LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA14-2202707

Tribunal Administratif de Caen — Décision N° TA14-2202707

jeudi 22 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Caen
SectionTribunal Administratif de Caen
N° DossierTA14-2202707
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantCABANES ET NEVEU ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 3 décembre 2022, la société Le Hodey TP, représentée par Me Mayaud, demande au juge des référés statuant en application de l'article L. 551-13 du code de justice administrative :

1°) d'annuler le contrat conclu entre la région Normandie et la société Eurovia ayant pour objet l'attribution du lot n°1 " Terrassement - Voirie - Assainissement - Eaux pluviales - Mobilier urbain " du marché relatif à la sécurisation et aux aménagements paysagers du lycée Marland de Granville ;

2°) d'annuler la décision du 2 novembre 2022 par laquelle la région Normandie a rejeté son offre relative à l'attribution dudit marché ;

3°) d'enjoindre à la région Normandie de se conformer aux obligations de publicité et de mise en concurrence ;

4°) de mettre à la charge de la région Normandie la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la région a méconnu les stipulations de l'article 8.3 du règlement de consultation ;

- la région a méconnu les principes d'égalité et de traitement des candidats et de transparence de la procédure.

Par un mémoire en défense, enregistré le 14 décembre 2022, la région Normandie, représentée par Me Cabanes, conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de mettre à la charge de la société requérante la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que la requête est irrecevable et qu'aucun des moyens n'est pas fondé.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de la commande publique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique tenue en présence de Mme Godey, greffière d'audience, M. A a lu son rapport et entendu les observations de Me Mayaud, représentant la société Le Hodey TP, et de Me Cabanes, représentant la région Normandie.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 551-13 du code de justice administrative : " Le président du tribunal administratif, ou le magistrat qu'il délègue, peut être saisi, une fois conclu l'un des contrats mentionnés aux articles L. 551-1 et L. 551-5, d'un recours régi par la présente section ". Aux termes de l'article L. 551-14 de ce code : " Les personnes habilitées à agir sont celles qui ont un intérêt à conclure le contrat et qui sont susceptibles d'être lésées par des manquements aux obligations de publicité et de mise en concurrence auxquelles sont soumis ces contrats, (). / Toutefois, le recours régi par la présente section n'est pas ouvert au demandeur ayant fait usage du recours prévu à l'article L. 551-1 () dès lors que le pouvoir adjudicateur ou l'entité adjudicatrice a respecté la suspension prévue à l'article L. 551-4 ou à l'article L. 551-9 et s'est conformé à la décision juridictionnelle rendue sur ce recours ".

2. En premier lieu, l'article 8.3 du règlement de consultation du marché relatif à la sécurisation et aux aménagements paysagers du lycée Marland de Granville dont la passation est en litige stipule que " le pouvoir adjudicateur pourra engager des négociations avec tout candidat sélectionné. Toutefois le pouvoir adjudicateur se réserve la possibilité d'attribuer le marché sur la base des offres initiales, sans négociation ". Le moyen tiré de ce que, en ne recourant pas à la négociation, le pouvoir adjudicateur à méconnu les stipulations du règlement de consultation doit donc être écarté.

3. En deuxième lieu, le mémoire technique type prévu par l'article 6.1 du règlement de consultation prévoyait que, s'agissant du sous-critère relatif aux moyens humains, le candidat devait indiquer le nombre et le profil (conducteur de travaux, chef de chantier, ouvrier qualifié, apprenti) du personnel d'exécution et le niveau d'encadrement avec identification, compétences et références/expériences du chef de chantier. Le moyen tiré de ce que ce sous-critère était imprécis doit donc être écarté. Il ne résulte d'ailleurs pas de l'instruction qu'une demande d'éclaircissement aurait été formulée sur ce point. Il ne résulte pas plus de l'instruction que ce sous-critère serait incohérent, sans relation avec l'objet du marché, ou encore en contradiction avec d'autres critères ou sous critères.

4. En dernier lieu, le sous critère relatif aux moyens humains était noté sur 5 et pondéré à 20 %, la note attribuée allant de 0 à 5 selon que l'offre était considérée très insuffisante, insuffisante, partiellement insuffisante, suffisante, bonne ou très intéressante. La société Le Hodey TP a obtenu la note de 12 (soit 3 points ((3 : 5) x 20)), soit une appréciation " Suffisant ". Le moyen tiré de ce que le pouvoir adjudicateur aurait ainsi dénaturé l'offre de la requérante n'est pas assorti de précision permettant d'en apprécier le bien-fondé.

5. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, que les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de la requête doivent être rejetées.

6. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la région Normandie, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par la requérante au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. En revanche, il y a lieu de mettre à la charge de la requérante une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la région Normandie et non compris dans les dépens, sur le fondement des mêmes dispositions.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de la société Le Hodey TP est rejetée.

Article 2 : La société Le Hodey TP versera à la région Normandie la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Le Hodey TP, à la région Normandie et à la société Eurovia Granville.

Fait à Caen, le 22 décembre 2022.

Le juge des référés,

Signé

H. A

La République mande et ordonne au préfet de la Manche en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

A. Godey

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions