lundi 13 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2300069 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | SARL BOBIER-DELALANDE-MARIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 12 janvier 2023, M. C B, expert désigné par l'ordonnance n° 2200837 du 4 octobre 2022, demande au juge des référés d'ordonner, sur le fondement du deuxième alinéa de l'article R. 532-3 du code de justice administrative, que l'expertise portant sur les désordres subis par la propriété de M. D A, située à Bréhal, à la suite de travaux de réaménagement de la digue, soit rendue commune et opposable à l'association syndicale autorisée de défense contre la mer dans les communes de Bréhal et de Coudeville.
M. B expose que les travaux ont été réalisés par l'association syndicale autorisée de défense contre la mer dans les communes de Bréhal et de Coudeville et que la mise en cause de celle-ci est utile.
Par un mémoire enregistré le 30 janvier 2023, l'association syndicale autorisée de défense contre la mer dans les communes de Bréhal et de Coudeville ne s'oppose pas à la demande d'extension d'expertise.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le code de justice administrative ;
- l'ordonnance de référé n° 2200837 du 4 octobre 2022 ;
- la décision du président du tribunal administratif du 1er septembre 2021, portant désignation du juge des référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du premier alinéa de l'article R. 532-1 du code de justice administrative :
" Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction ". Aux termes de l'article
R. 532-3 du même code : " Le juge des référés peut, à la demande de l'une des parties formée dans le délai de deux mois qui suit la première réunion d'expertise, ou à la demande de l'expert formée à tout moment, étendre l'expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées par l'ordonnance, ou mettre hors de cause une ou plusieurs des parties ainsi désignées () ".
2. Par l'ordonnance de référé n° 2200837 susvisée, rendue à la demande de
M. A, il a été prescrit une mesure d'expertise portant sur les désordres subis par sa propriété, située à Bréhal, à la suite de travaux de réaménagement de la digue. L'expert désigné par cette ordonnance, M. B, demande, par sa présente requête fondée sur le premier alinéa de l'article R. 532-3 du même code, que les opérations d'expertise soient rendues communes et opposables à l'association syndicale autorisée de défense contre la mer dans les communes de Bréhal et de Coudeville.
3. A l'appui de sa demande, l'expert expose au juge des référés que les travaux ont été réalisés par l'association syndicale autorisée de défense contre la mer dans les communes de Bréhal et de Coudeville. Celle-ci ne s'oppose pas à sa participation à l'expertise, qui, en l'état, apparaît utile. Dans ces conditions, il y a lieu d'étendre les opérations d'expertise à l'association syndicale autorisée de défense contre la mer dans les communes de Bréhal et de Coudeville.
ORDONNE :
Article 1er : Les opérations d'expertise ordonnées le 4 octobre 2022 et confiées à M. C B sont rendues communes et opposables à l'association syndicale autorisée de défense contre la mer dans les communes de Bréhal et de Coudeville.
Article 2 : L'expert reprendra en tant que de besoin ses opérations d'expertise en présence de l'ensemble des parties, dont l'association syndicale autorisée de défense contre la mer dans les communes de Bréhal et de Coudeville, ou celle-ci dûment convoquée.
Article 3 : L'expert avertira les parties par lettre recommandée avec accusé de réception quatre jours au moins avant les opérations d'expertise.
Article 4 : L'expert, qui communiquera aux parties un pré-rapport avec un délai leur permettant de faire valoir leurs dires avant d'analyser leurs observations dans son rapport définitif, déposera son rapport au greffe en deux exemplaires dans le délai de quatre mois à compter de la notification de la présente ordonnance et notifiera aux parties des copies du rapport dans les conditions prévues à l'article R. 621-9 du code de justice administrative.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D A, à l'association syndicale autorisée de défense contre la mer dans les communes de Bréhal et de Coudeville et à l'expert. Copie de la présente ordonnance sera adressée pour information à la commune de Bréhal.
Fait à Caen, le 13 février 2023.
Le juge des référés,
Signé
F. CHEYLAN
La République mande et ordonne au préfet de la Manche en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
la greffière,
C. Tabourel
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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01/06/2026