LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA14-2400887

Tribunal Administratif de Caen — Décision N° TA14-2400887

mercredi 17 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Caen
SectionTribunal Administratif de Caen
N° DossierTA14-2400887
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation2ème chambre
Avocat requérantSELARL CHRISTOPHE LAUNAY

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Caen annule la décision du 12 février 2024 par laquelle le préfet du Calvados a refusé de délivrer une carte professionnelle de conducteur VTC à M. D.... Le tribunal retient que cette décision est entachée d’un défaut de motivation, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration, car elle ne mentionne ni les textes applicables ni les motifs précis du refus. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai d’un mois et condamne l’État à verser 1 500 euros au requérant au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 5 avril 2024, M. A... D..., représenté par la SELARL Christophe Launay, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 12 février 2024 par laquelle le préfet du Calvados a refusé de lui délivrer une carte professionnelle de conducteur de voiture de transport avec chauffeur (VTC) par examen ;

2°) d’enjoindre au préfet du Calvados de lui délivrer une carte professionnelle de conducteur de VTC par examen ou, subsidiairement, de réexaminer sa demande, dans un délai de quarante-huit heures à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 75 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’État une somme de 2 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. D... soutient que :

- la décision du 12 février 2024 est entachée d’incompétence ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnait les dispositions des articles L. 3120-1 et suivants du code des transports et R. 3120-6 et suivants du code des transports dès lors qu’il remplit les conditions de délivrance de la carte.

La requête a été communiquée au préfet du Calvados, qui n’a pas produit de mémoire.


Vu les autres pièces du dossier.


Vu :
- le code des relations entre le public et l’administration,
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Pillais ;
- les conclusions de M. C... ;
- et les observations de la SELARL Christophe Launay, avocat de M. D....



Considérant ce qui suit :

M. D..., lauréat de l’examen d’aptitude professionnelle de conducteur de VTC, a sollicité le 15 août 2023 la délivrance d’une carte professionnelle de conducteur de voiture de transport avec chauffeur par examen. Par une décision du 12 février 2024, le préfet du Calvados a refusé de faire droit à sa demande. Par la présente requête, M. D... demande l’annulation de cette décision.

Aux termes de l’article L. 211-2 du code des relations entre le public et l’administration : « Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; / (…) ». Aux termes de l’article L. 211-5 du même code : « La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ».

En l’espèce, la décision attaquée se borne à indiquer que « après instruction de votre dossier et compte tenu de certains éléments portés à ma connaissance », une suite favorable ne peut être donnée à la demande, sans même mentionner les dispositions légales et règlementaires qui en constituent le fondement. Dans ces conditions, alors qu’en outre, le 26 février 2024, dans un courriel de réponse à la demande du requérant portant sur les motifs du refus, le préfet du Calvados a indiqué expressément ne pas pouvoir apporter plus de précisions, la décision attaquée, qui ne permet pas à M. D... de connaitre les motifs du refus qui lui a été opposé, est entachée d’un défaut de motivation.

Il résulte de qui précède, et sans qu’il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que M. D... est fondé à demander l’annulation de la décision du 12 février 2024.

L’exécution du présent jugement implique seulement que la demande de M. D... soit réexaminée. Il y a lieu, par suite, d’enjoindre au préfet du Calvados de procéder à ce réexamen dans un délai d’un mois à compter de la notification du présent jugement. Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu d’assortir cette injonction d’une astreinte.

Il y a lieu de mettre à la charge de l’État, le versement d’une somme de 1 500 euros à M. D..., en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



D E C I D E :



Article 1er : La décision du préfet du Calvados du 12 février 2024 est annulée.

Article 2 : Il est enjoint à préfet du Calvados de procéder au réexamen de la demande de M. D... dans le délai d’un mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : L’État versera à M. D... une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A... D... et au préfet du Calvados.

Délibéré après l'audience du 25 novembre 2025, à laquelle siégeaient :

- Mme Rouland-Boyer, présidente,
- Mme Pillais, première conseillère,
- M. Pringault, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 décembre 2025.


La rapporteure,
Signé
M. PILLAIS

La présidente,
Signé
H. ROULAND-BOYER

La greffière,

Signé

M. B...

La République mande et ordonne au préfet du Calvados, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,
La greffière,

M. B...

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions