mardi 17 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2201785 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL VERMONT TRESTARD GOMOND & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 28 juillet 2022, 18 mars 2024, 18 octobre 2024 et 26 et 27 novembre 2024, la commune de Sablons-sur-Huisne et la caisse de réassurance mutuelle agricole du centre-Manche, représentées par Me Vermont, demandent au tribunal :
1°) de condamner solidairement la société SPIE industrie et tertiaire et la société SPIE Facilities à leur verser la somme de 1 539 276 euros, dont 870 152 euros au bénéfice de l'assureur et 669 124 euros au bénéfice de la commune, en réparation des préjudices qu'elles estiment avoir subis résultant de l'incendie qui a touché la salle multi-activités de la commune déléguée de Condé-sur-Huisne, outre l'indexation selon l'indice BT01 de juin 2020 jusqu'au parfait paiement ;
2°) de condamner solidairement la société SPIE industrie et tertiaire et la société SPIE Facilities à leur verser la somme de 182 281 euros au titre des préjudices subis par la société Melrose, outre l'indexation selon l'indice BT01 de juin 2020 jusqu'au parfait paiement ;
3°) de mettre à la charge de ces sociétés une somme de 20 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les dépens.
Elles soutiennent que :
- l'expertise a été régulièrement menée ; en outre, l'expert disposait des qualifications nécessaires à la réalisation de cette expertise ;
- la responsabilité de la société SPIE industrie est engagée au titre de la garantie décennale en raison d'un défaut électrique consécutif aux travaux réalisés au sein de la salle polyvalente dont elle est propriétaire, ce défaut ayant occasionné un incendie dans la nuit du 14 au 15 février 2019 ;
- la responsabilité contractuelle de la société SPIE Facilities, chargée du contrôle et de la vérification périodique des installations, est engagée ;
- elles subissent un préjudice correspondant au montant des travaux de réparation, soit la somme de 1 539 276 euros, évaluée en juin 2020 ;
- la société Melrose, qui exploitait la salle, a subi un préjudice qui doit être fixé à la somme de 182 281 euros, dont elles sont fondées à demander réparation.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 20 janvier 2023, le 3 octobre 2024 et le 14 novembre 2024, la société par actions simplifiée unipersonnelle SPIE industrie, venant aux droits de la société SPIE industrie et tertiaire, représentée par Me Camacho, conclut, dans le dernier état de ses écritures :
1°) à titre principal, au rejet de la requête ;
2°) à titre subsidiaire, à sa mise hors de cause, à la réduction des prétentions des requérantes et à la condamnation des sociétés Allard et IES Le Mans, venant aux droits de la société Watt-Sono, à la garantir des condamnations prononcées à son encontre ;
3°) à ce qu'il soit mis à la charge solidaire des requérantes une somme de 50 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les dépens.
Elle soutient que :
- le rapport de l'expertise judiciaire doit être écarté des débats dès lors que l'expert n'a pas accompli personnellement sa mission, qu'il n'a fait preuve ni d'objectivité ni d'impartialité, qu'il n'a pas respecté le principe du contradictoire, qu'il s'est abstenu de répondre à ses dires et n'a pas procédé aux investigations complémentaires demandées ;
- l'origine de l'incendie ne peut être déterminée avec certitude et ne peut dès lors être imputable à un quelconque désordre couvert par la garantie décennale ;
- le désordre à l'origine de l'incendie ne lui est pas imputable ;
- le montant des réparations a été surévalué par l'expert ;
- un coefficient de vétusté doit être appliqué ;
- le montant des condamnations devra être fixé hors taxe ;
- les prétentions des requérantes concernant le préjudice subi par la société Melrose doivent être rejetées dès lors qu'elles ne sont pas subrogées dans les droits de cette société.
Par des mémoires en défense enregistrés le 15 novembre 2023, le 30 septembre 2024 et les 25 et 27 novembre 2024, la société par actions simplifiée SPIE Facilities, représentée par Me Savatic, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge solidaire des requérantes une somme de 20 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- le maire n'est pas habilité par le conseil municipal à représenter la commune à l'instance ;
- la caisse de réassurance mutuelle agricole du centre-Manche ne justifie pas de sa qualité d'assureur légalement subrogé ; en outre, la non-déclaration par la commune de l'occupation de la salle imposait à l'assureur de dénier sa garantie ; à titre subsidiaire, cette subrogation ne sera retenue qu'à hauteur de 744 719,31 euros, l'assureur ayant versé à la commune la somme de 70 234,69 euros en violation des stipulations de la police d'assurance ;
- la commune et l'assureur ne justifient pas d'une qualité pour agir au titre des préjudices de la société Melrose ;
- l'expertise judiciaire est irrégulière ;
- elle n'a pas la qualité de constructeur ;
- l'origine de l'incendie ne peut être déterminée avec certitude, l'expertise n'excluant pas la cause étrangère ; l'incendie ne peut, dès lors, être imputable à un quelconque désordre couvert par la garantie décennale ;
- elle n'a commis aucune faute dans l'exécution de ses obligations contractuelles ni en lien avec la survenance du sinistre ;
- les requérantes ne sont pas fondées à solliciter l'indemnisation du préjudice subi par la société Melrose.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- l'ordonnance du 2 mars 2021 par laquelle le président du tribunal a taxé et liquidé les frais de l'expertise réalisée par M. B A à la somme de 47 381,23 euros TTC.
Vu :
- le code des assurances ;
- le code civil ;
- le code des marchés publics ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Ducos de Saint Barthélémy de Gélas,
- les conclusions de Mme Remigy, rapporteure publique,
- les observations de Me Vermont, représentant les requérantes, et de Me Douzi, représentant la société SPIE Facilities.
Considérant ce qui suit :
1. La commune de Condé-sur-Huisne (Orne) a, dans le cadre d'un marché de travaux, au cours de l'année 2011, procédé à la rénovation et l'extension de sa salle multi-activités, le lot n° 17 portant sur l'électricité ayant été confié à la société SPIE Ouest-Centre. Les travaux concernant ce lot ont été réceptionnés avec réserves le 6 décembre 2012, la levée des réserves étant intervenue le 27 décembre 2012. Le 13 novembre 2012, la commune a conclu avec cette même société un contrat de maintenance portant sur le système de sécurité incendie de la salle. Dans la nuit du 14 au 15 février 2019, un incendie s'est déclaré dans la salle et l'a partiellement détruite. Le 30 juillet 2019, la société Groupama centre-Manche, assureur de la commune, a saisi le juge des référés du tribunal administratif de Caen aux fins de désignation d'un expert afin de déterminer les causes de cet incendie. L'expert, désigné par ordonnance du 26 novembre 2019, a rendu son rapport le 12 février 2021. Par la requête susvisée, la commune de Sablons-sur-Huisne, venant aux droits de la commune de Condé-sur-Huisne, et la caisse de réassurance mutuelle agricole (Groupama) du centre-Manche demandent au tribunal de condamner les sociétés SPIE industrie et tertiaire et SPIE Facilities, venant aux droits de la société SPIE Ouest-Centre, à leur verser la somme de 1 539 276 euros en réparation des préjudices subis par la commune de Sablons-sur-Huisne ainsi que la somme de 182 281 euros au titre des préjudices subis par la société Melrose cabaret du fait l'incendie.
Sur la régularité de l'expertise :
2. Aux termes de l'article R. 621-3 du code de justice administrative : " () l'expert ou le sapiteur accepte la mission en déclarant sur l'honneur avoir les compétences et la disponibilité requises pour la conduire () ". Aux termes de l'article R. 621-2 du même code : " () Lorsqu'il apparaît à un expert qu'il est nécessaire de faire appel au concours d'un ou plusieurs sapiteurs pour l'éclairer sur un point particulier, il doit préalablement solliciter l'autorisation du président du tribunal administratif () ".
3. Il résulte du rapport d'expertise que l'expert s'est adjoint l'assistance de la société CNPP, laboratoire spécialisé dans l'analyse des décombres d'incendie, sans solliciter l'autorisation préalable du président du tribunal administratif alors que la société CNPP a non seulement réalisé les fouilles et prélèvements nécessaires à l'analyse du sinistre ainsi que les analyses en laboratoire des débris de l'incendie et équipements de la régie mais a également émis des hypothèses et conclusions personnelles sur l'origine, la cause et les circonstances de l'incendie du 15 février 2019. Il résulte de l'instruction que l'expert s'est ensuite borné à reprendre à son compte l'ensemble des conclusions de cette société, se déchargeant ainsi de la mission qui lui avait été confiée par le tribunal tendant à " déterminer, dans toute la mesure du possible, l'origine et les causes de l'incendie, en indiquant si ces causes sont imputables à un défaut de conception, d'exécution, à un non-respect des règles de l'art, à un défaut d'entretien ou à toute autre cause () ". Eu égard à l'étendue de la mission dévolue à la société CNPP et à son influence certaine sur le déroulement de l'expertise et les conclusions de celles-ci, l'expert, qui ne peut être regardé comme ayant accompli personnellement la mission qui lui a été confiée par le tribunal, a méconnu l'étendue de celle-ci. Par suite, et alors même que les parties ont pu faire valoir devant l'expert leurs observations tant sur les conclusions de la société CNPP que sur le pré-rapport de l'expert, l'expertise est entachée d'irrégularité.
4. Toutefois, lorsqu'une expertise est entachée d'une irrégularité ou lorsqu'elle a été ordonnée dans le cadre d'un litige distinct, ses éléments peuvent néanmoins, s'ils sont soumis au débat contradictoire en cours d'instance, être régulièrement pris en compte par le juge, soit lorsqu'ils ont le caractère d'éléments de pur fait non contestés par les parties, soit à titre d'éléments d'information dès lors qu'ils sont corroborés par d'autres éléments du dossier.
5. En l'espèce, il résulte de l'instruction que l'expert a réalisé un projet de rapport qu'il a soumis à la contradiction des parties le 11 décembre 2020, laissant un mois aux parties pour présenter les dires, l'expert ayant, par ailleurs, répondu aux dires des parties. Les différents courriers et dires produits par les parties sont en outre joints à son rapport, déposé le 12 février 2021. Enfin, ce rapport d'expertise a été soumis au contradictoire dans le cadre de l'instance. Par conséquent, rien ne s'oppose à ce que les éléments d'information qu'il comporte soient régulièrement pris en compte
Sur la responsabilité :
En ce qui concerne la responsabilité de la société SPIE Facilities
6. Il résulte de l'instruction que la commune de Sablons-sur-Huisne a conclu avec la société SPIE Ouest-Centre, aux droits de laquelle vient la société SPIE Facilities, le 13 novembre 2012, un contrat de maintenance et de vérification périodique de l'installation de sécurité incendie de la salle. Pour demander la condamnation de la société SPIE Facilities, les requérantes se prévalent des fautes que celle-ci aurait commises dans l'exécution du contrat de contrôle et de la vérification périodique des installations. Toutefois, il ne résulte ni du rapport d'expertise ni de l'instruction que le système de sécurité incendie dont la société assurait la maintenance serait à l'origine de l'incendie ou aurait été défaillant ou insuffisant pour prévenir sa survenance. Si les requérantes invoquent également des manquements de cette société dans son devoir de conseil, ceux-ci ne sont aucunement établis. Par suite, la commune de Sablons-sur-Huisne et la caisse de réassurance mutuelle agricole du centre-Manche ne sont pas fondées à engager la responsabilité contractuelle de la société SPIE Facilities.
En ce qui concerne la responsabilité de la société SPIE industrie :
7. Les sociétés défenderesses font valoir que ni la zone de départ de feu ni l'origine électrique de l'incendie du 5 février 2019 ne peuvent être déterminés avec certitude. Selon l'expert, l'origine " la plus probable " du sinistre est un important effet joule lié à un effet résistif sur les câbles d'alimentation électriques de l'éclairage et de la distribution des prises électriques installés par la société SPIE Ouest-Centre, aux droits de laquelle la société SPIE industrie est venue, dans le plénum du plancher bas de la régie de la salle multi-accueil incendiée.
8. Toutefois, d'une part, il résulte des deux rapports de contre-expertise produits par la société SPIE industrie que les constatations faites sur les lieux de l'incendie lors de l'expertise, à savoir les faibles dommages liés aux gaz de combustion dans la salle de spectacle, l'importance des dommages portés tant au plancher de la régie qu'au plafond de celle-ci et à la charpente de l'édifice, et la nature des dommages constatés sur les poutres porteuses du plancher et sur les équipements de la régie, sont également cohérents avec l'hypothèse d'un départ de feu au sein même de la régie, au niveau du sol.
9. D'autre part, l'expert précise qu'il ne peut affirmer avec certitude que le réseau électrique est la cause de l'incendie. En outre, la modélisation de l'incendie du 2 avril 2021 réalisée par la société Efectis à la demande de la société SPIE industrie, eu égard au manque de comburant dans le plénum bas de la régie et au dimensionnement des câbles incriminés, écarte la possibilité qu'un câble de faible section puisse provoquer un départ de feu. Enfin, si l'expert a finalement conclu que seul ce type de câble pouvait se trouver au sein du plénum, les câbles n'ont pas pu faire l'objet d'analyses en laboratoire, compte-tenu, selon l'expert, de l'importance des dégradations et de l'impossibilité d'incriminer un câble en particulier.
10. Il résulte de l'ensemble de ces éléments que le lien de causalité entre l'incendie de la salle " Confluence " et les câbles d'alimentation électriques de l'éclairage et de la distribution des prises électriques installés dans le plénum de la régie par la société SPIE industrie ne peut être regardé comme établi. Par suite, la commune de Sablons-sur-Huisne et la société Groupama centre-Manche ne sont pas fondées à demander à la condamnation de cette société au titre de la garantie décennale
11. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les fins de non-recevoir opposées en défense ni sur les appels en garantie, que la commune de Sablons-sur-Huisne et la caisse de réassurance mutuelle agricole du centre-Manche ne sont pas fondées à demander la condamnation de la société SPIE industrie et tertiaire et de la société SPIE Facilities.
Sur les dépens :
12. Les frais de l'expertise, taxés et liquidés par ordonnance du 2 mars 2021 du président de ce tribunal à la somme de 47 381,23 euros toutes taxes comprises, ont été mis à la charge de la société SPIE industrie et tertiaire, aux droits de laquelle vient la société SPIE industrie. Il y a lieu, en application des dispositions de l'article R. 761-1 du code de justice administrative et dans les circonstances de l'espèce, de les mettre à la charge définitive de la commune de Sablons-sur-Huisne et de la caisse de réassurance mutuelle agricole du centre-Manche.
Sur les frais liés au litige :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge des sociétés SPIE Facilities et SPIE industrie, qui ne sont pas, dans la présente instance, parties perdante, la somme demandée par la commune de Sablons-sur-Huisne et la caisse de réassurance mutuelle agricole du centre-Manche au titre des frais exposés par elles et non compris dans les dépens. En outre, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Sablons-sur-Huisne et de la caisse de réassurance mutuelle agricole du centre-Manche la somme demandée par les sociétés SPIE Facilities et SPIE industrie au même titre.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la commune de Sablons-sur-Huisne et de la caisse de réassurance mutuelle agricole du centre-Manche est rejetée.
Article 2 : Les frais de l'expertise, taxés et liquidés à la somme de 47 381,23 euros toutes taxes comprises, sont mis à la charge définitive de la commune de Sablons-sur-Huisne et de la caisse de réassurance mutuelle agricole du centre-Manche.
Article 3 : Le surplus des conclusions des sociétés SPIE industrie et SPIE Facilities est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la commune de Sablons-sur-Huisne, à la caisse de réassurance mutuelle agricole du centre-Manche, à la société SPIE industrie, venant aux droits de SPIE industrie et tertiaire, à la société SPIE Facilities, à la société Allard et à la société IES Le Mans.
Copie en sera adressée à M. B A.
Délibéré après l'audience du 3 décembre 2024, à laquelle siégeaient :
- Mme Macaud, présidente,
- Mme Ducos de Saint Barthélémy de Gélas, première conseillère,
- Mme Sénécal, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 décembre 2024.
La rapporteure,
SIGNÉ
C. DUCOS DE SAINT BARTHÉLÉMY DE GÉLAS
La présidente,
SIGNÉ
A. MACAUDLa greffière,
SIGNÉ
E. BLOYET
La République mande et ordonne au préfet de l'Orne en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
E. BLOYET
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026