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AccueilJurisprudence administrativeN° TA14-2401150

Tribunal Administratif de Caen — Décision N° TA14-2401150

jeudi 2 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Caen
SectionTribunal Administratif de Caen
N° DossierTA14-2401150
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantLOISON AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 2 mai 2024, Mme C B, représentée par la SELARL AC2L avocats, demande au tribunal :

1°) de la décharger des rappels de taxe sur la valeur ajoutée auxquels elle a été assujettie au titre de la période du 1er janvier au 31 décembre 2021 ;

2°) de la décharger de l'obligation de payer procédant de la mise en demeure émise le 29 février 2024 en vue du recouvrement des rappels de taxe sur la valeur ajoutée ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Mme B soutient que :

- la mise en demeure émane d'un signataire incompétent ;

- elle n'est pas redevable de rappels de taxe sur la valeur ajoutée, dès lors que, pour la période concernée, elle n'a exercé aucune activité.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".

2. Aux termes de l'article R. 190-1 du livre des procédures fiscales : " Le contribuable qui désire contester tout ou partie d'un impôt qui le concerne doit d'abord adresser une réclamation au service territorial, selon le cas, de l'administration des impôts ou de l'administration des douanes et droits indirects dont dépend le lieu de l'imposition () ". L'article R. 198-10 de ce livre prévoit que " () La direction générale des finances publiques () statue sur les réclamations dans le délai de six mois suivant la date de leur présentation () ". Aux termes de l'article R. 281-1 de ce livre : " Les contestations relatives au recouvrement prévues par l'article L. 281 peuvent être formulées par le redevable lui-même ou la personne tenue solidairement ou conjointement. / Elles font l'objet d'une demande qui doit être adressée, appuyée de toutes les justifications utiles, au chef de service compétent () ". Aux de l'article R. 284-1 de ce livre : " Le chef de service ou l'ordonnateur mentionné au deuxième alinéa de l'article L. 281 se prononce dans un délai de deux mois à partir du dépôt de la demande () ".

3. Tant la requête de Mme B que la réclamation préalable qu'elle a adressée à l'administration fiscale le 27 mars 2024 soulèvent, à la fois, un litige en matière d'établissement de l'imposition et un litige en matière de recouvrement de cette même imposition. Or, à la date de la présente ordonnance, les délais de six et deux mois dont l'administration fiscale dispose pour statuer sur la demande de Mme B présentée le 27 mars 2024 n'a pas expiré. Il suit de là que la requête de Mme B est prématurée et doit, par suite, être rejetée comme manifestement irrecevable en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C B.

Fait à Caen, le 2 mai 2024.

Le président de la 2ème chambre,

Signé

A. Marchand

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

le greffier,

J. Lounis

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