verser à Mme F C la somme de 686 495,67 euros en réparation des préjudices subis du fait de sa prise en charge médicale, avec intérêts au taux légal et capitalisation des intérêts à compter de la réception de la réclamation indemnitaire ;

2°) de condamner le centre hospitalier universitaire de Caen, ou à titre subsidiaire l'ONIAM, à verser à M. E C la somme de 15 000 euros en réparation des préjudices subis du fait de la prise en charge médicale de Mme C, avec intérêts au taux légal et capitalisation des intérêts à compter de la réception de la réclamation indemnitaire ;

3°) de condamner le centre hospitalier universitaire de Caen, ou à titre subsidiaire l'ONIAM, à verser à M. A C et M. B C la somme de 20 275 euros en réparation des préjudices subis du fait de la prise en charge médicale de Mme C, avec intérêts au taux légal et capitalisation des intérêts à compter de la réception de la réclamation indemnitaire ;

4°) de condamner le centre hospitalier universitaire de Caen, ou à titre subsidiaire l'ONIAM, à verser à Mme C, ayant droit de Mme D, la somme de 6 000 euros en réparation des préjudices subis du fait de la prise en charge médicale de Mme C, avec intérêts au taux légal et capitalisation des intérêts à compter de la réception de la réclamation indemnitaire ;

5°) de mettre à la charge du centre hospitalier universitaire de Caen la somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ou à titre subsidiaire, de mettre à la charge de l'ONIAM la somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- Mme C n'avait pas été informée par son chirurgien d'un éventuel risque positionnel compressif préopératoire ;

- la prise en charge par le centre hospitalier universitaire de Caen n'a pas été conforme aux règles de l'art ;

- Mme C est bien fondée à solliciter la somme de 686 495,67 euros en réparation de ses préjudices, dont 8 123,52 euros de frais divers, 4 894,80 euros de perte de gains professionnels, 13 832 euros d'aide humaine temporaire, 9 000 euros de déficit fonctionnel temporaire, 5 000 euros de préjudice esthétique temporaire, 35 000 euros de souffrances endurées, 100 000 euros de déficit fonctionnel permanent, 20 000 euros de préjudice d'agrément, 5 000 euros de préjudice esthétique permanent, 5 000 euros de préjudice sexuel, 7 813,79 de frais de santé futurs, 100 000 euros de frais d'acquisition de logement adapté, 16 000 euros de frais d'acquisition d'un véhicule adapté, 202 503,56 euros de perte de gains professionnels futurs, 60 000 euros d'incidence professionnelle et 98 298 d'aide humaine permanente.

- M. C est bien fondé à solliciter la somme de 15 000 euros en réparation de ses préjudices, dont 10 000 euros de préjudice d'affection et 5 000 euros de préjudice sexuel ;

- M. A C et M. B C sont bien fondés à solliciter la somme de 20 275 euros en réparation de leurs préjudices, dont 20 000 euros de préjudice d'affection et de 275 euros de frais médicaux ;

- Mme D est bien fondée à solliciter la somme de 4 000 euros en réparation de son préjudice d'affection.

Par un mémoire, enregistré les 7 juillet 2022, la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) du Calvados, représentée par Me Bourdon, demande au tribunal :

1°) de condamner le CHU Caen Normandie à lui verser la somme de 417 406,14 euros au titre de ses débours et subsidiairement la portion de cette somme proportionnelle à la chance perdue de 80 %, avec intérêt au taux légal à compter du jugement ;

2°) de mettre à la charge du CHU Caen Normandie la somme de 1 114 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion ;

3°) de mettre à la charge du centre hospitalier universitaire de Caen la somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que, compte tenu de la prise en charge médicale de Mme C, elle est fondée à solliciter les sommes de 417 406,14 euros au titre de ses débours et 1 114 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 30 juin 2022, le 23 juin 2023 et les 19 et 26 septembre 2023 et un mémoire enregistré le 30 septembre 2023 et non communiqué, le centre hospitalier universitaire de Caen, représenté par Me Labrusse, conclut au rejet de la requête, à titre subsidiaire d'ordonner avant-dire droit une expertise médicale et à titre infiniment subsidiaire à ce que les prétentions indemnitaires soient ramenées à de plus justes proportions.

Il soutient que :

- le centre hospitalier universitaire de Caen n'a pas commis de faute ;

- la complication présentée par Madame C est un aléa dont la prise en charge doit être effectuée par l'ONIAM ;

- le rapport d'expertise n'établit pas l'existence d'une faute de positionnement sur la table d'opération ;

- les demandes de Mme C pour le préjudice de frais de conseil, le préjudice d'agrément, le préjudice esthétique permanent, le préjudice sexuel, les frais de logement adapté, le frais de véhicule adapté, la perte de gains professionnels futurs et l'incidence professionnelle sont infondées ;

- les autres sommes à allouer en réparation des préjudices de Mme C doivent être réduites à de plus justes proportions ;

- la demande de M. C pour le préjudice sexuel est infondée ;

- la demande de Messieurs A et B C pour les frais de psychanalyse est infondée ;

- la demande de Mme D pour le préjudice d'affection est infondée.

Par un mémoire en défense enregistré le 22 juillet 2022, l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM), représenté par Me Saidji, conclut à ce qu'il soit mis hors de cause.

Il soutient que la complication dont a fait l'objet Madame C n'est pas imputable à un accident médical non fautif, une affection iatrogène ou une infection nosocomiale.

Vu le rapport d'expertise déposé le 29 octobre 2019.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des assurances ;

- le code de la santé publique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Martinez,

- les conclusions de M. Bonneu, rapporteur public,

- et les observations de Me Lerable, substituant Me Gorand et représentant Mme F C, M. E C, M. A C, M. B C et Mme F C, ayants droit de Mme D, et de Me Labrusse, représentant le centre hospitalier universitaire de Caen.

L'ONIAM et la CPAM du Calvados n'étaient ni présents, ni représentés.

Considérant ce qui suit :

1. Mme F C, née le 3 février 1969, souffre d'obésité et de diabète de type II non-insulino-dépendant. Le 10 octobre 2016, elle a été prise en charge par intervention chirurgicale pour une opération de chirurgie bariatrique " bypass en oméga " au centre hospitalier universitaire de Caen. A son réveil, elle s'est retrouvée paralysée du pied droit. Mme C a été prise en charge par le service de médecine physique et de réadaptation et par le centre anti-douleur neuropathique du centre hospitalier universitaire de Caen. Elle a été hospitalisée au service de rhumatologie de cet établissement du 8 au 9 et du 19 au 23 décembre 2016. Le 26 septembre 2017, un neurologue a posé le diagnostic de séquelles motrices avec déficit moteur complet des releveurs du pied. Par une ordonnance du 25 juin 2018, le juge des référés du présent tribunal a fait droit à la demande d'expertise sollicitée par Mme C. Le rapport d'expertise a été déposé le 29 octobre 2019. Mme C, son époux M. C, ses enfants A et B C et sa mère Mme D ont présenté une demande préalable indemnitaire auprès du centre hospitalier universitaire de Caen en décembre 2021. Par la présente requête, les requérants sollicitent la condamnation du centre hospitalier universitaire de Caen à leur verser la somme de 725 770,67 euros en réparation de leurs préjudices. La caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de Normandie demande la condamnation du centre hospitalier universitaire de Caen à lui verser la somme de 417 406,14 euros au titre de ses débours.

Sur la responsabilité :

2. Aux termes de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " I. - Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute. () ". Dans le cas où la faute commise lors de la prise en charge ou du traitement d'un patient dans un établissement public hospitalier a compromis ses chances d'obtenir une amélioration de son état de santé ou d'échapper à son aggravation, le préjudice résultant directement de la faute commise par l'établissement et qui doit être intégralement réparé n'est pas le dommage corporel constaté, mais la perte de chance d'éviter que ce dommage advienne, la réparation qui incombe à l'hôpital devant alors être évaluée à une fraction du dommage corporel déterminée en fonction de l'ampleur de la chance perdue.

3. Aux termes de l'article R. 621-1 du code de justice administrative : " La juridiction peut, soit d'office, soit sur la demande des parties ou de l'une d'entre elles, ordonner, avant-dire droit, qu'il soit procédé à une expertise sur les points déterminés par sa décision. L'expert peut se voir confier une mission de médiation. Il peut également prendre l'initiative, avec l'accord des parties, d'une telle médiation. Si une médiation est engagée, il en informe la juridiction. Sous réserve des exceptions prévues à par l'article L. 213-2, l'expert remet son rapport d'expertise sans pouvoir faire état, sauf accord des parties, des constatations et déclarations ayant eu lieu durant la médiation ".

4. Il résulte de l'instruction que Mme C a été prise en charge par intervention chirurgicale pour une opération de chirurgie bariatrique " bypass en oméga " au centre hospitalier universitaire de Caen le 10 octobre 2016. A son réveil, elle s'est retrouvée paralysée du pied droit. Mme C a été prise en charge par le service de médecine physique et de réadaptation et par le centre anti-douleur neuropathique du centre hospitalier universitaire de Caen. Elle a été hospitalisée au service de rhumatologie du centre hospitalier universitaire de Caen du 8 au 9 et du 19 au 23 décembre 2016. Le 26 septembre 2017, un neurologue a posé le diagnostic de séquelles motrices avec déficit moteur complet des releveurs du pied. L'expert conclut, sans être contredit en défense, qu'il existe " sur le plan médico-légal () un rapport direct et certain entre la complication () et l'intervention chirurgicale de by-pass gastrique par coelioscopie ". Toutefois, si l'expert conclut que " sur le plan physio-pathologique, seul un facteur compressif local peut expliquer cette atteinte du nerf grand sciatique en per-opératoire ", il n'est pas précisé, en l'absence de littérature scientifique référencée, quelle position per-opératoire aurait été indiquée ni en quoi la position per-opératoire utilisée par l'équipe opératoire était anormale. Dans ces conditions, le tribunal n'est pas en capacité de se prononcer sur l'existence d'une éventuelle faute.

5. L'expert indique, concernant l'évaluation de la perte de chance, que le mauvais positionnement sur la table d'opération a conduit en la circonstance à 100 % de perte de chance d'éviter des séquelles per-opératoires. Toutefois, l'expert retient ce taux de perte de chance en soutenant que la compression anormale de la partie haute de sa cuisse droite en per-opératoire doit être imputé pour 20 % à son état de santé antérieur de diabète de type II non insulino-dépendant. Ainsi, le tribunal n'est pas en capacité de déterminer la perte de chance d'échapper aux complications per-opératoires, dans les circonstances de l'espèce, ni d'évaluer les préjudices présentant un lien direct avec cette perte de chance.

6. L'état du dossier ne permettant pas au tribunal de se prononcer sur l'existence d'une faute et sur la perte de chance, il y a lieu d'ordonner une expertise aux fins et dans les conditions précisées dans le dispositif du présent jugement.

7. Les droits et moyens des parties sur lesquels il n'est pas statué par le présent jugement sont réservés jusqu'à la fin de l'instance.

D E C I D E :

Article 1er : Il sera, avant de statuer sur les conclusions des parties, procédé à un complément d'expertise médicale par un médecin anesthésiste.

Article 2 : L'expert sera désigné par le président du tribunal administratif. Il accomplira sa mission dans les conditions prévues par les articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il ne pourra recourir à un sapiteur sans l'autorisation préalable du président du tribunal administratif.

Article 3 : L'expert aura pour mission de :

1°) prendre connaissance du dossier médical de Mme C ; convoquer et entendre les parties et tout sachant ;

2°) donner son avis, conformément à la littérature médicale, sur la position opératoire que l'art médical recommande pour la pratique d'une intervention de chirurgie bariatrique " bypass en oméga " sur une personne en situation d'obésité ;

3°) donner son avis sur la position opératoire pratiquée à l'occasion de l'intervention chirurgicale subie par Mme C, sur le caractère adapté du matériel utilisé, en particulier de la table d'opération, et sur leur caractère éventuellement fautif ;

4°) donner son avis sur le point de savoir si l'éventuel manquement constaté a fait perdre à Mme C une chance de voir la complication per-opératoire se réaliser en tenant compte de l'état de santé antérieur de la patiente, et d'évaluer cette perte de chance en pourcentage ;

5°) donner, de manière générale, toutes les précisions utiles au tribunal afin de lui permettre de se prononcer sur la réparation des conséquences du manquement éventuel du centre hospitalier.

Article 4 : Les opérations d'expertise auront lieu contradictoirement entre Mme F C, M. E C, M. A C et M. B C, la CPAM du Calvados, l'ONIAM et le centre hospitalier universitaire de Caen.

Article 5 : L'expert avertira les parties par lettre recommandée avec accusé de réception sept jours au moins avant les opérations d'expertise.

Article 6 : L'expert déposera son rapport au greffe dans le délai imparti par l'ordonnance le désignant et notifiera aux parties des copies du rapport dans les conditions prévues à l'article R. 621-9 du code de justice administrative.

Article 7 : Tous droits et moyens des parties sur lesquels il n'est pas expressément statué par le présent jugement sont réservés jusqu'en fin d'instance.

Article 8 : Le présent jugement sera notifié à Mme F C, à M. E C, à M. A C, et à M. B C, à la caisse primaire d'assurance maladie de Normandie, au centre hospitalier universitaire de Caen, à l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux et à l'expert.

Délibéré après l'audience du 5 octobre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Cheylan, président,

M. Martinez, premier conseiller,

Mme Groch, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 octobre 2023.

Le rapporteur,

Signé

P. MARTINEZ

Le président,

Signé

F. CHEYLAN

La greffière,

Signé

C. BÉNIS

La République mande et ordonne au préfet du Calvados en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

C. Bénis

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions