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AccueilJurisprudence administrativeN° TA14-2402452

Tribunal Administratif de Caen — Décision N° TA14-2402452

mercredi 16 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Caen
SectionTribunal Administratif de Caen
N° DossierTA14-2402452
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantSELAS NAUSICA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 16 septembre 2024, Mme C A, représentée par Me le Foyer de Costil, demande au tribunal :

1°) de condamner la chambre de commerce et d'industrie Ouest Normandie à lui verser la somme de 19 890 euros en raison des préjudices qu'elle impute à l'impossibilité de se présenter à l'examen du bachelor " responsable d'un centre de profit tourisme hôtellerie restauration " ou, à défaut, de la condamner à une réparation en nature lui permettant de se présenter à cet examen ;

2°) de mettre à la charge de la chambre de commerce et d'industrie Ouest Normandie une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".

2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée () ". L'article R. 421-5 du même code dispose : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ".

3. Il est constant que la décision par laquelle l'administration a rejeté la première réclamation ayant le même objet que la présente requête est devenue définitive antérieurement à la présentation de la seconde réclamation de Mme A et à l'introduction de l'instance. Par suite, la décision du 30 août 2024 par laquelle l'administration a rejeté cette seconde réclamation revêt un caractère purement confirmatif de la première décision de rejet et n'a pu, dès lors, proroger le délai de recours contentieux, sans que n'exerce d'influence la circonstance, au demeurant non démontrée, selon laquelle les préjudices dont Mme A entend obtenir la réparation présenteraient un caractère évolutif. Par suite, le recours de Mme A, qui est tardif, ne saurait être régularisé et est entaché d'une irrecevabilité manifeste.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme A doit être rejetée, en toutes ses conclusions.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C A.

Fait à Caen, le 16 octobre 2024.

Le président de la 2ème chambre,

Signé

A. Marchand

La République mande et ordonne au ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

le greffier en chef,

D. Dubost

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