jeudi 26 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2202230 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 2ème chambre |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 4 octobre 2022, la SAS Grand Large Yachting doit être regardée comme demandant au tribunal de prononcer la décharge de la majoration de 40 % mise à sa charge pour défaut de déclaration annuelle permettant la liquidation et la régularisation de la taxe sur les salaires pour les années 2018 à 2020.
La SAS Grand Large Yachting soutient que :
- la combinaison d'une procédure de vérification de comptabilité avec celle d'une taxation d'office a créé une confusion, et l'absence de déclaration annuelle permettant la liquidation et la régularisation de la taxe sur les salaires pour les années 2018 à 2020 ne relève pas d'un manquement délibéré, ni d'un abus de droit ;
- cette confusion ne peut donner lieu à l'application de la majoration de 40 % pour défaut de déclaration alors qu'elle estimait ne pas être assujettie à la taxe sur les salaires.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 mars 2023, la directrice du contrôle fiscal Nord conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par la société requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Absolon, première conseillère,
- et les conclusions de M. Blondel, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La SAS Grand Large Yachting a fait l'objet d'une vérification de comptabilité pour la période du 1er septembre 2017 au 31 août 2020, prorogée jusqu'au 31 décembre 2020 en matière de taxe sur les salaires. L'administration lui a notifié une proposition de rectification du 15 novembre 2021, au titre des rappels de taxe sur les salaires avec application d'une majoration de 40 % pour défaut de production dans les délais prescrits d'une déclaration annuelle permettant la liquidation et la régularisation de la taxe sur les salaires au titre des années 2018 à 2020. Par la présente requête, la SAS Grand Large Yachting doit être regardée comme demandant au tribunal de prononcer la décharge de cette pénalité.
2. Aux termes de l'article 1728 du code général des impôts dans sa version applicable au présent litige : " 1. Le défaut de production dans les délais prescrits d'une déclaration ou d'un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt entraîne l'application, sur le montant des droits mis à la charge du contribuable ou résultant de la déclaration ou de l'acte déposé tardivement, d'une majoration de : / a. 10 % en l'absence de mise en demeure ou en cas de dépôt de la déclaration ou de l'acte dans les trente jours suivant la réception d'une mise en demeure, notifiée par pli recommandé, d'avoir à le produire dans ce délai ; / b. 40 % lorsque la déclaration ou l'acte n'a pas été déposé dans les trente jours suivant la réception d'une mise en demeure, notifiée par pli recommandé, d'avoir à le produire dans ce délai ; () ".
3. Il résulte de l'instruction que la société requérante n'a pas déposé de déclaration de taxe sur les salaires au titre des années 2018, 2019 et 2020, malgré une mise en demeure d'y procéder que lui a adressée l'administration le 16 juin 2021. Si cette mise en demeure a été faite concomitamment avec la procédure de vérification de comptabilité, cette circonstance est sans incidence sur le bien-fondé des pénalités. Il ne va de même de ce qu'à la date de la mise en demeure, la société requérante ne s'estimait pas redevable de la taxe sur les salaires. Par suite, c'est à bon droit que l'administration lui a appliqué la majoration de 40 % prévue par le b. du I de l'article 1728 du code général des impôts précités.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de la SAS Grand Large Yachting doit être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SAS Grand Large Yachting est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SAS Grand Large Yachting et à la directrice du contrôle fiscal Nord.
Délibéré après l'audience du 10 décembre 2024 à laquelle siégeaient :
- M. Marchand, président,
- Mme Absolon, première conseillère,
- M. Pringault, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 décembre 2024.
La rapporteure,
Signé
C. ABSOLON
Le président,
Signé
A. MARCHAND
Le greffier,
Signé
J. LOUNIS
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
J. Lounis
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026