vendredi 14 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2403119 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 25 novembre 2024, M. A B et la société Deauville Limousines Services, représentés par Me Bouthors-Neveu, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la lettre du 5 juillet 2024 par laquelle le maire de Trouville-sur-Mer a informé M. B de ce qu'il entendait émettre un titre exécutoire destiné à le rendre redevable d'une somme de 59 356,05 euros au titre d'une indemnité due pour l'occupation d'un parc de stationnement pendant l'été 2021 et la lettre du 23 septembre 2024 par laquelle l'avocat de la commune a informé celui de M. B de ce qu'il estimait que sa cliente est en droit de réclamer une indemnité d'occupation ;
2°) de condamner la commune de Trouville-sur-Mer à 60 500 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter de la date de réception de la demande préalable, en réparation des préjudices subis du fait de l'illégalité entachant l'arrêté du 31 mai 2021 portant autorisation d'occuper le domaine public et de la faute résultant du fait de réclamer des sommes indues.
3°) de mettre à la charge de la commune de Trouville-sur-Mer une somme de 7 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que ;
- les lettres du 5 juillet 2024 et du 23 septembre 2024 sont illégales ;
- ils subissent, du fait de l'illégalité entachant l'arrêté du 31 mai 2021 portant autorisation d'occuper le domaine public et de la faute résultant du fait de réclamer des sommes indues, un préjudice moral et un préjudice financier.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que () des moyens qui () ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. ".
Sur les conclusions à fin d'annulation des lettres du 5 juillet 2024 et du 23 septembre 2024 :
2. Les lettres en litige, qui se bornent, pour la première, à annoncer l'émission ultérieure d'un titre exécutoire et, pour la seconde, à exposer les raisons pour lesquelles la commune de Trouville-sur-Mer s'estime en droit de procéder à l'émission de ce titre, ne constituent pas des décisions susceptibles de recours. Par suite, les conclusions tendant à leur annulation sont irrecevables.
Sur les conclusions indemnitaires :
3. Si les requérants soutiennent qu'ils ont subi des préjudices moral et financier résultant de l'illégalité entachant l'arrêté du 31 mai 2021 portant autorisation d'occuper le domaine public et de la faute résultant du fait de réclamer des sommes indues, leurs affirmations sont dépourvues de toute précision quant à la nature des préjudices allégués et, au demeurant, quant à l'existence d'un lien de causalité entre ces préjudices et les faits fautifs allégués, alors, au surplus, qu'un recours a été exercé contre le titre exécutoire dont l'émission a été annoncé par la lettre précitée du 5 juillet 2024, enregistré sous le n° 2402427. Il s'ensuit que les conclusions indemnitaires de la requête ne peuvent qu'être rejetées.
4. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter la requête, en toutes ses conclusions, par application des dispositions citées au point 1.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B et de la société Deauville Limousine Services est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, premier dénommé pour les requérants.
Fait à Caen, le 14 février 2025.
Le président de la 2ème chambre,
Signé
A. Marchand
La République mande et ordonne au préfet du Calvados en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
D. Dubost
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026