mercredi 27 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2202827 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 2ème chambre |
Vu les procédures suivantes :
I- Sous le n° 2202827, par une requête et un mémoire, enregistrés le 16 décembre 2022 et le 16 juin 2023, la société Alliance Océane, représentée par la SELARL MDL, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de prononcer la réduction de la cotisation foncière des entreprises (CFE) et des intérêts de retard auxquels elle a été assujettie au titre des années 2019 et 2020 dans les rôles de la commune de Carentan-les-Marais ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- ses installations électriques doivent être exclues de ses bases d'imposition à hauteur de 51,9 % correspondant à la consommation destinée à son activité industrielle, sur le fondement du 11° de l'article 1382 du code général des impôts et de l'interprétation administrative de la loi fiscale ;
- les panneaux isothermes, qui sont dissociables du bâtiment et n'entrent dès lors pas dans le champ de la CFE, doivent en tout état de cause être exclus de la base d'imposition sur le fondement du 11° de l'article 1382 du code général des impôts ;
- toutes les installations frigorifiques qui participent directement au processus industriel de son usine n'ont pas été exonérées de la CFE ;
- les honoraires correspondant à des travaux sur des biens d'équipements spécialisés doivent être exonérés de la CFE ;
- les travaux d'entretien et de réparation doivent être exclus de ses bases d'imposition, comme le confirme l'interprétation administrative de la loi fiscale ;
- même si l'administration fiscale a accepté d'exonérer une partie des installations de détection incendie et qu'elle ne conteste plus la base d'imposition au titre de ce qui a été dégrevé, toutes les installations de détection incendie qui ont été adaptées à son processus industriel et qui participent directement à son activité industrielle n'ont pas été exonérées de la CFE.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 15 mars 2023 et le 8 décembre 2023, le directeur départemental des finances publiques du Calvados conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- un dégrèvement a été prononcé le 14 mars 2023, à hauteur de 946 euros sur la CFE pour l'année 2019 et 827 euros sur la CFE pour l'année 2020, en conséquence de l'exclusion de la base imposable des immobilisations relatives aux installations de détection d'incendie " sprinklage " et " sprinkleur " ;
- un dégrèvement a été prononcé le 8 décembre 2023, à hauteur de 38 631 euros sur la CFE pour l'année 2019 et de 38 803 euros sur la CFE pour l'année 2020, en conséquence de l'exclusion de la base imposable des immobilisations relatives aux installations électriques à hauteur de 51,9%, ainsi que des immobilisations relatives aux panneaux d'isolation thermique à hauteur de 91,24%, des immobilisations relatives aux installations frigorifiques, des honoraires se rapportant aux travaux effectués en 1998 et 2001 ;
- les moyens exposés dans la requête concernant le surplus des immobilisations relatives aux installations de détection incendie, aux honoraires et aux travaux d'entretien et de réparation ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 17 avril 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 10 mai 2024.
II- Sous le n° 2301162, par une requête et un mémoire, enregistrés le 5 mai 2023 et le 16 juin 2023, la société Alliance Océane, représentée par la SELARL MDL, demande au tribunal :
1°) de prononcer la réduction de la cotisation foncière des entreprises (CFE) et des intérêts de retard auxquels elle a été assujettie au titre des années 2021 et 2022 dans les rôles de la commune de Carentan-les-Marais ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- ses installations électriques doivent être exclues de ses bases d'imposition à hauteur de 51,9 % correspondant à la consommation destinée à son activité industrielle, sur le fondement du 11° de l'article 1382 du code général des impôts et de l'interprétation administrative de la loi fiscale ;
- les panneaux isothermes, qui sont dissociables du bâtiment et n'entrent dès lors pas dans le champ de la CFE doivent en tout état de cause être exclus de la base d'imposition sur le fondement du 11° de l'article 1382 du code général des impôts ;
- toutes les installations frigorifiques qui participent directement au processus industriel de son usine n'ont pas été exonérées de la CFE ;
- toutes les installations de détection incendie qui ont été adaptées à son processus industriel et qui participent directement à son activité industrielle n'ont pas été exonérées de la CFE ;
- les honoraires correspondant à des travaux sur des biens d'équipements spécialisés doivent être exonérés de la CFE ;
- les travaux d'entretien et de réparation doivent être exclus de ses bases d'imposition, comme le confirme l'interprétation administrative de la loi fiscale.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 8 juin 2023 et le 8 décembre 2023, le directeur départemental des finances publiques du Calvados conclut au non-lieu à statuer à hauteur des dégrèvements prononcés en cours d'instance et au rejet du surplus des conclusions de la requête.
Il fait valoir que :
- un dégrèvement a été prononcé le 8 décembre 2023, à hauteur de 19 008 euros sur la CFE pour l'année 2021 et de 19 827 euros sur la CFE pour l'année 2022, en conséquence de l'exclusion de la base imposable des immobilisations relatives aux installations électriques à hauteur de 51,9%, ainsi que des immobilisations relatives aux panneaux d'isolation thermique à hauteur de 91,24%, des immobilisations relatives aux installations frigorifiques, des honoraires se rapportant aux travaux effectués en 1998 et 2001 ;
- les moyens exposés dans la requête concernant le surplus des immobilisations relatives aux installations de détection incendie, aux honoraires et aux travaux d'entretien et de réparation ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 5 juin 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 28 juin 2024.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales,
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Pillais, première conseillère ;
- et les conclusions de M. Blondel, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La société Alliance Océane, qui exerce une activité de préparation de plats et produits à base de poissons, demande la réduction de la CFE à laquelle elle a été assujettie dans les rôles de la commune de Carentan-les-Marais au titre des années 2019 à 2022.
Sur la jonction :
2. Les requêtes n°2202827 et n°2301162, présentées par la société Alliance Océane, présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur l'étendue des litiges :
3. D'une part, par une décision en date du 14 mars 2023, postérieure à l'introduction de la requête, le directeur départemental des finances publiques du Calvados a prononcé le dégrèvement à concurrence d'une somme de 1 773 euros de la CFE à laquelle la société Alliance Océane a été assujettie au titre des années 2019 et 2020, en conséquence de l'exclusion de la base imposable des immobilisations relatives aux installations de détection d'incendie " sprinklage " et " sprinkleur ". D'autre part, par des décisions en date du 8 décembre 2023, postérieure à l'introduction des instances, le directeur départemental des finances publiques du Calvados a prononcé le dégrèvement de la CFE à laquelle la société Alliance Océane a été assujettie au titre des années 2019 à 2022 à concurrence des sommes respectives de 38 631 euros, 38 803 euros, 19 008 euros et 19 827 euros, en conséquence de l'exclusion de la base imposable des immobilisations relatives aux installations électriques à hauteur de 51,9%, ainsi que des immobilisations relatives aux panneaux d'isolation thermique à hauteur de 91,24%, des immobilisations relatives aux installations frigorifiques, des honoraires se rapportant aux travaux effectués en 1998 et 2001. Il n'y a dès lors plus lieu de statuer, dans ces mesures, sur les conclusions aux fins de réduction des requêtes.
Sur les conclusions aux fins de réduction restant en litige :
En ce qui concerne l'application de la loi fiscale :
4. D'une part, l'article 1380 du code général des impôts dispose que : " La taxe foncière est établie annuellement sur les propriétés bâties sises en France à l'exception de celles qui en sont expressément exonérées par les dispositions du présent code ". Selon l'article 1381 du même code : " Sont également soumis à la taxe foncière sur les propriétés bâties : / 1° Les installations destinées à abriter des personnes ou des biens ou à stocker des produits ainsi que les ouvrages en maçonnerie présentant le caractère de véritables constructions tels que, notamment, les cheminées d'usine, les réfrigérants atmosphériques, les formes de radoub, les ouvrages servant de support aux moyens matériels d'exploitation ; / 2° Les ouvrages d'art et les voies de communication () ". Selon l'article 1382 du même code, dans sa rédaction applicable aux impositions en litige : " Sont exonérés de la taxe foncière sur les propriétés bâties : / () / 11° Les outillages et autres installations et moyens matériels d'exploitation des établissements industriels à l'exclusion de ceux visés aux 1° et 2° de l'article 1381 ". Aux termes du premier alinéa de l'article 1495 de ce code : " Chaque propriété ou fraction de propriété est appréciée d'après sa consistance, son affectation, sa situation et son état, à la date de l'évaluation ". Aux termes du II de l'article 324 B de l'annexe III au même code : " Pour l'appréciation de la consistance il est tenu compte de tous les travaux équipements ou éléments d'équipement existant au jour de l'évaluation ".
5. Pour apprécier, en application de l'article 1495 du code général des impôts et de l'article 324 B de son annexe III, la consistance des propriétés qui entrent, en vertu de ses articles 1380 et 1381, dans le champ de la taxe foncière sur les propriétés bâties, il est tenu compte non seulement de tous les éléments d'assiette mentionnés par ces deux derniers articles mais également des biens faisant corps avec eux. Sont toutefois exonérés de cette taxe, en application du 11° de l'article 1382 du même code, ceux de ces biens qui font partie des outillages, autres installations et moyens matériels d'exploitation d'un établissement industriel, c'est-à-dire ceux de ces biens qui relèvent d'un établissement qualifié d'industriel au sens de l'article 1499, qui sont spécifiquement adaptés aux activités susceptibles d'être exercées dans un tel établissement et qui ne sont pas au nombre des éléments mentionnés aux 1° et 2° de l'article 1381.
6. D'autre part, aux termes de l'article 1467 du code général des impôts, dans sa rédaction applicable aux impositions en litige : " La cotisation foncière des entreprises a pour base la valeur locative des biens passibles d'une taxe foncière situés en France, à l'exclusion des biens exonérés de taxe foncière sur les propriétés bâties en vertu des 11° et 12° de l'article 1382, dont le redevable a disposé pour les besoins de son activité professionnelle pendant la période de référence définie aux articles 1467 A et 1478, à l'exception de ceux qui ont été détruits ou cédés au cours de la même période () ".
7. Il résulte des dispositions citées au point précédent que les biens exonérés de taxe foncière sur les propriétés bâties en vertu du 11° de l'article 1382 du code général des impôts ne sont pas compris dans les bases de la cotisation foncière des entreprises.
8. En premier lieu, si la société Alliance Océane fait valoir que les factures d'honoraires de maîtrise d'œuvre qu'elle a immobilisées, pour un montant total de 590 344 euros, correspondent à trois importantes périodes de travaux dans l'usine, qu'elles portent dans des proportions qu'elle précise à des biens d'équipement spécialisés, tels que visés au 11° de l'article 1382 du code général des impôts, et qu'elle est ainsi fondée à prétendre, à ce titre, à une exclusion des bases d'imposition supérieure à celle admise par l'administration fiscale, elle ne produit, pour justifier de cette exclusion supplémentaire, que des tableaux récapitulatifs, dépourvus de valeur probante.
9. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction que l'administration fiscale a accepté d'exclure de la base imposable les immobilisations relatives aux installations de détection incendie correspondant aux intitulés " sprinklage " et " sprinkleur(s) ", pour un montant total de 474 163,18 euros, en raison de la spécificité de ces installations. Si la requérante soutient que c'est la totalité des immobilisations liées à ses installations de détection incendie qui doit être exclue de la base imposable, dès lors que ses procédés industriels de stérilisation et de conditionnement impliquent l'usage de hautes températures et la manipulation de produits combustibles et inflammables nécessitant la présence de détection incendie spécifiquement adaptée dans son intégralité, elle ne produit pas d'éléments autres, au soutien de ses affirmations, que la seule liste des équipements en cause, dépourvue de valeur probante sur ce point.
10. En troisième lieu, aux termes de l'article 1517 du code général des impôts : " I. - 1. Il est procédé, annuellement, à la constatation des constructions nouvelles et des changements de consistance ou d'affectation des propriétés bâties et non bâties. Il en va de même pour les changements de caractéristiques physiques ou d'environnement. () ".
11. Si la société Alliance Océane soutient que des travaux qu'elle qualifie d'entretien et de réparation, qui n'avaient pas pour effet de modifier les caractéristiques physiques du local, ont été à tort intégrés dans la base imposable, les seuls libellés des immobilisations en cause ne suffisent pas à en justifier.
12. En quatrième lieu, si la société Alliance Océane soutient que le reliquat des 91,24 % de ses immobilisations au titre des panneaux isothermes qui n'a pas été dégrevé par l'administration fiscale doit bénéficier de l'exonération appliquée aux biens d'équipements spécialisés au sens du 11° de l'article 1382 du code général des impôts, elle n'établit toutefois pas que ces immobilisations concernant des panneaux standards présents notamment dans les faux plafonds d'immeubles de bureaux soient spécifiquement adaptés à son activité industrielle.
En ce qui concerne l'interprétation administrative de la loi fiscale :
13. Aux termes de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales : " Il ne sera procédé à aucun rehaussement d'impositions antérieures si la cause du rehaussement poursuivi par l'administration est un différend sur l'interprétation par le redevable de bonne foi du texte fiscal et s'il est démontré que l'interprétation sur laquelle est fondée la première décision a été, à l'époque, formellement admise par l'administration. Lorsque le redevable a appliqué un texte fiscal selon l'interprétation que l'administration avait fait connaître par ses instructions ou circulaires publiées et qu'elle n'avait pas rapportée à la date des opérations en cause, elle ne peut poursuivre aucun rehaussement en soutenant une interprétation différente. () ". Le paragraphe 230 des commentaires administratifs publiés au Bulletin officiel des finances publiques (BOFiP - impôts) sous la référence BOI-IF-TFB-20-20-10-20 prévoit que : " Les changements de caractéristiques physiques ne sont pris en compte que lorsqu'ils ont une incidence sur le prix de revient comptable des immobilisations, c'est-à-dire, en fait, lorsqu'ils revêtent le caractère de grosses réparations amortissables ou d'installations ou d'agencements nouveaux. / Il est cependant admis que le complément de valeur locative résultant des changements du premier type (grosses réparations) ne soit pas calculé sur la base de la valeur d'immobilisation ajoutée au bilan à l'issue des travaux mais sur une base inférieure tenant compte du fait que ces derniers ne créent pas une immobilisation nouvelle mais confortent seulement une immobilisation ancienne. Ainsi, si les travaux de réparation considérés n'apportent aucune amélioration à l'établissement, il n'y a pas lieu de calculer de complément de valeur locative. ".
14. Comme il a été indiqué au point 11, la société requérante n'établit pas que les travaux qu'elle qualifie d'entretien et de réparation n'ont apporté aucune amélioration à l'établissement. Ainsi, elle n'est pas fondée à se prévaloir des commentaires administratifs cités au point 13.
15. Il résulte de tout ce qui précède que le surplus des conclusions aux fins de réduction des requêtes doit être rejeté.
Sur les frais de l'instance :
16. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la société Alliance Océane présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer, dans la mesure des dégrèvements prononcés en cours d'instance, sur les conclusions aux fins de réduction des requêtes n°2202827 et n°2301162.
Article 2 : Le surplus des requêtes n°2202827 et n°2301162 de la société Alliance Océane est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société Alliance Océane et au directeur départemental des finances publiques du Calvados.
Délibéré après l'audience du 12 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Marchand, président,
Mme Pillais, première conseillère,
M. Pringault, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 novembre 2024.
La rapporteure,
Signé
M. PILLAIS
Le président,
Signé
A. MARCHANDLa greffière,
Signé
A. D'OLIF
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
J. Lounis
N°s 2202827, 230116
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026