LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA14-2300478

Tribunal Administratif de Caen — Décision N° TA14-2300478

mardi 18 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de Caen
SectionTribunal Administratif de Caen
N° DossierTA14-2300478
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantSELARL CHANUT AVOCATS ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 23 février et 12 avril 2023, le Syndicat intercommunal à vocation et à la carte de Honfleur et sa région (ci-après le SIVOM), représenté par Me Labrusse, demande au tribunal, sur le fondement des dispositions de l'article R. 531-1 du code de justice administrative, de désigner un expert avec pour mission de localiser la zone fuyarde afin de déterminer la cause des infiltrations affectant le fonds de commerce à usage de crêperie-bar exploité dans les locaux situés 20 et 22 quai Sainte-Catherine à Honfleur.

Il soutient que :

- la société Le Grignot, qui exploitait un fonds de commerce à usage de crêperie-bar situé 20 et 22 quai Sainte-Catherine à Honfleur, déplore des infiltrations depuis l'année 2000 qui rendraient impossible l'exploitation de ce fonds ;

- la société Le Grignot a conclu pour cette exploitation deux baux, l'un consenti par M. B et portant sur les locaux situés 20 quai Sainte-Catherine et 19 rue des Logettes, l'autre consenti par Mme G aux droits de laquelle vient la société Le Conquérant et portant sur les locaux situés 22 quai Sainte-Catherine ;

- six expertises judiciaires ont été ordonnées afin d'identifier les causes des infiltrations ;

- la société Le Grignot, qui a fait assigner les bailleurs devant le tribunal judiciaire de Lisieux en vue d'obtenir leur condamnation à réaliser les travaux préconisés par le dernier expert judiciaire et l'indemnisation des préjudices subis, a mis en cause le SIVOM, la commune de Honfleur, la société SAUR et le syndicat des copropriétaires de l'immeuble concerné ;

- la juridiction judiciaire s'est déclarée incompétente au profit du juge administratif à l'égard des demandes formées contre le SIVOM et la société SAUR ;

- dans un rapport récent, un expert qu'elle a mandaté a récemment relevé, contrairement à l'avis émis par l'expert judiciaire, que le branchement public vers le collecteur est non fuyard et que le branchement privé semble fuyard à une distance estimé à 65 centimètres de la boîte de branchement ;

Par un mémoire en défense, enregistré le 3 mars 2023, la société Le Grignot, représentée par Me Desmonts, déclare ne pas s'opposer à la demande de constat et formule toutes protestations et réserves d'usage sur cette demande.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 15 mars et 14 avril 2023, la SCI Le Conquérant, représentée par Me Mons, demande à être mise hors de cause et de condamner le syndicat requérant à la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article

L. 761-1 du code de justice administrative d'appel, ainsi qu'aux entiers dépens.

Elle soutient que :

- le rapport d'expertise définitif du 5 octobre 2020 de M. C a identifié la cause des infiltrations dans le restaurant, qui sont liées à la déficience de l'antenne de raccordement du réseau d'eaux usées du commerce Jeff de Bruges, sous le trottoir de la rue des Logettes ; selon cet expert, les désordres concernent uniquement l'antenne de raccordement des eaux usées du commerce Jeff de Bruges, située entre la boîte de branchement et la façade du commerce ; cette antenne est privative mais se trouve sous le domaine public ;

- ce rapport a constaté que l'émissaire principal du réseau public d'assainissement n'était pas fuyard et que seule l'antenne de raccordement entre le commerce Jeff de Bruges et cet émissaire était défectueuse ;

Par un mémoire en défense enregistré le 24 mars 2023, la société d'aménagement urbain et rural (SAUR) représentée par Me Beaumont, déclare ne pas s'opposer à la demande de constat et conclut à ce que les dépens soient laissés à la charge du SIVOM.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de justice administrative ;

- la décision du président du tribunal administratif du 1er septembre 2021 portant désignation du juge des référés.

Considérant ce qui suit :

Sur la demande de constat :

1. Aux termes de l'article R. 531-1 du code de justice administrative : " S'il n'est rien demandé de plus que la constatation de faits, le juge des référés peut, sur simple requête qui peut être présentée sans ministère d'avocat et même en l'absence d'une décision administrative préalable, désigner un expert pour constater sans délai les faits qui seraient susceptibles de donner lieu à un litige devant la juridiction. Il peut, à cet effet, désigner une personne figurant sur l'un des tableaux établis en application de l'article R. 221-9. Il peut, le cas échéant, désigner toute autre personne de son choix. / Avis en est donné immédiatement aux défendeurs éventuels. / Par dérogation aux dispositions des articles R. 832-2 et R. 832-3, le délai pour former tierce opposition est de quinze jours. " Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande de constat présentée sur le fondement de ces dispositions, d'apprécier l'utilité de la mesure sollicitée à la date à laquelle il statue.

2. Le SIVOM expose que la société Le Grignot, qui exploitait un fonds de commerce à usage de crêperie-bar situé 20 et 22 quai Sainte-Catherine à Honfleur, déplore des infiltrations depuis l'année 2000 qui rendraient impossible l'exploitation de ce fonds. Cette société avait conclu pour l'exploitation de ce fonds deux baux, l'un consenti par M. B et portant sur les locaux situés 20 quai Sainte-Catherine et 19 rue des Logettes, l'autre consenti par Mme G aux droits de laquelle vient la société Le Conquérant et portant sur les locaux situés 22 quai Sainte-Catherine. La société Le Grignot, qui a fait assigner les bailleurs devant le tribunal judiciaire afin d'obtenir leur condamnation à réaliser les travaux préconisés par le dernier expert judiciaire et à indemniser les préjudices subis, a mis en cause le SIVOM, la commune de Honfleur, la société SAUR et le syndicat des copropriétaires de l'immeuble concerné. La juridiction judiciaire s'est déclarée incompétente au profit du juge administratif à l'égard des demandes formées contre le SIVOM et la société SAUR. Le SIVOM fait valoir qu'un bureau d'études a récemment relevé, contrairement à l'avis émis par l'expert judiciaire, que le branchement public vers le collecteur est non fuyard et que le branchement privé semble fuyard à une distance estimé à 65 centimètres de la boîte de branchement. Toutefois, il ressort du rapport d'expertise judiciaire définitif du 5 octobre 2020 que les infiltrations sont liées à la déficience de l'antenne de raccordement du réseau d'eaux usées du commerce Jeff de Bruges, qui est privative et qui se trouve, pour sa partie défectueuse, sous le domaine public. Selon ce rapport, les désordres concernent uniquement l'antenne de raccordement des eaux usées du commerce Jeff de Bruges, située entre la boîte de branchement et la façade du commerce. Ainsi, et contrairement à ce que soutient le SIVOM, les constatations du bureau d'études ne contredisent pas les conclusions de l'expert judiciaire, qui permettent d'identifier précisément la zone fuyarde à l'origine des infiltrations. Compte tenu de ces éléments, la demande présentée par le SIVOM ne présente pas d'utilité au sens des dispositions précitées de l'article R. 531-1 du code de justice administrative et doit, par suite, être rejetée.

Sur les frais liés à l'instance :

3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par la SCI Le Conquérant sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Par ailleurs, en l'absence de dépenses justifiées, la demande de condamnation aux dépens présentée par la SCI Le Conquérant ne peut qu'être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête du SIVOM est rejetée.

Article 2 : La demande présentée par la SCI Le Conquérant sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et au titre des dépens est rejetée.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée au Syndicat intercommunal à vocation et à la carte de Honfleur et sa région, à la société Le Grignot, à la SCI Le Conquérant, à la société SAUR, à Mme F D, à M. E D, à M. A B, à la commune de Honfleur et au syndicat des copropriétaires de l'immeuble 19 rue des Logettes et 20 quai Sainte-Catherine à Honfleur représenté par M. et Mme D et M. B.

Fait à Caen, le 18 juillet 2023.

Le juge des référés,

signé

F. CHEYLAN

La République mande et ordonne au préfet du Calvados en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

la greffière,

C. Tabourel

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions